Ecublens est une ville et une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de l'Ouest lausannois.

Elle accueille en particulier les campus de l'École polytechnique fédérale de Lausanne et de l'Université de Lausanne.

Géographie Situation vignette|Photo aérienne (1960). Le territoire d’Écublens s'étend sur . Lors du relevé de , les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient de sa superficie, les surfaces agricoles , les surfaces boisées et les surfaces improductives .

Le territoire communal est relativement plat, excepté les quartiers de Bassenges, du Motty et de l’Ormet situés sur une ancienne moraine glaciaire du glacier du Rhône. Quelques vignes orientées à l’est donnent un côté agricole et champêtre à la commune, d’où le slogan « Ville et Campagne ». À l’Ouest, à Renges, se trouvent quelques cultures maraîchères et fruitières. L'Ouest lausannois traîne une image négative dans l'inconscient général. Le développement chaotique de cette région a entraîné un moratoire sur les constructions importantes au début des années 2000. Depuis, la concertation entre les communes du district s'est largement développée, et une vision commune tente de rattraper les erreurs d'urbanisme grâce au Schéma directeur de l'Ouest Lausannois (SDOL). En effet, la région est morcelée par les nombreux axes de circulation lourds (autoroutes, lignes ferroviaires), ce qui représente un obstacle important au niveau des déplacements de part et d'autre de ces axes.

Hydrographie Ecublens est traversée par la Venoge qui marque la frontière avec Denges et Échandens, mais aussi par la Sorge et la Chamberonne.

Climat Du fait de sa position dans le bassin lémanique, la ville bénéficie de l'effet régulateur du lac Léman. Des poches de brouillard se forment en automne aux abords des cours d'eau et dans la plaine. Les observations climatiques de la Région lémanique s'appliquent à la commune.

Quartiers

Le territoire d'Ecublens comprend différents hameaux (Le Pontet, Le Motty, Le Villars, Bassenges, Epenex, Renges et la Maison Blanche).

Le Motty Il s'agit d'un des hameaux historiques de la commune. L'hôtel de ville du Motty abrite les bureaux de l'administration communale.

Bassenges

Situé en contrebas du Motty, les vieux murs rappellent les anciens vignobles. On y perçoit une ambiance villageoise. Le chemin de la Cocarde descend à flanc de colline en direction du Villars. On y trouve la bâtisse vigneronne où résida Lénine lors de son passage dans la commune. L'avenue du Tir-Fédéral longe le hameau.

Renges Renges est un hameau agricole qui a su garder son caractère authentique malgré l'urbanisation chaotique de l'Ouest lausannois. Véritable curiosité au sein de la commune, le hameau est souvent méconnu. Originellement bâti en 1701, le four banal a été rénové à diverses reprises. Toutes sortes de pains ainsi que de viandes et de fruits à sécher y étaient enfournés. Le four atteignait une température maximale de .

Il est encore aujourd'hui utilisé par les habitants de Renges.

Le Villars La rue du Villars est l'une des rues principales de la commune. Il s'agit essentiellement d'une route de transit, les commerces n'y étant pas nombreux. Le hameau se situe au sommet de part et d'autre de la route. Il passe presque inaperçu, noyé par la circulation ou les bâtiments plus élevés.

Ormet Quartier résidentiel en bordure de la route H1, Lausanne-Genève. L'habitat individuel est prédominant. Le jardin public de Mon Repos se situe à l'est de l'Ormet. L'Esplanade Bonaparte offre un intéressant point de vue sur la plaine et l'EPFL, le lac et les Alpes.

Montaney Dernier né des quartiers résidentiels, situé à l'entrée de Vallaire, il se compose de villas jumelles, de villas familiales et de quelques locatifs reprenant le style architectural des villas avoisinantes. Le cadre y est encore champêtre.

