Le de tirailleurs malgaches ( BTM), constitué sous la République à partir de recrues de Madagascar et des Comores, était une unité appartenant à l'Armée coloniale française.
Il s'est illustré pendant la Première Guerre mondiale, principalement au sein de la Division marocaine en 1918, et a obtenu trois citations à l’ordre de l’armée. Il s'agit de l'unique bataillon de tirailleurs malgaches utilisé comme troupe de combat.
Création et différentes dénominations 1916 : création le du de tirailleurs malgaches à partir des et malgaches du BTS 1916 : le le de tirailleurs malgaches devient le de tirailleurs malgaches de marche 1917 : le régiment est renforcé par le d'infanterie coloniale dissout. 1918 : en avril le de tirailleurs malgaches de marche devient le de marche malgache 1918 : en août le de marche malgache devient le bataillon de chasseurs malgaches 1918 : en septembre le bataillon de chasseurs malgaches devient le bataillon de chasseurs malgaches 1919 : en septembre le bataillon devient le régiment de chasseurs malgaches 1921 : dissolution le
Chefs de corps Chef de bataillon Groine : - 31 (tué à l'ennemi le ) Capitaine adjudant-major Rossigneux : - Chef de bataillon Hippeau : - Lieutenant-colonel Sautel : - Lieutenant-colonel Le Duc : -
Historique des garnisons, combats et batailles thumb|Buste de Hubert Garbit dans la Résidence Sociale d'Antsirabe Première Guerre mondiale Pendant la Première Guerre mondiale, le gouverneur général de la colonie, Hubert Garbit, organise la mobilisation des Malgaches. Le premier contingent est envoyé en vers la métropole, suivi de cinq autres en 1916. Les 21 bataillons de tirailleurs Malgaches comme les Indochinois, furent plutôt utilisés pour des travaux de Génie ou en usine d’armement, à l'exception de trois bataillons entraînés au combat, le étant le seul engagé au feu. Les bataillons malgaches furent formés entre 1916 et 1918, essentiellement dans le Var et la plupart furent dissous en 1918, environ étant mutés dans l’artillerie coloniale. Malgaches servirent dans les rangs de l'Armée française (dont au titre des Armes). Parmi les combattants, furent incorporés dans des régiments d'artillerie lourde. Au total Malgaches furent tués ou portés disparus et .
1917 En , le BTM est affecté à la d'infanterie coloniale ( DIC). Le , il combat pour la première fois au nord de Vauxaillon lors de la phase de l’offensive Nivelle et participe à la prise de la tranchée de l'Aviatik.
1918 Au cours des combats du au inclus 1918 pour la défense de Villeneuve-sur-Fère, le bataillon déplore de lourdes pertes: 46 tués dont le commandant Groine, 298 blessés et 220 disparus, soit un total de 564 hommes hors de combat sur un effectif de engagés. En , le de tirailleurs malgaches intègre la Division marocaine et participe à la prise de Dommiers. Le bataillon malgache participe ensuite à l’offensive de septembre 1918 sur la ligne Hindenburg. Le il progresse au nord de Soissons et s'empare des villages de Terny-Sorny. Le 14, il progresse en direction d’Allemant.
Après guerre Le bataillon part pour l'armée du Rhin, chargée de l'occupation de la Rhénanie. Il est renforcé de recrues venus de Madagascar et devient le régiment de chasseurs malgaches.
Postérité Lorsqu'en 1923, le de tirailleurs coloniaux est créé à partir de contingents malgaches, il reprend les traditions du tandis que le numéro 41 fait référence au qui a renforcé le . Ce régiment devient ensuite le de mitrailleurs d'infanterie coloniale, dont les traditions sont reprises de 1992 à 2008 par le d'infanterie de marine.
Traditions
Inscriptions sur son drapeau vignette|Représentation des inscriptions sur le drapeau du , héritier du . Le drapeau du régiment, repris par le de mitrailleurs d'infanterie coloniale, porte les inscriptions L'Aisne 1918 et Vauxaillon 1918.
Décorations Croix de guerre 1914-1918 avec trois palmes et deux étoiles d'argent. Fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918
Le BTM est le seul bataillon de tirailleurs malgaches à avoir droit au port de la fourragère qui récompense les unités citées aux moins deux fois à l'ordre de l'armée.
Citations militaires Au cours de la Première Guerre mondiale, le de tirailleurs malgaches a obtenu trois citations à l’ordre de l’armée et deux citations à l'ordre de la division ( DIC, pour la prise de la tranchée de l'Aviatik le et DI, pour l'affaire du bois de Mortier le ). Les citations à l'ordre de l'armée sont les suivantes :
Unité tactique de premier ordre sous les ordres du commandant GROINE, tombé glorieusement le , puis du capitaine adjudant-major ROSSIGNEUX, n'a cessé de combattre en première ligne, pendant les opérations du au , disputant le terrain avec une indomptable ténacité et sans souci des pertes subies, à un adversaire, très supérieur en nombre. A largement contribué, par son esprit de sacrifice et ses brillantes qualités guerrières, à rétablir une situation difficile et à reconstituer le front, contre lequel les efforts de l'ennemi sont finalement venus échouer.
Le , sous l'énergique impulsion de son chef, le commandant HIPPEAU, s'est élancé à l'assaut d'un village fortement organisé et tenu par l'ennemi et l'a enlevé dans un élan superbe. Entreprenant aussitôt une nouvelle action dans une direction différente, a occupé et nettoyé rapidement un, bois rempli de mitrailleuses. A ainsi réalisé une avance de , sur un front de , faisant plusieurs centaines de prisonniers, capturant des canons et de nombreuses mitrailleuses.
Bataillon magnifique qui, sous l'énergique commandement du chef de bataillon HIPPEAU, s'est signalé au cours des opérations du au , par son mordant, sa vigueur, sa ténacité et le bel esprit de sacrifice qui l'anime. Le , malgré les feux nourris de mitrailleuses qui le prennent de flanc et de front, il emporte de haute lutte les organisations du village de Terny-Sorny, y fait près de 200 prisonniers et; s'y maintient, malgré de violentes contre-attaques. Le , poursuivant un effort qui ne s'était jamais démenti durant douze jours, il s'élance à l'attaque des positions ennemies solidement tenues ; dans un élan irrésistible, il submerge tout un système de tranchées fortement organisées et défendues par les troupes ennemies, fait plus de 200 prisonniers et capture un énorme matériel.
Personnalités ayant servi au régiment
César Méléra (1884-1918), sous-lieutenant au régiment tué à Champenoux le . Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.
Notes
Bibliographie
, Journal des marches et des opérations sur Mémoire des hommes : .
Voir aussi Articles connexes Troupes coloniales Liste des unités militaires formées dans les colonies françaises Bataillon de marche
Catégorie:Histoire militaire de Madagascar Catégorie:Troupes coloniales (France) Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute