Cet article présente une liste des différents types de planètes, qu'ils soient avérés ou demeurent pour le moment hypothétiques.
Il existe plusieurs classifications.
Premièrement, une classification structurelle classe les planètes dans des catégories par rapport à leur composition, telles que les planètes telluriques ou les planètes géantes gazeuses, ou par rapport à leur masse, telles que les sous-Terre ou les super-Jupiter. Deuxièmement, une classification des planètes selon leur température : Jupiter chaud, Jupiter froid Troisièmement, une classification par rapport à la position de la planète étudiée, par exemple : planète Boucles d'or, objet libre de masse planétaire, planète transneptunienne. Enfin, il existe aussi des catégories transverses, par exemple planète à période de révolution ultra-courte.
Dès l'an 2000, des classifications taxinomiques sont aussi suggérées.
En 2000, la classification de Sudarsky établit cinq classes de planètes et ne concerne que les géantes gazeuses, sur la base de modèles numériques reposant sur les types d'atmosphères les plus probables pour ce genre de corps.
En 2012, la taxonomie de Plávalová donne une description symbolique des principales caractéristiques d'une planète afin de pouvoir effectuer une comparaison rapide entre les diverses propriétés de ces objets.
Classification « structurelle » Par compositions Planète tellurique Planète de silicates : type standard de planète tellurique du Système solaire, faite principalement d'un manteau rocheux à base de silice avec un noyau métallique (fer, nickel). Par exemple : Vénus, Terre, Mars. Planète de carbone ou planète de diamant : type théorique de planète tellurique composée principalement de minéraux à base de carbone. Le Système solaire ne contient pas de planète de ce type, mais il existe des astéroïdes carbonés (astéroïdes de type C). Par exemple : 55 Cancri e, d'après une étude franco-américaine de 2012. Planète métallique ou planète de fer : type théorique de planète tellurique qui se compose presque entièrement de métal (principalement du fer) et qui a donc une densité plus élevée et un rayon plus petit que les autres planètes telluriques de masse comparable. Mercure a un noyau métallique représentant 42 % de son volume et 60 à 70 % de sa masse. On estime que les planètes métalliques sont formées dans les régions de très hautes températures (donc près de l'étoile), comme Mercure, et si le disque protoplanétaire est riche en fer. Par exemple : Mercure. Planète de lave : variante des trois types précédents ayant une très haute température, telle que les matériaux de surface seraient (en partie ou en totalité) sous forme de roche fondue, c'est-à-dire de lave. Par exemple : plusieurs exoplanètes supposées, dont . Planète-océan : type théorique de planète tellurique intégralement recouverte d'un océan d'eau (ou éventuellement d'autres composés) liquide d'une profondeur importante (une centaine de kilomètres pour une planète de six masses terrestres composée à un tiers d'eau). Aucune planète océan n'a été confirmée, mais Gliese 1214 b pourrait en être une. Plusieurs variantes sont possibles : Planète glacée si la température est faible ; Planète-sauna si la température est assez élevée (mais pas trop pour éviter que toute l'eau ne s'échappe) ; Planète-hycéan quand elle a une atmosphère riche en hydrogène. Planète sans noyau : type théorique de planète tellurique qui se compose de roches silicatées, mais n'a pas de noyau métallique, c'est-à-dire le contraire d'une planète métallique. En d'autres termes, il s'agit uniquement d'un épais manteau indifférencié. Le Système solaire ne contient pas de planète de ce type, mais les chondrites et météorites sont de ce genre. On estime que les planètes sans noyau se forment loin de l'étoile, là où les matériaux volatils oxydants sont courants. Aucun représentant n'est formellement connu à ce jour. Super-Terre : planète tellurique massive, jusqu'à dix masses terrestres. Méga-Terre : planète tellurique très massive, de plus de dix masses terrestres. Planète analogue à la Terre : planète ayant des caractéristiques et des conditions semblables à la Terre. Planète désert.
