Beate Zschäpe, née le à Iéna, aussi connue sous le nom de Beate Apel, est une extrémiste néonazie, considérée comme membre du groupe terroriste Nationalsozialistischer Untergrund (NSU).
Le procès du Nationalsozialistischer Untergrund a débuté le à MunichMonde.fr avec AFP et Reuters, « L'un des plus grands procès de néonazis s'ouvre à Munich » sur Le Monde, 6 mai 2013. et s'est achevé le avec la condamnation de Beate Zschäpe à la réclusion à perpétuitéFrance Info avec AFP, « Allemagne : Beate Zschäpe, principale accusée d'une série de meurtres à caractère raciste, condamnée à la prison à vie », sur France Info, 11 juillet 2018..
Biographie Origine et enfance La mère de Beate Zschäpe a étudié la médecine dentaire à Bucarest en tant que citoyenne de RDA ; son père, qu'elle n'a jamais connu, est un camarade d'études roumain de sa mère.
Elle grandit dans un milieu modeste à Iéna, où elle est fréquemment gardée par sa grand-mère. Sa mère divorce deux fois et Beate prend chaque fois le nom du nouveau compagnon de sa mère Göran Schattauer: Ich schlafe jetzt ruhiger. Jahrelang lebte sie an der Seite zweier rechtsradikaler Killer. Nun haben Ermittler die unheimliche Biografie der mutmaßlichen Terroristin Beate Zschäpe rekonstruiert. In : Focus 4/2012.. Lors des quinze premières années de sa vie, elle déménage six fois dans Iéna et à sa périphérie Beate, die braune Witwe. Christian Fuchs, John Goetz: Porträt im Dossier der Zeit, 31. Mai 2012 (consulté le 8 mai 2012)...
En 1991, elle arrête sa scolarité après sa dixième année d'école au collège Johann Wolfgang von Goethe, situé dans le quartier Winzerla de Iéna, et commence une formation d'assistante peintre dans le cadre de mesures d'aide à l'emploi. De 1992 à 1996, elle effectue un apprentissage de jardinière et se spécialise en culture maraîchère Christian Fuchs, John Goetz: Die Zelle. Rechter Terror in Deutschland. Reinbek bei Hamburg, 2012, et suivantes..
Milieu néonazi de Thuringe Entre 1991 et 1992, Beate Zschäpe se joint au groupe de jeunes néonazis Winzer-Clan situé aux alentours de la cité Winzerla., où elle fait la connaissance d'Uwe Mundlos et Uwe Böhnhardt. Avec eux et trois autres néonazis, dont notamment Ralf Wohlleben, elle forme la Camaraderie de Jena.. Ils ont participé à des rassemblements néonazis dans toute l'Allemagne ainsi qu'à des actions d'Anti-antifa de Thuringe orientale, puis à l'organisation qui lui a succédé, Sécurité intérieure de Thuringe. De plus, ils entretenaient des contacts avec le réseau de militants néonazis Blood and Honour.
Dans les années 1990, Beate participe aussi à des manifestations politiques à Iéna (« pour la protection de l'identité de Thuringe, contre l'internationalisation liée à la CEE »). Elle participe également à des actions délictueuses contre les jeunes de gauche et les vendeurs de cigarettes vietnamiens Anklage gegen Beate Zschäpe: "Sie hatte die Jungs im Griff" tagesschau.de du 8 novembre 2012..
En 1996 et 1997, plusieurs bombes factices et des engins explosifs au chlorate de potassium sont trouvés à Iéna. Le , la police perquisitionne les appartements de Beate Zschäpe et de Uwe Mundlos et Böhnhardt Verfassungsschutzbericht Thüringen 1998, zit. nach: Regierungserklärung des Thüringer Innenministers vor dem Landtag, Erfurt, 21 juin 2012.. Dans celui de Zschäpe, elle trouve une machette, un pistolet et un jeu de plateau appelé Pogromly, une variante néonazie du Monopoly.. Dans un garage loué par Zschäpe, sont trouvées quatre bombes tuyaux contenant environ de TNT . Des mandats d'arrêt sont alors délivrés contre les trois jeunes gens. Après la perquisition, ces derniers entrent dans la clandestinité.
