Saint-Mary est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Mariussois et les Mariussoises..

Géographie Localisation et accès Saint-Mary est une commune du nord-est de la Charente située dans la vallée de la Bonnieure, à à l'ouest de Chasseneuil, dans le canton de Saint-Claud et au nord-est d'Angoulême.

Le bourg est aussi à au sud-ouest de Saint-Claud, au nord de La Rochefoucauld et à l'est de MansleDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.

La route principale de la commune est la D 27, route de Chasseneuil à Mansle qui longe la rive droite de la Bonnieure et passe à Artenac. Les autres routes perpendiculaires sont la .36 qui passe au village et va aux Pins au sud et à Cellefrouin au nord, et la D 175 qui va de Saint-Claud et Chavagnac au Pont-d'Agris. Ces deux routes traversent le Bois de Bel-Air. Il y a aussi la D 91 et la D 187 qui passent à Artenac.

Une grande partie nord-est de la commune est occupée par le Bois de Bel-Air, forêt à cheval sur trois communesCarte IGN sous Géoportail.

Hameaux et lieux-dits Le bourg de Saint-Mary est situé à l'est de la commune, et le village d'Artenac, légèrement plus important en taille, est situé à l'ouest.

Communes limitrophes

Géologie et relief Le terrain est calcaire jurassique (Callovien, et Oxfordien à l'ouest), dont on peut voir une belle coupe à la falaise d'Artenac bordant la Bonnieure. Mais il est recouvert de dépôts tertiaires, altérite et argile à silex, en provenance du Massif central tout proche ( à l'est).Carte du BRGM sous Géoportail . ..

Le Bois de Bel-Air occupe ce terrain et le point culminant de la commune () se trouve au milieu de la forêt au nord, en limite avec les communes de La Tâche et Cellefrouin, aux Logis de Bel-Air (ancienne éolienne qui est un point géodésique). Le point le plus bas est à , situé sur la Bonnieure sur la limite ouest de la commune (chez Tabard). Le bourg s'étage entre et d'altitude.

Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Saint-Mary. La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Bonnieure et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

La commune de Saint-Mary est située sur la rive droite de la Bonnieure qui passe au sud.

Le bourg est situé dans un profond vallon que parcourt le ruisseau de Marillac, affluent de la Bonnieure, et qui sépare en amont le Bois de Bel-Air de la Forêt de Chasseneuil.

La nature karstique du terrain fait qu'il n'y a pas d'autre ruisseau sur la commune.

Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montembœuf à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Mary est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,9 %), terres arables (28,5 %), zones agricoles hétérogènes (20,6 %), prairies (9,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Mary est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité modérée).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Mary. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 93,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 87 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Toponymie Le nom est attesté par la forme ancienne Sanctus Marius en 1376.

Selon certains, Marius était un abbé du , du monastère de Beuvoux (Bobacum), dans le diocèse de Sisteron, mort vers 555Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928.

Selon d'autres, Marius était un ermite du que la tradition donne pour le premier évangélisateur ou "apôtre" de la Haute Auvergne, avec son compagnon MametJean Rieuf, Massiac et son canton, éditions Gerbert (Aurillac), 1971.

Les seules autres communes en France dont le nom dérive de Marius sont Saint-Mary-le-Plain (Cantal) et Saint-May (Drôme).

Limite dialectale La commune est comprise dans le domaine de la langue d'oc, aux confins des dialectes limousin et marchois, proche aussi du domaine du poitevin, langue d'oïl, plus à l'ouest. Le Bois de Bel-Air joue en effet un rôle de frontière naturelle entre le Limousin (à l'est) et le Marchois (à l'ouest).

Elle se nomme Sent Marí en occitan ..

Histoire Préhistoire vignette|Grotte et falaise d'Artenac.|alt= Saint-Mary conserve des traces d'occupation humaine remontant au Paléolithique. Le site de la grotte d'Artenac, fouillé au début des années 1960, a livré des vestiges très anciens (deux fragments de crânes d'époque néandertalienne, datés de plus de ), les plus anciens de toute la région du Centre-Ouest.

Cette grotte contient aussi des vestiges importants du Néolithique final (vers 3000/2500 av. J.-C.) qui ont permis aux archéologues de définir une culture particulière, la culture d'Artenac ou Arténacien, qui a ensuite été identifiée en Dordogne, dans le Lot et dans le Limousin.

Époque gallo-romaine La commune est bordée à l'ouest et au nord par deux voies romaines. À l'ouest l'ancienne voie Angoulême-Bourges par Confolens et Argenton passait par chez Tabard et la Tâche. Au nord, l'ancienne voie de Chassenon à la Terne par Chasseneuil passait dans le Bois de Bel-Air à la limite de canton.

La paroisse elle-même se constitua à une époque inconnue. Une installation humaine liée à un défrichement du est possible mais l'aspect de la petite agglomération dominée par le château fait aussi penser à un bourg castral.

Du Moyen Âge aux Temps modernes La paroisse de Saint-Mary avait une certaine importance au Moyen Âge, ne serait-ce que par la position stratégique de son château (cité comme forteresse – fortalicium – en 1274 mais probablement plus ancien) qui surveille et défend la voie de passage par la vallée de la Bonnieure. On trouvait sur son territoire, outre l'église paroissiale aujourd'hui disparue, un prieuré qui dépendait de l'abbaye de Nanteuil (devenu église paroissiale après les guerres de religion), au moins cinq moulins, une léproserie, etc. La paroisse avait sa foire, mentionnée en 1322.

Artenac serait une localité ancienne, autant que Civrac devenue Saint-Claud. Il s'y tenait des foires importantes, aujourd'hui disparues.

Citée au comme une châtellenie, Saint-Mary en avait toutes les caractéristiques dès le , formant une terre féodale cohérente dont le seigneur avait tous droits de haute, moyenne et basse justice, « honneurs », droit d'octroi, ban et corvées, dîmes inféodées, etc. La seigneurie avait ses officiers de justice, nommés par le seigneur (juge sénéchal, procureur, greffier, sergents), son notaire, un garde du scel (pour sceller les contrats), ainsi que sa mesure particulière, la , qui avait cours également à Montembœuf. La cour de justice de Saint-Mary est citée vers 1325Cartulaire de Saint-Mary, acte 48. Plusieurs fiefs nobles existaient dans la paroisse, tenus par autant de vassaux du seigneur : Artenac, la Maison Noble, la Soudière, Montebride, la Faucherie.