André Thomas Perreimond, né le à Vidauban en Provence et mort le à Toulon dans le Var, est un général français de la Révolution et de l'Empire.

Biographie

Sous l'Ancien Régime et la Révolution française

André Thomas Perreimond naît le à Vidauban, en Provence, du mariage de Pierre Bernard Perreimond, notaire, et de Marie Madeleine Thomas. Entré au service le comme simple dragon au régiment de Noailles, il est licencié le mais retourne sous les drapeaux en tant que capitaine au bataillon de volontaires du Var en 1791. Il devient ensuite cavalier au régiment de chasseurs à cheval le . De là, son ascension dans la hiérarchie militaire est rapide : capitaine le , il est promu adjudant-général chef de bataillon le suivant, puis élevé au grade de général de brigade à titre provisoire le , sur décision du représentant du peuple Duquesnoy. Passé ce même mois à l'armée de la Moselle, il sert à la division du général Ambert lors de la bataille de Kaiserslautern, le ; appelé à comparaître devant un tribunal militaire pour abandon de poste, il est acquitté le et est d'abord envoyé à Trippstadt à la mi-juillet puis à la division de l'armée de la Moselle, commandée par le général Taponier, en décembre. Après sa participation au siège de Luxembourg, il est confirmé comme général de brigade le et est attaché, en , à la division du général Gouvion-Saint-Cyr ; il est cependant réformé le 13 de ce mois.

Chargé de lutter contre le brigandage dans le département du Var après le coup d'État du 18 fructidor (), Perreimond préside le canton de Brignoles de 1798 à 1799.

Au service de Napoléon

Rappelé au service par Napoléon le , il rejoint la Grande Armée et est placé, le suivant, à la tête de la brigade de la division de cavalerie du général La Tour-Maubourg, composée des et régiments de dragons. Il devient officier de la Légion d'honneur le , titulaire d'une rente de sur les biens réservés en Westphalie le . et baron de l'Empire le , avant d'être affecté avec sa division à l'armée d'Espagne le de la même année. Les deux régiments de sa brigade totalisent, à cette date, . Le jour de Noël, il est surpris à Tarancón par l'avant-garde de l'armée espagnole du duc del Infantado, menée par le général Venegas, qui cherche à le couper de sa ligne de retraite. Perreimond parvient néanmoins à s'extraire du piège en se faufilant à travers les carrés adverses en arrière de la ville, non sans déplorer la perte de 50 ou 60 cavaliers. Autorisé à regagner la France le , il est nommé chef d'état-major de la division militaire à Lille le suivant.

Le , il est de nouveau envoyé en Espagne pour y diriger la brigade de cavalerie légère du corps du général Sébastiani. L'historien Charles Oman indique toutefois qu'il n'hérite du commandement de cette brigade qu'après la mort du général Paris d'Illins la veille de la bataille d'Ocaña, le . Il a sous ses ordres le chasseurs à cheval et les lanciers polonais de la Vistule, renforcés en par le chasseurs à cheval. Au , ses effectifs s'élèvent à . Il stationne à Antequera et Baza en juin, puis uniquement dans cette dernière localité en novembre. Durant la première moitié de l'année 1811, la brigade Perreimond opère dans les provinces de Grenade et de Malaga ; le général ne fait toutefois pas partie, contrairement à deux de ses régiments, de l'expédition conduite au printemps par le maréchal Soult pour contraindre les Alliés à lever le siège de Badajoz.

