Une infrastructure énergétique est une infrastructure matérielle (ou éventuellement pour partie et localement immatérielleDans quelques cas particuliers, de l'énergie peut par exemple être transportée sous forme de microondes ou de lumière) qui permet le transport (ex : Oléoducs, gazoducs, réseau électrique…) et éventuellement le stockage de différentes formes d'énergies.
Entre le producteur et le consommateur, un gestionnaire de réseau de transport (ou « GRT ») gère l'infrastructure.
Ces réseaux sont généralement structurés en maillages ou en arborescence, et plus ou moins maillés et interconnectés. Dans certains cas ou à certains moments l'énergie peut circuler dans les deux sens (un producteur peut devenir consommateur et inversement, situation qui est amenée à se développer avec la production décentralisée d'énergies renouvelables).
Avec les progrès des TICs, une partie de cette gestion tend à être automatisée, et contrôlée par des systèmes dits « intelligents ».
En Europe Un règlement N°347/2013 de 2013 consacré aux nouvelles orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes (ou réseaux transeuropéens d'énergie dits « RTE-E »)Eur-Lex (2013), Règlement (UE) N°347/2013 du parlement européen et du Conseil du 17 avril 2013 concernant des orientations pour les infrastructures énergétiques transeuropéennes, et abrogeant la décision no1364/2006/CE et modifiant les règlements (CE) no713/2009, (CE) no714/2009 et (CE)no715/2009 précise - pour la bonne compréhension des directives 2009/28/CE, 2009/72/CE et 2009/73/CE et les règlements (CE) no713/2009, (CE)no714/2009 et (CE) no715/2009) - que la notion d'infrastructure énergétique est définie dans le cadre énergétique européen comme .
La Commission européenne souhaite que l'infrastructure énergétique soit mieux interconnectée dans chaque pays, entre tous les pays européens et entre l'Europe et les pays périphériques, voire jusqu'au Sahara dans le cadre du projet Desertec ou d'autresEco-balance of a Solar Electricity Transmission from North Africa to Europe, Nadine May Thesis, 17 août 2005.
Le Règlement de 2013 demande aux États-membres d'accorder priorité et facilités aux projets dits d'« intérêt commun » (c'est-à-dire une centaine de projets d'amélioration du réseau électrique et une cinquantaine pour le réseau gazierévaluation chiffrée faite dans le cadre de l'étude des impacts du Règlement (UE) N°347/2013, nécessaires selon la Commission à l'achèvement du « réseau énergétique transeuropéen ». Pour y contribuer, l'UE propose, sous l'égide de la commission la création de douze . La commission européenne adoptera une première « liste des projets prioritaires de l'Union » avant le , puis la révisera tous les deux ans, sur la base des listes régionales adoptées par les « groupes régionaux » (qui correspondent chacun à un grand "corridor" énergétique. Il s'agit notamment d'améliorer la sécurité de l'approvisionnement en énergie de tous les États-membres et de mieux intégrer et diversifier les sources renouvelables et de nouvelles capacités de stockage de l'énergie. Le réseau intelligent doit aussi encourager .
Si un projet n'est plus jugé répondre aux critères d'« intérêt commun », il perd cette qualité et le soutien prioritaire dont il disposait. S'il est jugé « d'intérêt commun » et rencontre des difficultés empêchant sa réalisation, la Commission peut désigner, en accord avec les États membres concernés, un « coordonnateur européen » (pour un an, renouvelable deux fois), afin de faciliter le dialogue entre les parties prenantes, obtenir les permis nécessaires, conseiller les promoteurs de projets sur les sources de financements et veiller au soutien des États-membres concernés.
En tant que transfrontalier, le réseau énergétique doit en Europe respecter la Convention d'Espoo sur l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans un contexte transfrontière.
Enjeux Un enjeu nouveau est d'accepter les énergies renouvelables dont la production est moins stable et prévisible (solaire, éolien notamment) grâce à des réseaux intelligents (smart grid), plus souples et résilients. Dans le cadre de son projet de troisième révolution industrielle, Jeremy Rifkin appelle de ses vœux un Internet de l'énergie.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes
Réseau électrique Smart grid Réseau gazier Internet de l'énergie Réseau de chaleur Géothermie
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