vignette|Rosie la riveteuse, pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette liste des métiers regroupe l'ensemble des métiers et des professions exercées dans le monde par secteur d'activité.
Cette liste ne comprend que les métiers exercés durablement, légaux, et avec une couverture significative, à l'exclusion des variations, des appellations et des métiers émergentsEn effet, dans le respect de WP:Notoriété, si un sujet a fait l'objet d'une couverture significative et durable consacrée à lui par des sources fiables et indépendantes de ce sujet, il est présumé être suffisamment notoire pour rendre possible la création d'un article ou d'une liste indépendant(e). « Couverture significative et durable » : Une « couverture significative » signifie que des sources traitent le sujet directement en détail, de telle façon qu'on puisse en extraire le contenu de l'article sans qu'aucun travail inédit ne soit nécessaire. Une couverture significative. De façon générale, des sources d'envergure nationale ou internationale constituent un gage de fiabilité, en évitant notamment d'inclure des sujets dont la notoriété serait purement locale ou restreinte à un groupe spécifique de personnes. Une source est considérée comme étant « d'envergure nationale » lorsqu'elle bénéficie d'une audience générale à travers l'ensemble d'un pays, quel que soit ce pays. Elle est « d'envergure internationale » lorsqu'elle bénéficie d'une audience significative au-delà des citoyens de son pays d'origine. Cependant, les sources tertiaires que sont certaines encyclopédies de renom, telles que Encyclopædia Britannica, Encyclopædia Universalis, Brockhaus Enzyklopädie, s'appuient elles-mêmes pour élaborer leurs articles sur des sources secondaires fiables, collectées sur des périodes longues. De par leur nature même, un sujet qu'elles traitent par un article indépendant peut donc être présumé notoire pour Wikipédia. durable va au-delà de simples mentions ; elle doit comprendre au minimum deux sources secondaires considérées comme fiables, dont l'objet principal est le sujet de l'article. La totalité de la source n'a bien sûr pas besoin d'être centrée sur le sujet : ce peut être un article dans un journal ou un magazine, ou un chapitre d'un livre publié à compte d'éditeur, voire un long passage de plusieurs pages consacré au sujet par ce livre, et qui doivent être espacées d'au moins deux ans. Ce délai de deux ans peut paraître arbitraire. En réalité, le but recherché est de s'assurer que la notoriété du sujet est pérenne, en éliminant notamment ceux dont la notoriété ne serait liée qu'à un événement unique, ou à des circonstances passagères. Car en pareil cas, le « bruit médiatique » retombe généralement au-delà de quelques années. Le seuil de deux ans a donc le mérite de proposer une référence simple et claire.(sauf exceptions précisées dans le chapitre « La notoriété doit être pérenne »)..
Les métiers moins connus sont l'objet d'une courte description de leur nature, à moins qu'ils ne se trouvent parmi les métiers qui ne sont plus exercés.
Les métiers sont classés par 16 secteurs d'activités repris par la Classification internationale type des professions (CITP).
En 2025, en France, dans un contexte de tensions croissantes du marché du travail et face au développement conjoint de la robotique et de l'intelligence artificielle, le Réseau Emplois Compétences (REC), animé par le haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, a publié (en septembre) une étudehttps://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/2025-09/HCSP-2025-DT-Listes%20m%C3%A9tiers_4sept14h.pdf. sur l'usage des listes de métiers dans les politiques de l'emploi et de la formation. Face à la multiplicité des listes élaborées par divers acteurs, souvent redondantes et peu lisibles, le REC propose une méthodologie visant à structurer leur élaboration autour de deux objectifs : la résorption des tensions actuelles et l'anticipation des métiers stratégiques. L'étude recommande l'intégration systématique d'indicateurs de suivi et d'évaluation, la rationalisation des dispositifs existants, et la mise en place d'outils de diagnostic partagé. Elle préconise également la création d'une banque de critères commune et la mobilisation des instances de concertation existantes pour assurer la cohérence et l'adaptabilité des listes aux mutations économiques, technologiques et sociales. Cette démarche vise à renforcer l'efficacité de l'action publique en matière d'orientation, de formation et d'accompagnement vers les métiers porteurs..
Histoire et définition Un métier est d'abord l'exercice par une personne d'une activité dans un domaine professionnel, en vue d'une rémunération. Par extension, le métier désigne le degré de maitrise acquis par une personne ou une organisation du fait de la pratique sur une durée suffisante de cette activité (expérience et savoir-faire acquis, voire amélioration des pratiques si ce métier le permet).
La profession, du latin professio (« déclaration, déclaration publique, action de se donner comme ») est le métier exercé par une personne. Il s'agit d'une activité manuelle ou intellectuelle procurant un salaire, une rémunération, des revenus à celui qui l'exerce. Il constitue également un rôle social. Par extension, la profession désigne le métier appartenant à un secteur d'activité particulier. On parle ainsi de profession agricole, commerciale, médicale, artisanale, de la magistrature, de l'enseignement, du bâtiment, de l'industrie, du commerce. Certaines professions sont réglementées, c'est-à-dire que leur exercice n'est pas libre et elles sont spécialement organisées par une loi et des règlements qui en fixent les modalités et la déontologie..
