L'Hôtel Coeurderoy est un hôtel particulier de Dijon, sis Rue Vannerie, dans le secteur sauvegardé de la ville. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1950.
Histoire Au , un hôtel est construit sur le site par Jehan de Mazilles, écuyer, capitaine-châtelain de Saulx et de Salives pour la famille de Saulx, puis, en outre, conseiller, panetier et échanson du duc Philippe le Bon, gruyer de Bourgogne aux bailliages de Dijon, d'Auxois et de Montagne, et sire de Marey.
Il en subsiste le cellier à voûte d'ogive de style gothique flamboyant.
au début du , à la mort du dernier Mazilles, la famille de Saulx-Tavannes, rachètent l'hôtel et le conserve jusqu'en 1693, date à laquelle Gabrielle Joubert de Barrault, veuve de Noël de Saulx, marquis de Tavannes, le vend à un familier, Étienne Famille Cœurderoy, président aux requêtes du parlement de Bourgogne.
En 1773, son fils François (1700-1781), également président aux requêtes, vend l'hôtel à Jean Pérard, conseiller au parlement de Bourgogne. Mort sans hoirs, en 1781, l'hôtel passe à sa sœur Henriette Madeleine Pérard, qui, de retour de Fribourg où elle avait émigré avec sa famille lors de la Terreur, le transmet à ses filles.
L'aînée décédant prématurément, l'hôtel revient intégralement à sa cadette, Clothilde Charpy de Jugny, puis à ses descendants, les comtes du Parc, qui le conservent jusqu'au milieu du Hôtel Coeurderoy, sur le site Archipicture.
L'hôtel, aujourd'hui géré par une société civile immobilière, fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis 1950.
Architecture
L'hôtel qui s'offre aujourd'hui à nos yeux est celui du .
Il s'organise en U, autour d'une cour fermée par une imposante porte à pilastres à refends et claveaux de pierre.
Elle est surmontée d'une corniche munie d'un larmier et de cimaise, et comporte, en son centre, une agrafe sculptée avec des impostes en bois ornées de feuillages.
Le logis est construit sur trois étages, dont les ouvertures simples, sont pour celles de l'aile gauche, munies de grilles en fer forgé, et pour celles de la toiture, de frontons cintrés et triangulaires.
Le parc, cerné par le rempart Tivoli, dans lequel se trouvent plusieurs niches, est orné d'un escalier en forme de fer à cheval.
Liste des propriétaires Famille de Mazilles, au Famille de Saulx-Tavannes, du début du à la fin du Famille Cœurderoy, de la fin du à la fin du Famille Pérard, à la fin du Familles Charpy de Jugny puis du Parc, de la fin du jusqu'au milieu du .
Galerie
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Monument historique à Dijon Coeurderoy Coeurderoy Catégorie:Monument historique inscrit en 1950