Léon Jacques Stanislas de Jouvenel, baron de Jouvenel ( - ) est un homme politique et avocat français.
Biographie Vie privée Il est le fils de Bertrand de Jouvenel, baron de Jouvenel (1786-1874) et de Marie-Thérèse Rondet d'Affieux (1788-1874). Légitimiste, il est député de la Corrèze de 1846 à 1848, de 1852 à 1863 et de 1871 à 1876.
Il est partisan, avec Ferdinand de Douhet, de l'instauration du vote familial, il est l'auteur d'un essai, publié sous le pseudonyme de Comte Jeneséki, dans lequel il s'oppose au droit de vote des femmes.
Il porte le titre de baron créé par ordonnance du Entrée , dans , , il est aussi connu comme le baron de Jouvenel.
Vie publique Monarchie de Juillet Propriétaire terrien, Jouvenel est élu député du collège de la Corrèze (Brive), le , par 169 voix (327 votants, 355 inscrits), contre 153 à Jean-Charles Rivet, député sortant. Il siège à droite et est rendu momentanément à la vie privée par la Révolution de 1848.
Second Empire Rallié au coup d’État du 2 décembre 1851, Jouvenel est désigné candidat officiel au Corps législatif, dans la de la Corrèze, le , et est élu avec 18 518 voix (24 083 votants, 40 803 inscrits).
Mais, en , Napoléon III fait présenter au Corps un projet de dotation de 50 000 francs de rente perpétuelle en faveur du général Charles Cousin-Montauban, le vainqueur de la bataille de Palikao. Le Corps législatif montre, pour la première fois, une certaine résistance et c'est Jouvenel, nommé rapporteur de la commission chargée d'examiner le projet, qui doit exprimer au gouvernement le regret de ses pairs et conclure au rejet du projet de loi. Celui-ci est immédiatement retiré, mais il n'en faut pas davantage pour que Jouvenel se voit retire le patronage officiel. Il en profite () pour réclamer plus de liberté dans les élections.
Troisième République Lors des élections générales du à l'Assemblée nationale, il est élu représentant de la Corrèze, le cinquième sur six, par 27 967 voix (54 642 votants sur 83 707 inscrits). Redevenu légitimiste, il siège à droite. Il vote notamment pour la ratification du traité préliminaire de paix (), pour la demande de prières publiques (), pour l'abrogation des lois d'exil du et du (), pour le pouvoir constituant, contre la dissolution de l'Assemblée, pour la démission d'Adolphe Thiers au , pour le septennat, pour la loi des maires, contre l'amendement Wallon () et l'amendement Duprat () et contre les trois lois constitutionnelles (). Il se fait remarquer en déposant, le , une proposition de loi tendant à instaurer le vote familial.
Il se représente sans succès aux élections générales du à la Chambre des députés : candidat dans la de Brive, il n'obtient que 3 451 voix contre 8 138 à Auguste Le Cherbonnier.
Il fait une nouvelle tentative aux élections générales au scrutin de liste du ; mais il ne réunit, sur la liste conservatrice de la Corrèze, que 13 844 voix sur 58 252 votants.
Famille
Il épouse, le à Paris, Marie Mathilde Pétronille Gourlez de La Motte (1819-1895), fille d'Auguste Gourlez de La Motte, baron de La Motte et de Pétronille Rosalie Declerck. Ils ont trois enfants.
Sophie Marguerite de Jouvenel ( - ) épouse Albert Valère Marie Desfontaines d'Azincourt, comte d'Azincourt ( - ), dont descendance ; Raoul Marie Bertrand de Jouvenel des Ursins, baron de Jouvenel ( - ) épouse Marie Juliette Émilie Dollé ( - ), dont descendance ; Antoinette Noémie de Jouvenel ( - ), célibataire, sans enfants. Distinctions Décorations
Notes et références
Voir aussi Bibliographie Propositions de loi
Essai
Articles connexes Vote familial
Liens externes
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