Nicolas Constant Golzart, né le à Grandpré, dans les Ardennes, mort le à Vouziers, est un avocat et un juge, mais aussi un homme politique français. Il est notamment député des Ardennes pendant près de 18 ans, avec quelques interruptions, et traverse les régimes, très différents, de la première République, du Consulat, du premier Empire et de la restauration de la monarchie.
Biographie Avant la Révolution de 1789, ce fils d'un notaire est successivement juge, avocat. En 1790, à 32 ans, acquis aux idées nouvelles, il est nommé commandant de la garde nationale de Grandpré et procureur-syndic du district. Fin , il est élu député à l'Assemblée nationale législative, le de son département en nombre de voix sur les 8 députés à élire.
Il siège avec la majorité, les Feuillants, et est nommé, après la session, procureur-général syndic des Ardennes. Il est destitué en 1793 pour la modération de ses opinions et emprisonné comme suspect jusque fin 1794. Le , il est réélu par son département député au conseil des Cinq-Cents. Un des thèmes sur lesquels il intervient est les lois sur la famille et le mariage. Le , il argumente à la tribune contre la notion de divorce pour incompatibilité d'humeur. Puis il travaille au sein d'une commission réexaminant les lois et décrets de 1793 sur le mariage et obtient une nouvelle loi.
Il se rallie au nouveau régime, le Consulat, à la suite du coup d'État du 18 brumaire. Il est nommé sous-préfet de Vouziers lorsque cette administration se met en place. Puis il est désigné comme député des Ardennes au Corps législatif, et l'est à nouveau en 1807. En 1811, il est récompensé de sa fidélité en accédant à la noblesse d'Empire : il est fait chevalier de l'Empire.
Pendant les Cent-Jours, il se présente comme candidat à la Chambre des représentants. C'est un échec. Par contre, à la seconde Restauration, le de la même année 1815, il réussit à retrouver son mandat de député des Ardennes à la Chambre des députés. Il siège dans la minorité, une minorité très réduite, de «la Chambre Introuvable», expression attribuée à Louis XVIII pour dire qu’il n’aurait pu rêver une Assemblée plus monarchiste. Il est nommé président du tribunal de Vouziers en et de celui de Charleville en . Puis le , il redevient sous-préfet de Vouziers pour la seconde fois.
Détail des mandats comme député des Ardennes 30/08/1791 - 20/09/1792 : Feuillants 14/10/1795 - 26/12/1799 : Modérés 27/03/1802 - 04/06/1814 22/08/1815 - 05/09/1816 : Minorité ministérielle
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Sources et bibliographie . .
Sources sur le web .
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