Yvrac-et-Malleyrand est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont les Yvracois et les Yvracoises..
Géographie Localisation et accès Yvrac-et-Malleyrand est une commune située à à l'est de La Rochefoucauld et à l'est d'Angoulême.
Assez grande, sa forme est assez découpée et encercle à l'ouest la commune de Marillac-le-Franc.
Le bourg d'Yvrac où est située la mairie est aussi à au sud de Chasseneuil, à l'ouest de Montembœuf, et au nord-ouest de MontbronDistances orthodromiques prises sous ACME Mapper.
La principale route de la commune est la D 13, qui va de La Rochefoucauld à Rochechouart, et qui la coupe d'ouest en est. Yvrac se trouve à au nord de celle-ci, et Malleyrand à au sud. La commune est aussi traversée du nord au sud par la D 62, qui relie Chasseneuil à Montbron par Orgedeuil; elle relie aussi Yvrac et Malleyrand. De nombreuses autres petites routes, communales, sillonnent aussi la commune pour en relier les différents hameauxCarte IGN sous Géoportail.
Hameaux et lieux-dits Le bourg d'Yvrac est assez petit, et il est de même taille que les hameaux de la commune.
Malleyrand est situé à au sud-est d'Yvrac. Beaumont est situé à l'ouest d'Yvrac. La Braconne d'Yvrac est situé à l'est de la commune, sur la D 13.
D'autres hameaux moins importants composent la commune: Lascoux, Chez Gacon, Miaulant, la Ménardie, le Pompinaud, Champagnac, la Joubertière, Lidrat, Sainsac, etc..
Communes limitrophes
Géologie et relief La commune est à cheval entre le karst de La Rochefoucauld pour sa moitié ouest, et le flanc du massif de l'Arbre, premier mont du Massif central en venant de l'océan, sur sa moitié est.
Le sol est principalement composé de coulées d'origine tertiaire, altérite, argile rouge et sableuse à silex, calcaire du Jurassique inférieur, sauf dans les vallées (dépôt alluvionnaire)Visualisateur Infoterre, site du BRGMCarte du BRGM sous Géoportail ..
Le terrain est fortement incliné vers l'ouest, et le point culminant se trouve naturellement au sud-est de la commune sur la crête élevée de Saint-Sornin à Mazerolles et en limite de la commune d'Orgedeuil, et il atteint . Le point le plus bas est à , situé sur la limite occidentale (près du pont de la Margot sur la D 13). Le bourg d'Yvrac est à d'altitude, la Braconne à et Malleyrand à .
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier d'Yvrac-et-Malleyrand. La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du bassin Adour-Garonne.. Elle est drainée par la Bellonne, la Ligonne, la Margot et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..
Le sud de la commune est traversé par la Ligonne, qui y prend sa source, passe au pied de Malleyrand. Ce ruisseau est un affluent de la Tardoire, mais il se perd dans des gouffres karstiques avant.
Le Margot, affluent de la Ligonne, passe au pied du bourg d'Yvrac. Il se perd aussi dans des gouffres avant d'atteindre la commune de Marillac-le-Franc. Il est formé à l'est du bourg par deux ruisseaux : le ruisseau de la Braconne et celui de la Ménardie.
Gestion des eaux Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de , a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente.. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Poitou-Charentes » et « Aquitaine, Gascogne ». Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montembœuf à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Végétation La commune est assez peu boisée, sauf sur quelques flancs de vallées assez abrupts.
Les plateaux sont surtout cultivés, céréales et parfois quelques vignes. À l'est où le terrain est plus pentu et plus arrosé, les prés sont propices à l'élevage de vaches limousines.
Urbanisme Typologie Au , Yvrac-et-Malleyrand est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (27,2 %), terres arables (25,3 %), forêts (24,2 %), prairies (23,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune d'Yvrac-et-Malleyrand est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Yvrac-et-Malleyrand. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983 et 1999. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Les formes anciennes d'Yvrac sont Yvraco, Hyvrac, Hyvraco vers 1300.
Le nom de Malleyrand est attesté par la forme ancienne Malleram (non datée, Moyen Âge).
L'origine du nom d'Yvrac remonterait à un nom de personne gallo-romain Eburius, dérivé du gaulois Eburos, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Eburiacum, « domaine d'Eburius »Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928.
Le nom de Malleyrand aurait une origine gauloise : Melloranda, le « domaine sur la colline ». Mello-, "colline" et -randa, "partie", sont des termes de noms gaulois.
La commune est créée Yvrac en 1793, et devient Yvrac et Malleran en 1801, avant de devenir Yvrac-et-Malleyrand au cours du . Ces noms sont orthographiés Yvrac et Mallerant sur les cartes de Cassini (1750) et d'État-Major (1850)Cartes de Cassini et d'État-Major sous Géoportail.
Dialecte La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin. Elle se nomme Ivrac-e-Maleirand en occitan ..
Histoire La découverte d'un aqueduc en terre cuite, briques et tegulae près de la Joubertière, datant probablement de l'époque romaine, atteste l'ancienneté de l'occupation.
Les registres de l'état civil d'Yvrac remontent à 1613.
La paroisse de Malleyrand était le siège d'une commanderie de Templiers fondée au .
Sous l'Ancien Régime, Malleyrand était un ex-fief de la seigneurie de Montbron. Au , elle était possédée par Pierre du Souchet, avant de passer par mariage en 1647 à René Perry, écuyer, seigneur de Mareuil, ce qui a donné naissance à la branche Perry de Malleyrand.Une autre branche de la famille Perry a été celle de Nieuil..
Juste après la Révolution, en 1791, les paroisses d'Yvrac et de Malleyrand sont unies pour former la commune actuelle..
Au début du , une importante carrière d'argile située à Sainsac dans le nord-est de la commune alimentait la tuilerie de Péruzet près de La Rochefoucauld par une voie ferrée métrique de de long. L'industrie communale était aussi représentée par une scierie mécanique et un moulin situés dans ce même lieu-dit. De petites tuileries ont aussi existé au sur la commune (Lidrat, Mallerand).
Administration vignette|La mairie à Yvrac.|alt=
Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges