Jean Payen de Boisneuf (1738-1815), est un ancien militaire et riche propriétaire français, disposant de domaines sur l'île de Saint-Domingue et en Touraine, lorsqu'il est élu député du bailliage de Touraine pour les États généraux de 1789.

Biographie

Naissance et famille Jean Payen de Boisneuf est né, le , à Les Verettes lieu de Saint-Domingue (colonie française) (devenu Verrettes commune de Haïti). Son père, issu d'une famille de négociants, est , sa mère est née Marie-Claudine Lezlee, Lezelé ou Leslay. La fratrie comportera un autre garçon prénommé Jean.

Officier à Saint-Domingue et retour en France Le , Jean Payen de Boisneuf, a lorsqu'il entre au service du roi comme enseigne dans la milice commandée par son père. En 1767, il est nommé commandant de troupes détachées pour intervenir contre des corsaires anglais qui font des descentes dans l'île. Il réussit à contrer efficacement cet ennemie, à en capturer, et à les emmener dans les prisons de la ville de Saint-Marc. En 1765 il obtient une commission de capitaine d'une compagnie de hussards au quartier de Saint-Marc et en 1771, après un voyage en France pour affaires, il obtient le même poste pour une compagnie d'infanterie. En 1776, il est nommé capitaine aide-major du quartier de Mont-Louis, chargé de la police du quartier. En 1777, épuisé et en mauvaise santé il retourne en France alors que ses supérieurs demandent qu'il soit décoré .

En 1787, Jean Payen de Boisneuf achète, , à Pernay en Touraine, la qui comprend une métaierie et une maison. L'année suivante, il est reçu franc maçon par la loge des Amis réunis.

Député des états généraux et de la constituante Jean Payen de Boisneuf est élu, le , député du Tiers état aux États généraux par le bailliage de Touraine, avec sur un total de . L'intendant lui donne le qualificatif d' dans son rapport.

Il est présent au serment du Jeu de paume, puis devient membre du comité colonial. Le , il fait partie des nouveaux membres du comité des recherches, avec : Poulain de Corbion, l'abbé Joubert, de Pardieu, Ledéan, Voidel, Cochon de l'Apparent, Verchère de Reffye, Rousselet, de Macaye, De Sillery, Babey.

Membre du Club des feuillants, il est un ami intime de Moreau de Saint-Méry, comme lui, il défend l'esclavage, notamment le , il intervient pour souligner l'impact négatif provoqué par la déclaration des droits de l'homme sur les colons de Saint-Domingue .

Il assiste à l'installation de l'évêque constitutionnel de Paris, Gobel, le . Sa dernière implication sur le territoire métropolitain français est d'être nommé haut-juré d'Indre-et-Loire, le .

Émigre aux États-Unis Après avoir refusé d'être élu à la mairie de Tours, Jean Payen de Boisneuf vend, le , à R. de la Missardière son beau-frère, sa propriété de Touraine pour . En 1793, il émigre à Philadelphie aux États-Unis. Il réside à Frederick sur la plantation l'Hermitage () appartenant à la famille de la Vincendière.

Jean Payen de Boisneuf meurt le . Il est enterré au à Frederick, ville de l'État du Maryland aux États-Unis.

Écrits de Jean Payen de Boisneuf . .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . .

. . . . . . .

Webographie . .

Articles connexes

États généraux de 1789 Assemblée constituante de 1789 Saint-Domingue (colonie française) Saint-Domingue (ville)

Liens externes

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