Le Croset Il s'agit du quartier le plus peuplé de la commune. Il compte des grands ensembles d'habitation (Veilloud, Stand, Croset), un centre commercial, une zone industrielle, des écoles et des terrains de football. Les autorités communales ont décidé de redéfinir ce quartier comme le nouveau centre de la ville. Les centres commerciaux étaient jusqu'ici les principaux lieux de rencontre. L'inauguration d'un centre socio-culturel qui abrite une garderie, une halte-garderie, une bibliothèque, une ludothèque, un CMS et des appartements protégés, parachève cette ambition. Les bâtiments s'articulent autour d'une place centrale, nommée à cette occasion Place François Silvant, illustre habitant de la commune.

Suchet-Forêt Quartier populaire, situé entre Épenex et l'autoroute. L'habitat y est prédominant. Dans le cadre du plan « Stratégie et développement de l'Ouest lausannois » (SDOL), il est prévu d'y créer une liaison cycliste souterraine avec Crissier et la zone d'activité de l'Arc-en-ciel.

Epenex Le quartier d'Epenex se situe à l'ouest de la gare de Renens et à la frontière avec les communes de Renens et Chavannes-près-Renens. Celui-ci a un caractère industriel marqué. La télévision musicale privée TVM3 est située le long de l'avenue d'Epenex. Le métro m1 des TL relie directement le quartier au Flon. L'enchevêtrement des frontières communales a créé un quartier hétérogène mais vivant. Ce carrefour, au sud de la gare de Renens, est un des points névralgiques de l'Ouest lausannois.

Triaudes Le quartier se compose en grande majorité de logements pour étudiants. Il se trouve à proximité immédiate du centre de congrès de l'EPFL inauguré en avril 2014. L'arrêt du métro M1 « Bassenges » permet aux étudiants de se rendre rapidement sur les différents sites de l'EPFL ou de l'UNIL. De nouveaux logements étudiants ont également vu le jour à côté du centre de congrès, reliant aisément les Triaudes aux écoles supérieures, ainsi qu'aux différents commerces ouverts à proximité immédiate des quais du métro.

Vallaire Le quartier se compose en majorité de zones industrielles ou artisanales. Situé à l'ouest de Renges, il marque la frontière avec la commune de Saint-Sulpice.

Dorigny vignette|Ancienne école, aujourd'hui maison de commune.

Quartier situé au bord du lac, où l'on a retrouvé des traces de pilotis, vestiges d'habitations sur palafittes.

En 1706, un membre de la famille de Loys, Jean-Rodolphe de Loys, établit une papeterie, puis, en 1731, une forge et une blanchisserie. Vers 1774, Étienne-François-Louis de Loys construit pour son frère Jean-Louis le château de Vidy. En 1910, Marguerite de Loys (1860-1938) quitte le domaine. La maison est alors louée à des voyageurs fortunés, notamment à l'Aga Khan, qui viennent y passer leurs vacances.

En 1970, le quartier de Dorigny, racheté par le Grand Conseil en 1963, se voit accueillir le premier bâtiment de l'UNIL, le Collège propédeutique (actuellement Amphipôle). Au fil des années, une dizaine de nouveaux bâtiments ont vu le jour, dont un bâtiment central avec la bibliothèque cantonale. Le nombre d'étudiants a également augmenté, passant de à étudiants, soit une augmentation de 650 % depuis le déménagement de l'Université à Dorigny..

Autres quartiers Université de Lausanne, EPFL Larges pièces, zone industrielle (Centrale Migros Vaud, JOWA, MiCarna, Thévennaz LeDuc...).

Transports Métro vignette|Tracé du M1. La ligne M1 du métro de Lausanne aussi appelée « TSOL » est la principale ligne de transport en commun de la commune. La cadence maximale est d'un passage toutes les 5 minutes aux heures de pointe. La ligne étant à voie unique, les croisements ne sont possibles qu'aux stations. En 1910, il y avait déjà un projet de tramway reliant Renens, Écublens et St-Sulpice qui ne s'est jamais réalisé. Dans les années 1960, le projet de chemin de fer refait surface, les autobus ne suffisant plus pour tous les étudiants de l'université qui était en train de déménager du côté de Dorigny. Finalement, il aura fallu attendre 81 années avant d'accueillir le premier TSOL reliant Renens et Lausanne en passant par Écublens.