Selon Robert Burnham, il commande toujours en juillet la brigade de cavalerie légère du corps, alors qu'Oman affirme qu'il mène, le 15 de ce mois, une brigade formée du hussards et du chasseurs à cheval, forte de et rattachée au corps du maréchal Victor. Le , il prend le commandement de la brigade de la division de dragons mais voit ses effectifs, par suite de remaniements, être réduits à peau de chagrin. À l'automne, il est transféré à la tête de la brigade de la réserve de cavalerie de l'armée du Sud, réunissant les , et dragons. C'est à cette époque qu'il sollicite sa mise à la retraite, laquelle lui est dans un premier octroyée par décret impérial du avant d'être finalement annulée. Désigné le pour commander les six régiments de la division de cavalerie de l'armée du Sud, il prend part au combat de Villagarcia, le , au cours duquel ses escadrons et ceux du général Lallemand sont défaits par la cavalerie britannique de Stapleton Cotton.. Il est finalement autorisé à quitter le service le et, voyageant en compagnie du général Bouillé, est de retour en France le suivant.

Sa retraite est cependant de courte durée puisqu'il est appelé, le , à rejoindre le corps d'observation de l'Adige pour combattre les Autrichiens en Italie. En , il commande une brigade de cavalerie de la division du général Mermet, avec laquelle il participe à la bataille du Mincio, le 8 de ce mois. Remplacé à son poste trois jours plus tard, il est affecté derechef à la division Mermet le , pour la quitter semble-t-il à nouveau dès le mois suivant.

Fin de carrière

Mis non-activité en , Perreimond refuse de servir Napoléon lors du retour de ce dernier au pouvoir l'année suivante, allant jusqu'à rejoindre, le , l'armée royaliste constituée par le duc d'Angoulême pour combattre les bonapartistes dans le Midi. Ladite armée étant rapidement dissoute, le général rentre à Marseille à la fin du mois d'avril et, après la seconde abdication de Napoléon en juin, dirige à titre provisoire un corps d'armée royaliste en Provence puis, à partir de juillet, la subdivision de la division militaire, ce qui lui vaut d'être élevé au grade de lieutenant-général par le duc d'Angoulême le 18 de ce mois, sans que cette nomination soit confirmée par la suite. Le , il succède au général Slivarich au commandement de la place d'Antibes. Il subit alors le blocus de la ville par les troupes autrichiennes du général Bianchi, qui ne s'achève que dans les premiers jours d'octobre.. Ayant quitté son poste après cette date, Perreimond est mis à la retraite le , non sans être fait lieutenant-général honoraire le suivant et chevalier de l'ordre de Saint-Louis le . De 1824 à 1831, il est maire de Brignoles, dans le Var, et exerce en parallèle les fonctions de conseiller d'arrondissement entre 1828 et 1831.

Le général Perreimond meurt le , à Toulon. Dans sa biographie du général John Le Marchant, le neveu de ce dernier Denis Le Marchant décrit Perreimond comme .. De même, Peter Young et J. P. Lawford, s'ils voient en lui un , soulignent son .. D'après les écrits du général Pouget, Perreimond ., ce qui recoupe le témoignage d'un officier de dragons français ayant servi en Espagne :

Famille

Il se marie le à Louise Anne Antoinette Aude, avec qui il a trois enfants : Louis Antoine Ferdinand Perreimond, né le ; Joachim Marie Perreimond, né le , dont Joachim Murat et Caroline Bonaparte sont respectivement le parrain et la marraine ; et Caroline Lestradie Perreimond, née le .

Armoiries

Figure Nom du baron et blasonnement Armes du baron André Thomas Perreimond et de l'Empire, lettres patentes du

D'azur à trois chevrons d'or, au franc-quartier des barons militaires.

Notes et références

Bibliographie

. . . . .

Liens externes

Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Général de la Révolution française promu en 1794 Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Naissance en octobre 1766 Catégorie:Naissance à Vidauban Catégorie:Naissance dans la province de Provence Catégorie:Naissance dans la province de Provence (dans le département actuel du Var) Catégorie:Décès en janvier 1844 Catégorie:Décès à 77 ans Catégorie:Décès à Toulon Catégorie:Décès dans le Var (1790-1860) Catégorie:Décès dans le Var (1790-1860) (dans le département actuel du Var) Catégorie:Maire de Brignoles