Saint-Germain-de-Montbron (Sent German de Montberol en occitan) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont les Saint-Germanois et les Saint-Germanoises..
Géographie Localisation et accès La commune de Saint-Germain-de-Montbron est une commune située à à l'est d'Angoulême, située dans la vallée du Bandiat entre Chazelles et Marthon.
Le bourg de Saint-Germain est aussi à à l'ouest de Marthon, au sud-ouest de Montbron, le chef-lieu de son canton (d'où le nom de la commune), au sud de La Rochefoucauld et au nord-ouest de NontronDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.
La route principale de la commune est la route d'Angoulême à Nontron (D 4), qui passe sur la rive gauche du Bandiat et traverse la commune d'est en ouest. Le bourg, située sur la rive droite, est sur la route de Marthon à Chazelles et La Rochefoucauld (D 33), qui lui est parallèle.
La commune est aussi traversée par des routes départementales de moindre importance. À l'ouest, la D 109 va au nord vers Vilhonneur et Saint-Sornin, au sud vers Grassac, et la D 108 qui traverse le bourg et la vallée, et va du sud-ouest au nord-est de Sers et Vouzan à Vouthon et MontbronCarte IGN sous Géoportail.
La commune était traversée autrefois par la voie ferrée d'Angoulême à Nontron et Thiviers. Celle-ci longeait le Bandiat et la D 4. Abandonnée dans les années 1950, puis vers 1980 (seul restait le dernier tronçon qui reliait Marthon et sa scierie), elle est aujourd'hui (depuis 2008) aménagée en piste cyclable.
Hameaux et lieux-dits La commune comporte de nombreux hameaux importants, surtout localisés près du Bandiat, comme Pont-Sec, Rochepine, Birac, la Brousse, mais aussi d'autres situés dans les bois au nord comme Tourtazeau, Mas de Baud, et les Chaillats.
Communes limitrophes
Géologie et relief Sur la quasi-totalité de la commune, le terrain est calcaire et date du Jurassique moyen (Bajocien à Callovien). Les flancs de la vallée du Bandiat sont recouverts par endroits par des colluvions, sables argileux, tandis que le fond est occupé par des alluvions (sable et galets) datant du quaternaire (Pléistocène).Carte du BRGM sous Géoportail ..
Le Bandiat entre dans le karst de la Rochefoucauld, dans lequel il s'infiltre peu à peu le long de son trajet par des pertes ou des gouffres. Sur la commune le Bandiat est encore rarement à sec en été, et on n'observe pas de perte sur la commune.
La vallée fait environ 500 m de large, et elle est à 100 m d'altitude. Elle n'est pas très encaissée et les plateaux alentour ne sont qu'à environ 130 m d'altitude. Le territoire de la commune est assez boisé en dehors de la vallée, et la végétation de sol karstique se compose principalement de chênes.
Le bourg, pentu, est situé sur le versant nord de la vallée, et s'étage entre 105 et d'altitude. Le point culminant de la commune () est situé au nord-est sur la route de Vouthon (D 108), à l'est du lieu-dit le Poteau, en limite avec Marthon.
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Germain-de-Montbron. La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par le Bandiat, Canal du Vieux Bandiat, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..
Le Bandiat fait tourner deux moulins sur la commune, Pont-Sec et celui de la Chaume. Le moulin de la Chaume est un moulin qui produit de l'huile à partir des noix de la région. En effet, le terrain calcaire est propice à la culture des noyers, qui est traditionnelle de part et d'autre du Bandiat jusqu'à Bunzac.
Toutefois, il n'y a aucun cours d'eau sur la commune à part le Bandiat, malgré de nombreuses petites vallées affluentes.
Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Champniers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain-de-Montbron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Angoulême, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,1 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (57,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,9 %), zones agricoles hétérogènes (33,7 %), terres arables (15,7 %), prairies (10,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Germain-de-Montbron est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Germain-de-Montbron. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines), chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 44,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 58 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Le nom de la commune est attesté sous la forme ancienne Sanctus Germanus de Bandeaco (Saint-Germain-du-Bandiat, non datée, Moyen Âge).
Saint Germain était évêque gaulois d'Auxerre, mort en 448Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928.
La paroisse était également parfois connue au sous le nom de Saint-Germain de Marthon...
La commune a été créée Saint-Germain en 1793.
En 1956, elle est devenue Saint-Germain-de-Montbron, en même temps que Saint-Germain dans le canton de Confolens-Sud s'est appelée Saint-Germain-de-Confolens pour éviter la confusion.
Dialecte La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin. Elle se nomme Sent German de Montberol en occitan ..
Histoire Au village de Rochepine s'élevait un petit logis qui était le siège d'un fief peu important, qui a appartenu à la fin du à la famille Béchade, puis à plusieurs propriétaires. À la Révolution, les dames Lhuillier, filles de François Lhuillier, écuyer et seigneur de ce fief, n'ayant pas émigré, purent conserver leurs propriétés.
En 1849, le curé du lieu fut condamné aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre de sa servante. Il mourut quelques années plus tard à Cayenne. Ce fait divers est décrit en détail dans un livre de Marie-Bernadette Dupuy intitulé : "Les amants du presbytère" et le procès dans un épisode des Procès témoins de leur temps diffusé en 1979 sur Antenne 2.
Pendant la première moitié du , la commune était desservie par ligne d'Angoulême à Nontron et Thiviers qui longeait la vallée du Bandiat.
Au début du , l'industrie était représentée par l'important moulin de Pont-Sec sur le Bandiat, ainsi qu'une carrière de pierre de taille.