Eugène Razoua, né le à Beaumont-de-Lomagne (Tarn-et-Garonne) et mort le à Genève (Suisse), est un militaire, journaliste, écrivain, membre de la Commune de Paris et homme politique français.

Biographie

Jeunesse et carrière militaire Né à Beaumont-de-Lomagne en 1830, Eugène Angèle Razoua grandit dans une famille apparentée à celle du comte Gaston de Raousset-Boulbon, flibustier et militaire. Élève du petit séminaire de Moissac dirigé par des prêtres, le jeune Razoua fugue à l'âge de 15 ans pour embarquer sur un navire de commerce en direction du Pérou. Il racontera plus tard ses péripéties en Amérique du Sud dans un livre intitulé Aventures de terre et de mer.

De retour en France cinq ans plus tard, il entame une carrière militaire en s'engageant au chasseurs à cheval à Vendôme. Après une formation à l'École de cavalerie de Saumur, il est envoyé en disgrâce au spahi en Algérie en raison de son opposition au coup d'État du 2 décembre 1851 par Napoléon III. Sur place, il tache de prendre contact le plus souvent possible avec les locaux qu'il prend d'affection ; il dira même : (il détaillera ses sentiments dans ses Souvenirs d'un Spahis). Ayant multiplié les actes de bravoure au front, il est promu sous-officier à l'âge de 24 ans avant de se voir proposer la médaille militaire (qu'il ne recevra finalement qu'en 1963).

Le journaliste républicain gauche|vignette|280x280px|Eugène Razoua vers 1865. Revenu à Paris en 1863 et las de la vie militaire, il prend contact en août de la même année avec différents journalistes républicains comme Antoine Révillon ou encore Arthur Arnould qui lui permettent de se faire embaucher comme comptable au Nain jaune, journal dirigé par le jeune Aurélien Scholl. D'un caractère explosif, il est finalement licencié très vite par Scholl qui, après avoir écrit à Révillon , s'adresse ainsi à lui dans une lettre : . Révillon, devenu son ami, l'encourage à écrire et à publier, en 1864, ses souvenirs d'Algérie. Après avoir travaillé dans différentes rédactions, Razoua entre en 1868 dans l'équipe du Réveil, journal fondé par Charles Delescluze.

Deux ans plus tard, il est impliqué dans le complot de Blois et accusé d'avoir voulu intenter à la vie de l'empereur (le complot était vraisemblablement une mascarade montée de toutes pièces par les autorités pour procéder à des arrestations d'opposants). Condamné à 6 mois de prison préventive, il est finalement acquitté à la suite du procès devant la Haute cour de Blois. Membre de l'Alliance républicaine et élu chef du bataillon de la garde nationale, il est nommé représentant de la Seine aux élections législatives de et vote pour la continuation de la guerre contre la Prusse.

Commandant durant la Commune de Paris vignette|Eugène Razoua en 1871 durant la Commune de Paris. Le , il démissionne de son mandat de député et rejoint la Commune de Paris, comme commandant du bataillon (bataillon de Montmartre) et comme directeur de l'École militaire et membre des cours martiales.

En exil en Suisse Après la Semaine sanglante, il s'exile à Genève et y meurt avant l'amnistie qui lui aurait permis de revenir en France.

Sources

Notes et références

Liens externes

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