Amelia Rosselli, née le à Paris, morte le à Rome, est une poétesse italienne Biographie Fille de Carlo Rosselli et de Marion Cave (d'origine anglaise), Amelia Rosselli naît en 1930 à Paris durant l'exil de son père, militant italien antifasciste cofondateur du mouvement Giustizia e Libertà.
Pendant la guerre, la famille est ballotée de France en Suisse, de Suisse en Angleterre, puis aux États-Unis, où Amelia Rosselli se familiarise avec les grands noms de la littérature anglo-saxonne, James Joyce, Ezra Pound, Sylvia Plath. Mais plus que la littérature, c'est d'abord la musique qui la passionneToutes les références sont tirées de la chronologie publiée dans les œuvres poétiques complètes de la poétesse parues chez Mondadori en septembre 2012, sous la direction de Stefano Giovannuzzi..
Après guerre, à la mort de sa mère, elle se rend pour la première fois en Italie. Mais ce n'est que dans les années 1950 qu'elle décide de s'installer définitivement à Rome, vivant de traductions et d'articles sur la musique tout en se consacrant à la poésie. Parlant et écrivant en trois langues (français, anglais, italien), elle hésite longtemps entre ces langues. L'anglais lui semble correspondre au « religieux », le français à « la rébellion contre les dieux », et l'italien au « concret rythmé ». Elle écrit finalement en italien, et plus ponctuellement en anglais (voir son recueil Sleep).
Cousine d'Alberto Moravia, fille d'un personnage illustre, elle s'insère rapidement dans la vie culturelle de la capitale italienne, et devient une proche du Gruppo 63. Elle ne fait toutefois jamais partie officiellement de ce groupe. En 1962, elle rencontre Pier Paolo Pasolini qui rédige une préface à ses poèmes, ce qui lui permet de publier Variazioni belliche chez Garzanti en 1964 (Variations de guerre chez Ypsilon en 2014). Suivent Serie Ospedaliera, Documento, Appunti Sparsi e Persi, etc.. qui finissent de l'inscrire dans une modernité poétique, associée à la « Génération des années trente ».
L'assassinat de son père en 1937 puis la maladie de Parkinson marquent durablement Amelia Rosselli qui souffre toute sa vie de troubles psychiques. Elle se suicide, se jetant par la fenêtre de son appartement de la via del Corallo, à Rome, le . Elle est enterrée au cimetière du Testaccio. La date de son suicide rappelle l'acte similaire de Sylvia Plath, une auteure que Rosselli a traduite et aimé lire, lui consacrant plusieurs pages critiques.
Publications Poésie Variazioni belliche, Milan, Garzanti, 1964 Serie ospedaliera, Milan, Il Saggiatore, 1969 Documento (1966-1973), Milan, Garzanti, 1976 Primi scritti (1952-1963), Milan, Guanda, 1980 Impromptu, Genova, San Marco dei Giustiniani, 1981 Appunti sparsi e persi, 1966-1977. Poesie, Reggio Emilia, Aelia Laelia, 1983 La libellula, Milan, SE, 1985 Antologia poetica, Milan, Garzanti, 1987 Sonno-Sleep (1953-1966), Rome, Rossi & Spera, 1989 Sleep. Poesie in inglese, Milan, Garzanti, 1992 Variazioni belliche, Fondazione Marino Piazzolla, 1995, préface Pier Paolo Pasolini Le poesie, Milan, Garzanti, 1997 L'opera poetica, éd. Stefano Giovannuzzi, Milan, Mondadori, 2012 (« I Meridiani »)
Sonno-Sleep Ce recueil de poésie est directement inspiré de l'attrait d'Amelia Rosselli pour les sonorités : celles musicales de la poésie, celles de l'environnement immédiat. La poétesse se joue de la confrontation ou de la symbiose de la musicalité du texte et de ce que peut capter l'oreille humaine. Ville, campagne, corps, atmosphère, etc. ; ses inspirations sont multiples. Ce qui est couché sur le papier doit pouvoir resurgir à la lecture. Plus qu'un écho, c'est une source sonore qui jaillit à la lectureAmelia Rosselli Poeti italiani del Novecento, Pier Vincenzo Mengaldo 1978 livre en italien études de textes sortis séparément avant leurs publications en recueils..
Prose Prime prose italiane, 1954 Diario ottuso. 1954-1968, Rome, IBN, 1990
Essais Una scrittura plurale. Saggi e interventi critici, Novara, Interlinea, 2004 Neoavanguardia e dintorni, avec Edoardo Sanguineti et Elio Pagliarani, Palerme, Palumbo, 2004 [VHS]
Autres Lettere a Pasolini. 1962-1969, Gênes, S. Marco dei Giustiniani, 2008 È vostra la vita che ho perso. Conversazioni e interviste 1964-1995, Florence, Le Lettere, 2010
Publications en français Document, traduction de Rodolphe Gauthier, Éditions La Barque, 2015 La Libellule, traduction de Marie Fabre, Ypsilon, 2014 Variations de guerre, Ypsilon, 2012, traduction de Marie Fabre Impromptu, bilingue (trad. fr. et postface de Jean-Charles Vegliante), Paris, Tour de Babel, 1987 , à présent dans éd. trilingue, Toronto, Guernica, 2014 La libellule (suite), tr. J.-Ch. Vegliante
Liens externes
Autres : http://www.recoursaupoeme.fr/poètes/amelia-rosselli Locomotrix: Selected Poetry and Prose of Amelia Rosselli, par Jennifer Scappettone, éd. University Of Chicago Press, 2012.
Notes et références
Catégorie:Écrivaine italienne du XXe siècle Catégorie:Poétesse italienne du XXe siècle Catégorie:Essayiste italienne du XXe siècle Catégorie:Cas de maladie de Parkinson Catégorie:Naissance en mars 1930 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à Rome Catégorie:Décès en février 1996 Catégorie:Suicide par précipitation en Italie Catégorie:Écrivain suicidé Catégorie:Décès à 65 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière anglais de Rome