Planète de type neptunien Planète constituée d'un noyau rocheux de taille modérée, d'un épais manteau de « glaces » (volatiles) et d'une couche gazeuse d'hydrogène et d'hélium d'épaisseur modérée. Cette couche gazeuse représente 10 à 20 % de la masse de la planète. Mini-Neptune : planète de ce type de masse significativement inférieure à celles de Neptune et d'Uranus. Par exemple : Kepler-11 f. Planète géante de glaces« Géante de glaces » car composée principalement de « glaces » au sens astrophysique du terme, c'est-à-dire d'éléments volatils tels que l'eau, le méthane, l'ammoniac : planète de ce type de taille comparable à Neptune et Uranus (environ quatre rayons terrestres). Neptune chaud : géante de glaces de masse similaire à celles d'Uranus et Neptune, mais orbitant très près de leur étoile hôte inférieur à (). Par exemple : Mu Arae c, Gliese 436 b, HAT-P-11 b (Kepler-3 b). Neptune tiède. Neptune froid : géante de glaces de masse similaire à celles de Uranus et Neptune et orbitant à une distance relativement importante de son étoile hôte. Par exemple : Uranus, Neptune.
Planète géante gazeuse Planète constituée d'un noyau rocheux et/ou métallique, d'une couche de glaces d'épaisseur faible voire absente, et d'une épaisse couche d'hydrogène et d'hélium constituant l'essentiel de sa masse (environ 90 %). Naine gazeuse ou gazeuse naineEn anglais , littéralement « naine de gaz », à l'image des « géantes de gaz » (, géante gazeuse). Le nom de « planète naine gazeuse » est ambigu, pouvant laisser penser qu'il s'agit d'une « planète naine » « gazeuse » () alors qu'il faut comprendre qu'il s'agit d'une « planète gazeuse » « naine » () au sens de planète gazeuse de taille significativement inférieure aux géantes. Ce sont des planètes de plein droit et non pas des planètes naines. : petite planète gazeuse, constituée d'un petit noyau rocheux/métallique entouré d'une épaisse couche de gaz (hydrogène et hélium) tout en ayant une masse significativement inférieure aux géantes comme Saturne ou Jupiter. Planète jovienne ou planète géante gazeuse : planète de ce type de taille comparable à celle de Jupiter. Jupiter ultra-chaud. Jupiter chaud ou pégaside : planète géante gazeuse orbitant très près de son étoile hôte inférieur à (). Exemples : 51 Peg b (Bellérophon), HD 209458 b (Osiris), HD 189733 b. Jupiter très chaud : géante gazeuse dont la période de révolution est inférieure à une journée terrestre. Exemples : WASP-18 b. Planète enflée (en anglais ) encore appelée Saturne chaud : géante gazeuse ayant un très grand rayon et une très faible densité. Les planètes de ce type doivent orbiter près de leur étoile étant donné que l'intense chaleur de l'étoile et la chaleur interne de la planète vont aider à faire enfler l'atmosphère de la planète. Exemples : HAT-P-1 b, CoRoT-1 b, TrES-4 b, WASP-12 b, WASP-17 b, Kepler-7 b. Planète super-enflée (en anglais, super-puff) est un type d'exoplanètes dont la masse n'est que quelques fois celle de la Terre mais dont le rayon est plus grand que celui de Neptune. Elle a donc une densité moyenne très faible. Ces planètes sont plus froides et moins massives que les Planète enflée. Des exemples extrêmes sont les trois planètes autour de Kepler-51 qui sont toutes de la taille de Jupiter. Jupiter froid : planète géante gazeuse orbitant relativement loin de son étoile hôte. Par exemple : Jupiter, Saturne. Planète d'hélium. Jupiter excentrique. Super-Jupiter : planète jovienne de plus de deux à trois masses de Jupiter.
Autres Planète chthonienne : géante gazeuse dont l'atmosphère d'hélium et d'hydrogène s'est évaporée du fait de sa proximité avec son étoile. L'astre résultant n'est plus qu'un noyau rocheux ou métallique ressemblant à une planète tellurique sous bien des aspects. Par exemple : CoRoT-7 b, Kepler-10 b pourraient être de ce type. Planète sous géante à noyau massif et planète géante à noyau massif, selon la taille, constituée d'un très gros noyau rocheux et/ou métallique entouré d'une couche modérée d'hydrogène et d'hélium (similaire à celle de Neptune et Uranus en proportions).
