Le fustier est un terme désignant plusieurs métiers de la construction, le plus souvent liés au travail du bois.

Origines Le terme vient de fust (en latin fustem, « bâton ») signifiant bois ou pièce de bois, poutre qui apparaît pour la première fois dans la langue française en 1080 dans La Chanson de RolandA.J Greimas, Dictionnaire de l'ancien français, Larousse 1997, p. 282.. Le verbe associé est fuster, signifiant « travailler le bois ». Au Moyen Âge, le fustier (ou fûtier) désignait différentes personnes travaillant le bois (charpentier, tonnelier, tourneur, menuisier, etc.). Comme dans d'autres professions, les fustiers créaient parfois des confréries, comme à ValréasChiffoleau, Jacques « Les confréries, la mort et la religion en Comtat Venaissin à la fin du Moyen Âge », Mélanges de l'École française de Rome. Moyen Âge, Temps modernes, vol. 91, n° 01-2. 1979, pp. 785-825 (p. 803)..

En France, en 1782, le terme désignait également un ouvrier coffretier-malletier-bahutier qui, au moyen d’une masse à joindre, « assemblait les unes avec les autres plusieurs douves qu’il avait auparavant passées sur la colombe et qu’il avait gougeonnéesVicq-d'Azur, Félix et Le Rond d'Alembert, Jean « Encyclopédie Méthodique, Ou Par Ordre De Matieres: Par Une Société de gens de lettres, de savants et d’artistes... », 1782, p. 741. ».

Selon le glossaire de Jean Humbert (1852), dans la région genevoise (Suisse), le fustier était un marchand de planches, de chaux et de gypseJean Humbert, Nouveau Glossaire genevois, Jullien Frères, 1852, p. 220 (lire en ligne).. Dans le midi de la France, ajoute-t-il, le terme désignait, au milieu du , un charpentier.

Notes et références

Bibliographie Jean-Aymé Gaudy-Le-Fort, Glossaire genevois, Genève, Barbezat et Delarue, 1827, p. 145.

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