Explosion à Zwickau thumb|right|200px|La maison endommagée par l'explosion à Zwickau le .
Böhnhardt et Mundlos se sont suicidés le après un braquage de banque raté à Eisenach. Le même jour, une explosion s'est produite dans un immeuble résidentiel de la Frühlingsstrasse, dans le quartier du Weissenborn à Zwickau, là où le trio avait vécu trois ans et demi. Cet appartement était leur base opératoire Fuchs, Goetz: Die Zelle, a.a.O., .. Zschäpe aurait, selon le mandat d'arrêt, , ce qui a entraîné l'explosion Fuchs, Goetz: Die Zelle, a.a.O., .. L'immeuble a été fortement endommagé et a dû être détruit par la suite. Dans les décombres de l'immeuble, les enquêteurs ont trouvé de nombreuses armes, y compris celles qui avaient servi lors des meurtres en série de ressortissants étrangers, ainsi que l'arme qui a été utilisée dans l'assassinat de l'agent de police Michèle Kiesewetter, à Heilbronn.. En outre, les enquêteurs ont saisi un ordinateur portable sur lequel étaient enregistrées entre autres des vidéos de La Panthère rose. On y découvre aussi des revendications d'attentats commis par le groupe terroriste Nationalsozialistischer Untergrund..
Le juge d'instruction à la Cour fédérale accuse Beate Zschäpe d'avoir mis le feu à l'ensemble du bâtiment, .. Au moment où elle sort de la maison, elle remet ses chats à sa voisine, laissant une femme âgée alitée dans la maison en feu Fuchs, Goetz: Die Zelle, a.a.O., .. Un jour plus tard, elle expédie de Leipzig une douzaine de courriers avec la vidéo de revendication à des journaux, à des associations islamiques, ainsi qu'aux partis politiques et organisations de droite. Ce faisant, elle s'est assurée que son groupe et ses actions acquièrent une subite notoriété.
Détention et accusations Après avoir échappé plusieurs jours à la police, Beate Zschäpe est placée en détention préventive le . Le le ministère public fédéral reprend les recherches à cause d'un soupçon d'appartenance à un groupe terroriste. .
Le , un an après avoir découvert la série de meurtres, le ministère public fédéral dépose une accusation contre Zschäpe et quatre autres néonazis présumés. Elle est accusée d'avoir participé .. Selon le chef d'accusation, le Nationalsozialistischer Untergrund (NSU) est qui commet ses actions Zschäpe avait entre autres pour , . Elle a pris soin de donner une façade discrète aux lieux de résidences respectifs et a loué l'appartement commun . En outre, elle était Ainsi elle a géré l'argent des attaques à main armée et a plusieurs fois loué les camping-cars, servant de véhicules lors de leurs actes, comme le relève le ministère public fédéral dans l'acte d'accusation de .
Comme le signale un , des traces d'ADN appartenant à Zschäpe sont trouvées sur des articles de journaux traitant de l'attentat à la bombe de Cologne et sur le lieu du meurtre d'Habil Kilic. Zschäpe est également accusée d'incendie criminel pour avoir mis le feu à l'appartement de Zwickau et de tentatives de meurtre d'un voisin et de deux artisans Anklage Beate Zschäpe - Sie hatte die Jungs im Griff Tagesschau.de, le 8 novembre 2012..
Selon le ministère public de Zwickau, elle est aussi accusée de pédopornographie, des fichiers à caractère pédopornographique ayant été trouvés sur son ordinateur. Cette procédure a néanmoins été ajournée, puisque la peine par rapport aux cas des autres actes présumés n'est ..
Procès du Nationalsozialistischer Untergrund
Théâtre Elfriede Jelinek a consacré à Beate Zschäpe une pièce, Das schweigende Mädchen (« La fille qui se tait »). La première a eu lieu en au de Munich ..
Notes et références
Source
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Fantôme d'Heilbronn
Catégorie:Naissance en janvier 1975 Catégorie:Naissance à Iéna Catégorie:Terrorisme en Allemagne Catégorie:Néonazie allemande Catégorie:Personnalité condamnée à un emprisonnement à perpétuité en Allemagne Catégorie:Personnalité allemande condamnée pour meurtre Catégorie:Tueuse en série allemande