La naissance de la notion de métier consiste à répondre à des besoins sociaux de plus en plus complexes. Dérivé de l'ancien français « menestier » (), « mistier », puis « mestier » (), hérité du latin populaire « misterium » et du latin classique « ministerium ». Signifie initialement le « besoin », puis le « service » ou la « fonction »Dictionnaire étymologique Larousse, Paris 1971. C'est un doublet populaire de ministère (au service de), issu du latin chrétien pour « service divin » Io Deo menestier.. L'apparition de ce terme se conjugue avec le besoin de répartir les métiers de façon intangible comme le système de castes en Inde. En parallèle en Europe, il existe à la fin de l'Antiquité, des collectifs de profession gallo-romans et des guildes germaniques. C'est véritablement au Moyen Âge et dans l'Ancien Régime, que les professions émergent avec la mise en place de corporations soumises selon les cas à des serments ou des règlements royaux. Vers la fin du , les personnes exerçant un même métier dans les villes alors en développement se sont organisées en communautés de métiers, appelées corporations à la fin de l'Ancien Régime.
Les communautés de métier avaient un pouvoir de réglementation très strict en matière d'organisation du travail, de la production, et de la commercialisation, comme en témoigne le Livre des métiers rédigé en 1268 par Étienne Boileau, prévôt de Paris à la fin du règne de Saint Louis. Ces communautés de métiers s'organisent en hiérarchie stable au : apprenti-compagnon-maître. Dans les régions où l'économie se développe, elles prennent une importance sociale et politique croissante. En France, elles jouent un grand rôle dans le recul de la féodalité et l'affirmation de la monarchie. Pendant la Révolution française, dans un souci de supprimer des intérêts intermédiaires qui pouvaient s'interposer entre l'intérêt de l'individu et l'intérêt général, le décret d'Allarde (2 et ) a supprimé les corporations, puis la loi Le Chapelier () a interdit les regroupements professionnels et la grève.
Toutefois, le développement pré-industriel des multiplie les artisans et commerçants libres contre des corporations figées et hostiles à toute évolution, devenues des organes passifs du pouvoir politique. Les métiers deviennent un facteur indépendant du pouvoir politique avec la suppression des corporations par Turgot en février 1776, suivie rapidement par leur rétablissement en août de la même année, et à leur suppression définitive pendant la Révolution, par le décret d'Allarde des 2 et , puis confirmée par la loi Le Chapelier du . On parle aujourd'hui quelquefois de corps intermédiaires, mais il s'agit d'une notion assez différente, puisque les syndicats regroupent le plus souvent des métiers différents, tout en étant organisés par métiers et par secteurs géographiques. En outre, les syndicats ont essentiellement pour mission de défendre les intérêts des travailleurs, et non de faire respecter la réglementation relative à une profession, dans la mesure où elle existe. Dans ce sens, l'équivalent des communautés de métier du Moyen Âge et de l'époque moderne serait plutôt les ordres professionnels dans les professions réglementées (ordre des médecins, conseil national des barreaux, ordre des pharmaciens, etc.).
La genèse philosophique des listes de métiers De la Révolution à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le monde du travail connaît de nombreux changements. À la fin du , dans la préface à la seconde édition de sa thèse portant sur “La division du travail social”, Durkheim s'inquiéta des potentiels désordres au sein du classement des métiers par les risques d'anomie provoqués par un déficit de régulation. Dans cette perspective, il réalise une étude avec le sociologue Marcel Mauss sur les formes dites primitives des classifications ou listes des métiers soulignant qu'elles ..
De surcroit, il indique aussi que, ..
L'émergence des listes de métiers au sortir de la Seconde Guerre mondiale C'est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qu'un dispositif de classement de l'ensemble des emplois est mis en œuvre1946 arrêtés Croizat et Parodi ; 1950 loi sur les conventions collectives ; 1947 statut de la fonction publique. Par conséquent, cela permet l'instauration d'un ordre public social grâce à la sécurité sociale et aux conventions collectives..En effet, la convention collective est d'abord un premier pas vers le classement des métiers. Cette nomenclature plus ou moins détaillée est associée à une échelle hiérarchique. Les conventions collectives n'inventent pas, elles explicitent et formalisent un ordre qui, dans de nombreuses branches professionnelles, fait correspondre les métiers avec leur secteur d'activité. Les classifications permettent de fixer une hiérarchie et une définition des métiers au sein d'une branche professionnelle. ces listes permettent de jouer un rôle dans la régulation et de classification du marché du travail.afin d'aider les travailleurs à positionner leur métier au sein des nombreux secteurs d'activité.
En France, les classifications se caractérisent par une très grande inertie. Elles n'ont quasiment pas changé depuis grâce à une longue réflexion spécifique à la France comme le reconnaissent Alain Desrosières et Laurent Thévenot, administrateurs à l'Insee, qui ont largement contribué à l'élaboration de la nomenclature.. Le tout premier système de classification mis en place par l'INSEE en 1954 sert de grille de lecture et d'interprétation des principaux phénomènes sociaux avec la nomenclature des catégories socioprofessionnelles (CSP) de nos jours remplacées par les professions et catégories socioprofessionnelles (PCS). Leurs évolutions sont des indicateurs majeurs de l'ordonnancement de la société et des changements qui l'affectent, à l'instar de nombreuses autres classifications dans le monde utilisant pour la plupart les mêmes critères typologiques.. Par la suite en 1989, c'est le Répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) crée par l'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) qui reprend les éléments de classification de l'INSEE tout en apportant des éléments statistiques propre à chaque métier.
Classifications des métiers dans le monde