Le château de Cessens-Vieux, ou tour de César, est un ancien château fort du , centre de la seigneurie de Cessens, dont les ruines se dressent sur la commune de Cessens dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation Le château de Cessens-Vieux est situé dans le département français de la Savoie sur la commune de Cessens, sur un mamelon de la montagne de Cessens, en direction du col du Sapenay, à d'altitude, distant de de Cessens-Neuf. Il commandait le passage du col.

Histoire Le château est cité dans une charte, dans laquelle Gauthier d'Aix donne à l'abbaye d'Aulps, une terre située sur le mont sur lequel s'élève le château ; « in monte castri Sexent ». Matthieu de La Corbière l'indique ainsi parmi castra « genevois » mentionnés entre les .. Le château est ainsi cité en 1121 dans une charte, dans laquelle, Gauthier d'Aix donne à l'abbaye d'Aulps, une terre située sur le mont sur lequel s'élève le château ; « in monte castri Sexent ». Il est encore cité le dans un acte signé de Rodolphe de Faucigny, seigneur de Faucigny ; il est alors la possession de cette famille.

De 1213 à 1219, il appartient à Pierre de Cessens, évêque de GenèveSelon Georges Chapier, c'est Pierre de Cessens qui aurait fait édifier le château de l'Ile (« Castrum Insule ») à Genève et celui de Marval à Saint-Jean-de-Gonville, alors que l'on prête ce fait à Aymon de Grandson ; de plus ce dernier aurait commencé son ministère en 1215 d’où une incohérence avec la date de 1219, Georges Chapier, Les châteaux Savoyards, La Découvrance, 2005 ..

Il est par la suite entre les mains des comtes de Genève. Amédée V de Savoie l'enlève, en 1287., à Amédée III de Genève, auquel il est restitué en vertu d'un traité de paix signé à AnnemasseTraité spécial entre les comtes de Savoie et de Genevois, conclu à Annemasse, acte du , publié dans le Régeste genevois, 1866 (REG 0/0/1/1253)...

En 1300, le château est cité dans une reconnaissance que passent Pierre et Mermet de Grésy. En 1316, Guillaume III de Genève l'inféode à Rodolphe de Grésy. Les deux châteaux, Cessens-Vieux et Cessens-Neuf, sont à cette date aux mains des sires de Grésy ; le premier relevant des comtes de Genève, le second faisant l'objet de contestations avec la maison de Savoie. En 1309, Alise de Grésy, mère de Pierre de Grésy, y vît.

Pierre de Genève en fait hommage, le , à Amédée VII de Savoie. Les châteaux sont ensuite donnés en fief aux familles de Clermont, Orlyé et Mouxy.

En 1401, le comté de Genève est acheté par le comte Amédée VIII de Savoie. Cessens et son mandement ne font pas partie des biens acquis par le comte de Savoie. Ils reviennent aux héritiers de la maison de Genève. Mathilde de Savoie hérite en 1409 des droits de sa tante, Blanche de Genève, faisant d'elle la dernière héritière de cette maison. Le comte de Savoie opère pour récupérer les derniers droits de cette famille et propose leur rachat.... Le tuteur de Mathilde, alors mineure et orpheline, son oncle Louis de Savoie-Achaïe, accepte le rachat. Le contrat entre l'héritière et le duc est signé le .

Amédée VIII de Savoie, devenu duc en 1416, en abandonne le ses droits au profit de Gabriel d'Hauteville. En 1432, il est inféodé à Manfred de Saluces, marquis de Saluces.

Le , Jacques de Savoie-Nemours vend les châteaux de Cessens et de Grésy, contre une somme de , à Louis Oddinet, baron de Montfort. Les châteaux sont rachetés par Jacques de Savoie-Nemours, en 1572, pour la même somme. Ils sont de nouveaux vendus, en 1575, cette fois, pour , à Guillaume de Portes, originaire de Grenoble, seigneur de Châtel, président du Parlement du Dauphiné et conseiller du roi de France, qui le répare. Après lui, il passe à son fils Antoine de Portes.