Essor des transports Dès la fin du , à Écublens, un important essor des voies de communications et des transports a pu être remarqué. Ce phénomène résulte de la proximité du chef-lieu cantonal. Des progrès notables ont été enregistrés dans le domaine de la circulation des personnes et des marchandises.

Bus

La commune est desservie par les lignes de bus de deux compagnies, les transports publics de la région lausannoise (TL) et les transports de la région Morges-Bière-Cossonay (MBC).

Les lignes TL desservant la commune sont les lignes 31, 32 et 33. Les lignes MBC desservant la commune sont les lignes 701 (Échichens - Morges - Préverenges - Rolex Learning Center - Bourdonnette) et 705 (Lonay - Denges - Échandens - EPFL).

Train La gare de Renens est située en bordure du territoire communal. Le quartier d'Épenex jouxte la voie 1. La gare, qui est aussi le terminus de la ligne M1 (station Renens-Gare), est desservie par le Réseau express régional vaudois à travers les liaisons suivantes :

R1 : Lausanne - Grandson R2 : Lausanne - Grandson R3 : Vallorbe - Saint Maurice R4 : Brassus - Aigle R5 : Allaman - Palézieux R6 : Allaman - Palézieux

Elle est également fréquentée par le RegioExpress sur les lignes suivantes : RE33 : Annemasse - Saint-Maurice

Enfin, l'InterRegio permet de desservir : IR : Lausanne - Neuchâtel

Route L'autoroute A1 traverse le territoire communal. Construit en 1964, l'échangeur autoroutier d'Écublens est l'un des plus fréquentés de Suisse. Le trafic est rarement fluide en raison de sa densité et des obstacles tels que des bordures ainsi que des poids lourds. L'échangeur est conçu en triangle et entouré d'un bois. Les sorties de Lausanne-EPFL et de Crissier permettent de rejoindre la commune. Une nouvelle jonction autoroutière est prévue à moyen terme afin de décharger l'autoroute et permettre une meilleure diffusion du trafic. Route principale 1. « La route du lac » marque la frontière sud de la commune et relie la ville à Lausanne. L'avenue du Tir-Fédéral traverse la commune du nord au sud depuis la place de la Gare de Renens, en marquant la frontière avec Chavannes-près-Renens. Cette dernière est prolongée par la route du Pont Bleu, le Pont de l'Avenir et le Tunnel du Marcolet en direction de Crissier. Il s'agit de l'un des seuls points de franchissement du faisceau de voies CFF dans l'Ouest lausannois.

Projet d'aéroport En 1946, Dorigny devait être transformé en aéroport avec une piste débutant sur le site actuel de l'EPFL et terminant sur celui de la Banane. Cet aéroport aurait complété celui de la Blécherette, situé à une trop grande altitude, et d'une piste au sol inégal. Le projet a été abandonné en 1960, la raison principale étant le bruit. De nos jours, l'Université et l'EPFL se trouvent à la place de celui-ci.

Toponymie La plus ancienne mention remonte à 958-959 (in villa Escublens). Tiré d'un nom de personne germanique (prob. Scubilo) complété d'un suffixe toponymique lui aussi germanique –ingos. On trouve aussi la forme Scubilingis puis Scublens en 1147, Excublens (1177), Escublens en 1228, et EcublensDictionnaire toponymique des communes suisses (dir.: Andres Kristol), Neuchâtel, Frauenfeld, Lausanne 2005, p.312..

Histoire L'Âge du fer Cette période est dite aussi de Hallstatt (1300-400 av. J.-C.). Elle est représentée par des trouvailles archéologiques aujourd'hui exposées au Musée cantonal d'archéologie et d'histoire de Lausanne. La fouille de près de a permis d'établir une chronologie précise de cette époque.

Famille noble d'Écublens La famille noble vaudoise remonte aux chevaliers Pierre Raymond et Uldry cités en 1142. Elle fournit aux et des conseillers à l’évêque de LausanneDictionnaire historique et biographique de la Suisse II, Neuchâtel 1924, p. 742.. Guillaume d'Écublens, fils de Pierre d'Écublens a été chanoine en 1199 puis trésorier en 1213 avant d'être élu évêque le 16 août 1221.

Charles le Téméraire