Lucien Monjauvis, né le à Paris (Seine) où il est mort le Relevé des fichiers de l'Insee, est un homme politique et syndicaliste français.

Membre du Parti communiste français, il est député de la Seine de 1932 à 1936 et préfet de la Loire de à , puis de la Savoie jusqu'en .

Biographie Origines et formation Lucien Henri Monjauvis est le fils de Lucien Alfred, ajusteur, chef d'équipe aux usines Panhard et d'Émélie Louise Collet, mécanicienne en chaussures. Il est le deuxième de quatre enfants..

Formé à l'École d'apprentissage des usines Panhard, il devient ouvrier ajusteur. Il milite à la CGT dès 1919 et adhère au Parti communiste français en 1924.

Parcours politique Il est député communiste de la Seine ( du de ParisL'Humanité du 9 mai 1932, gallica.bnf.fr (son nom est raccourci et orthographié « Montjeau »)) de 1932 à 1936. Il est nommé membre de la commission de l'hygiène, de la commission du travail et de la commission de législation civile et criminelle.. De 1937 à 1940, il est conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine.

Mobilisé le , il est fait prisonnier en . Revenu en France en 1943 sous une fausse identité, il entre dans la Résistance et assume des responsabilités au sein du Front national dans la zone sud.

Du au , Lucien Monjauvis est préfet de la Loire délégué dans les fonctions, puis intégré en qualité de préfet. Et du au , il est préfet de la SavoieFiche extraite du Dictionnaire des préfets (septembre 1870-mai 1982), sur le sitefrancearchives.fr].

Responsabilités syndicales En , Lucien Monjauvis est secrétaire de l'Union CGTU des travailleurs de la Métallurgie de la région parisienne..

De 1948 à 1951, il est secrétaire de l'union CGT de la région parisienne, dont il devient après 1951 membre du bureau. La confédération le désigne pour entrer au Conseil économique et social. Dans cette instance, il est président du groupe CGT de 1951 à 1972.

Famille Le frère de Lucien Monjauvis, Auguste Monjauvis (1903-1992), est également un militant du PCF et de la CGT. Résistant, il est arrêté par la police française en , interné au camp de Rouillé en octobre, transféré en au camp allemand de Royallieu d'où il est déporté par le convoi des 45000 à Auschwitz en . Déplacé au camp de concentration de Sachsenhausen en , il est libéré par les Soviétiques en . Il reprend ses activités politiques et syndicales après-guerre..

Publications Avec A. ZimmermannAloïs Zimmermann, communiste, imprimeur à Constantine (cf. Notice Maitron) et Haje, La Sanglante Provocation de Constantine. Rapport de la délégation ouvrière d'enquête, 1935Notice du catalogue BNF. Jean-Pierre Timbaud, Éditions sociales, 1971, préface de Benoît Frachon.

Références

Voir aussi Articles connexes Liste des préfets de la Loire Liste des préfets de la Savoie Liste des députés de la Seine

Liens externes

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