Les bordels militaires allemands ont été mis en place par le Troisième Reich durant la Seconde Guerre mondiale, dans une grande partie de l'Europe occupée, pour l'usage de la Wehrmacht et des SS.

Ces lieux sont généralement nouvellement créés, mais à l'ouest, ils ont parfois été mis en place dans des bordels existants. Jusqu'en 1942, il existait environ 500 bordels militaires de ce genre dans l'Europe occupée par les nazis Helge Sander, Barbara Johr (Hrsg.), Befreier und Befreite - Krieg - Vergewaltigung - Kinder, Frankfurt a.M. 2005. Souvent en place dans les hôtels confisqués et gardés par la Wehrmacht, ces installations sont utilisées par les soldats en déplacement et ceux retirés du front Hebrew Literature in the Wake of the Holocaust Différents auteurs dont Léon Yudkin (1993) - Fairleigh Dickinson University - p.: 13–32 Israel and the Daughters of the Shoah: Reoccupying the Territories of Silence Lenten Ronit (2000) - Berghahn Books p. :33–34. On estime qu'avec les bordels des camps de concentration, au moins européennes ont été contraintes à se prostituer pendant l'occupation allemande The Blessed Abyss: Inmate #6582 in Ravensbruck Concentration Camp for Women Nanda Herbermann, Hester Baer, Elizabeth Roberts Baer (2000) p.: 33–34 (Wayne State University Press) . Dans de nombreux cas et en Europe orientale, les femmes concernées étaient enlevées dans les rues de villes occupées à l'occasion de rafles par les militaires allemands et la police.

Europe de l'Est Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement polonais en exil publie le un document décrivant les raids d'enlèvements de masse, organisés dans les villes polonaises dans le but de capturer les jeunes femmes et les soumettre à l'esclavage sexuel dans les bordels fréquentés par les soldats et officiers allemands Les esclaves sexuelles du troisième Reich. Dans un même temps, les jeunes filles polonaises, dès l'âge de 15 ans, sont considérées comme aptes pour le travail forcé et expédiées en Allemagne, pour y être exploitées sexuellement par les soldats allemands, en général sur leur lieu de destination. Franz Mawick, le chauffeur suisse pour les missions de la Croix-Rouge, écrit, de Varsovie en 1942, au sujet de ce dont il est le témoin :

En URSS, les femmes sont également enlevées par les forces allemandes aux fins de prostitution. Un rapport du Tribunal militaire international écrit :

Les tentatives d'évasion Les femmes soumises à l'esclavage sexuel par les autorités allemandes ont parfois tenté de s'échapper. Il existe au moins une tentative d'évasion de masse connue : il s'agit de Polonaises et de Russes parties d'un bordel militaire allemand situé en Norvège. Après leur fuite, les femmes ont demandé l'asile à l'Église luthérienne locale.

La prostitution forcée Un rapport de 1977 affirme que les femmes qui se prostituaient déjà avant la guerre étaient inscrites dans les bordels militaires Christl Wickert: Tabu Lagerbordell (Camp Bordello Taboo)'' Eschebach/Jacobeit/Wenk: Gedächtnis und Geschlecht, 2002, p. 54 Franz W. Seidler, "Prostitution, Homosexualität, Selbstverstümmelung - Probleme der deutschen Sanitätsführung 1939-1945 (Prostitution, Homosexualité, Masturbation - Problemes des services médicaux allemands, 1939-1945); 1977, p. 154. Ruth Seifert, professeur de sociologie à l'Université des Sciences Appliquées de Ratisbonne, soutient que les femmes étaient forcées de travailler dans ces bordels, comme cela a été montré lors du procès des grands criminels de guerre devant le Tribunal militaire international de Nuremberg en 1946 La guerre et le viol, approche analytique(War and Rape. Analytical Approaches) (Women's International League for Peace and Freedom).

Les bordels nazis dans la France occupée

Selon Inse Meinen, la Wehrmacht a établi un système complètement bureaucratique de près de 100 nouveaux bordels, bien avant 1942, basé sur un système de contrôles existant par le gouvernement Inse Meinen, Wehrmacht und Prostitution in besetzten Frankreich. Les soldats reçoivent des cartes de visite officielles délivrées par l'Oberkommando des Heeres : il leur était interdit d'avoir des relations sexuelles avec d'autres Françaises. En , le général Walther von Brauchitsch suggère qu'une visite hebdomadaire pour tous les jeunes soldats est considérée comme obligatoire pour éviter les entre eux. Les travailleuses du sexe avaient un examen médical planifié pour ralentir la propagation des maladies vénériennes Joanna Ostrowska, Marcin Zaremba, "Do burdelu, marsz!" (La marche vers le bordel) [(2009) pp. 70-72.

La réglementation de la vie sexuelle des soldats est publiée le . À partir de cette date, la prostitution libre est interdite et réprimée par la police. Comme auparavant, les prostituées sont payées symboliquement.

Devant la prospérité des bordels, le gouvernement promulgue, le , une loi de finances assimilant les maisons closes aux spectacles de troisième catégorie (avec les courses d'animaux, les courses pédestres ou nautiques, les courses cyclistes, les matchs de boxe et d'escrime, les bals, la pelote basque et les séances de prestidigitation). Les propriétaires de bordels, qui sont redevables au fisc de 8 à 18 % de leurs profits (selon les tranches) acceptent de bonne grâce de payer cet impôt spécial car ils y voient une reconnaissance officielle de leur profession par le régime de Vichy.. Cette reconnaissance est confirmée le lorsque les « maîtres et maîtresses d'hôtels meublés de la France et des colonies » sont admis dans le comité interprofessionnel de l'industrie hôtelière : les patrons de maisons closes sont désormais des honnêtes commerçants..

Références

Annexes Articles connexes Bordels militaires japonais durant la Seconde Guerre mondiale Convention internationale pour la répression de la traite des femmes et des enfants Esclavage sexuel Esclavage contemporain Bibliographie Wehrmacht et prostitution sous l'Occupation (1940-1945) Insa Meinen Présentation du livre Franz W. Seidler, "Prostitution, Homosexualität, Selbstverstümmelung - Probleme der deutschen Sanitätsführung 1939-1945 Max Plassmann "Wehrmachtbordelle", in: Militärgeschichtlichen Zeitschrift Heft 1/2003, hrsg. vom MGFA Liens externes Reportage : Prises de guerre et prostitution Viols, maisons closes, misère sexuelle... 5 idées reçues sur la prostitution - Le nouvel Observateur (19.7.2012)

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