En 1614, lors d'une visite, le château est alors en piètre état. En 1630, on relève, Madame de Gellaz, dame de Cessens, née de Rusinens. En 1672, au décès de Jeanne de Gellaz, baronne de Bagnols, sa sœur, Madame de La Motte, hérite du château. Cette dernière échange sa terre de Cessens, le , avec le château et les terres de Saint-Hilaire, possession de Claude Carron, avocat au Sénat de Savoie puis conseiller d'État et contrôleur général des finances. Ce dernier sera élevé au titre de baron, en 1679, puis en 1682, au titre de comte de Grésy. Le château passe à ses descendants, Enard Carron, François Vincent Carron, et Claude Marie Carron, officier sarde. Ce dernier émigre en 1792 au moment de l'entrée des troupes révolutionnaires du général Montesquiou en Savoie ; le château est alors déclaré bien national et il est vendu à la famille Polingui. Plus tard, il échoit à la famille de Mouxy.

Description Une enceinte, dont il ne reste pratiquement plus de traces, dont l’accès se faisait à l'est, enserre une tour-résidence carrée que flanque une tour circulaire.

La tour maitresse quadrangulaire romane, de de côté, a des murs épais de . De par sa petite taille, elle s'apparenterait aux Bergfrieden abondamment répandus en terre d'Empire et en France méridionale. Construite en petit appareil, on lui a accolé, à l'est, une tour circulaire de de diamètre, aux murs épais de en bel appareil, qui semble dater du ., probablement dressée après le siège et l'occupation d' de Cessens-Neuf. Frappée par la foudre en 1862, elle est en grande partie effondrée.

Châtellenie de Cessens et Grésy Le château de Cessens-le-Vieux est le siège de la châtellenie, dit aussi mandement (mandamentum), de Cessens et Grésy (Sessens et Greysi).., récupérant ainsi l'ancienne châtellenie voisine. Il s’agit plus particulièrement d’une châtellenie comtale, relevant directement du comte de Genève. Dans le comté de Genève, le châtelain comtal est nommé par le comte et possède de nombreux pouvoirs.. Avec l’intégration au comté de Savoie, à partir de 1401, celui-ci devient un ... Il est chargé de la gestion de la châtellenie ou mandement, il perçoit les revenus fiscaux du domaine, et il s'occupe de l'entretien du château..

Administration savoyarde 1375-1381 : Rolet de La Rochette 1437-1466 : Nicod de Beaufort 1474-1476 : François de La Balme, vice-châtelain de Cessens

Administration de l'apanage de Genevois (1502-1659).

1515-1522 : Noble Georges Girard ; avant 1531 : Noble Pierre Roland ; 1524-1530 : Noble Louis André ; 1531-1532 : Noble Aymon Balli, qui subroge la charge à S Pierre Chasey de 1531 à 1534 ; 1533-1534 : Noble Claude Bourguignon ; 1535-1537 : Noble Bartholomé Joris ; 1539-1541 : Noble Aymé de L'Alée ou Lalée ; 1541-1544 : Noble Bartholomé Joris ; 1544 : Noble André Alliod ; 1544-1547 : Noble Philippe Megex ; 1546 : Noble Pierre Mermier ; 1547-1550 : Noble André Alliod ; 1550-1553 Noble Humbert de Bongain, qui subroge la charge à maître Jean Berlioz ; 1553-1556 Noble François Croyson, qui subroge la charge à maître Benoît Larderat ; 1555-1559 : Maître Humbert Roland ; 1559-1565 : Maître Claude Chappuis ; 1562 : Maître Barthélémy Ribitel ;

1572-1577 : Honorable Jacques Picq dit Cramoisy ; 1577-1580 : Maîtres Claude Bally, maître Michel Berthet et Barthélémy Ribitel ;

Mandement aliéné à la famille des Portes (1575-1659) Châtelains connus : avant 1621 : Maître Barthélémy Bally ; 1616-1622 : Maître Antoine II Ribitel ; 1628-1634 : Maître Antoine II Ribitel ;

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . .

Articles connexes Liste des évêques de Genève Liste des comtes de Genève Architecture militaire au Moyen Âge Liste des châteaux de la Savoie

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Liens externes

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