Par tailles ou masses Par ordre décroissant de masse : Super-Jupiter ou planète superjovienne : 2 à 3 masses joviennes jusqu'à masse de naine brune (parfois toutes les planètes plus massives que Jupiter). Planète jovienne : 6 à 15 rayons terrestres (les planètes de plus de 15 rayons terrestres de rayon sont classées comme plus grandes, et l'ensemble des planètes de plus de 6 rayons terrestres sont regroupées sous le nom de géante gazeuse.), 30 masses terrestres (environ 0,1 masse jovienne) jusqu'à 2 à 3 masses joviennes et plus de 50 masses terrestres. Sous-JupiterSky & Telescope, mai 2013, .. Sous-Saturne : inférieur à 6 rayons terrestres.. Super-Neptune. Grand Neptune : 4 à 6 rayons terrestres. Neptune : 2 à 6 rayon terrestres), entre 10 à 30 masses terrestres et 10 à 50 masses terrestres. Sous-Neptune : par exemple Kepler-22b. Mini-Neptune : 2 à 4 rayons terrestres. Méga-Terre : les plus grosses planètes telluriques, de plus de 10 masses terrestres. Super-Terre : suivant les auteurs, la limite inférieure est fixée entre 1 et 5 fois la masse de la Terre ou 1,25 fois son rayon, et la limite supérieure est généralement aux alentours de 10 masses terrestres ou 2 rayons terrestres. Une distinction est également parfois faite quant à l'atmosphère, les super-Terres ayant alors un sol clairement défini (« vraies » planètes telluriques) alors que celles ayant une atmosphère plus épaisse sont considérées comme « mini-Neptunes ». Par exemple : Kepler-69c, Kepler-62e, Kepler-62f. Planète de dimensions terrestres, parfois abrégé en « Terre » : 0,8 à 1,25 rayon terrestre, 0,5 à 2 masses terrestres. Par exemple : Vénus, Terre. Sous-Terre ou planète subterrestre : 0,1 à 0,5 masse terrestre. Par exemple : Mars. Sous-Mercure : exemple : Kepler-37b.
Des planètes ayant des conditions particulières se voient également parfois classées dans d'autres catégories. Ainsi, CoRoT-7 b pourrait être une « super-Io » plutôt qu'une « super-Terre », étant donné la proximité de cette planète avec son étoile qui créerait un important volcanisme à sa surface (dû à sa haute température et aux effets de marée) à l'instar du satellite Io autour de Jupiter. D'autres planètes sont, de façon similaire, considérées comme des « super-Mercure », « super-Vénus » ou « super-Pluton ».
La classification « pClass » est en partie basée sur cette classification, avec les catégories suivantes : planète « astéroïdienne » (), mercurienne, sub-terrestre ou sous-Terre (), terrestre (), super-Terre (), neptunienne et jovienne.
Classification par rapport à la température Les termes de « chaud » (), « tempérée » () et « froid » () sont généralement utilisés pour classifier les planètes. D'autres classifications plus précises, créées pour évaluer l'habitabilité des planètes, existent également : Classe planétaire () : basée à la fois sur la masse et la zone thermique où se trouve la planète : chaud () ; tempérée (), c'est-à-dire dans la zone habitable ; froid () ; Classe Habitable () : basée uniquement sur la température : hypopsychroplanètes (hP), très froides : inférieur à ; psychroplanètes (P), froides (de à ) ; mésoplanètes (M), température intermédiaire (de à ; thermoplanètes (T), chaudes (de à ) ; hyperthermoplanètes (hT), très chaudes (supérieur à ).
Les méso planètes pourraient abriter une vie complexe, alors que sur les planètes de classe hP ou hT ne pourraient vivre que des extrêmophiles. Les planètes non habitables sont simplement classées dans la classe NH.
Catégories transverses