La Division marocaine ( DM), créée le , est une division d'infanterie de l'armée d'Afrique qui participe à la bataille de France (mai-) de la Seconde Guerre mondiale.
La DM s'illustre à la bataille de Gembloux le puis lors de la défense de Lille fin .
Historique Créée le . Division active, formée de régiments actifs du Maroc et mise sur le type nord-est à son arrivée en métropole. Dissoute en 1940
Chefs de corps Commandant : général Audet (1939-), puis général Mellier (). Chef d'état-major : commandant Nardin, puis capitaine Castaing (). Commandant l'infanterie divisionnaire : colonel Crépin. Commandant l'artillerie divisionnaire : colonel Ronin.
Rattachement Corps d'armée (général Henri Aymes) de la Armée
Seconde Guerre mondiale (1939-1940) Constituée à Meknès, au Maroc, le , la division fait mouvement vers Oran le , débarque à Marseille et stationne de Bayonne à Luchon et de Toulouse à La Rochelle avant de gagner, par voie ferrée, le , la zone de Fresnes-en-Woevre, Vigneulles-lès-Hattonchâtel et Sponville.
Front de Lorraine Le , relève de la D.I.N.A. dans le secteur d'Elzange ( armée), avec P.C. à Bertrange. Le , la division est à son tour relevée par la D.I. et, après regroupement dans la zone Uckange, Moyeuvre, Roncourt, fait mouvement à partir du , voie de terre, vers Vitry-le-François et Châlons-en-Champagne. Elle y séjournera pendant deux mois. Le , elle est transportée vers la zone de Bavay, de Le Quesnoy, de Maubeuge, avec P.C. à Berlaimont ( Armée, C.A.). Le 4, elle relève la D.I.A. dans le secteur du Hainaut, de Wargnies-le-Petit à la Sambre.
Bataille de la Dyle
Le , la division fait mouvement, voie de terre, dans la nuit vers Mons, Havré, Sars-la-Bruyère. Le 11, toujours dans la nuit, vers Houdeng, Thieu, Seneffe. Le 12 et le 13, les et R.T.M. sont transportés en camions, de nuit, sur la position Ernage-Gembloux et la division s'installera, le 14, sur la voie ferrée. En fin de matinée, ce jour-là, après le repli de la D.L.M., des actions confuses s'engagent à Ernage sous le bombardement des stukas et de l'artillerie ennemie. Le 15, Ernage est perdu au matin, les liaisons rompues avec la d'infanterie motorisée, la position entamée, des combats se livrent sur la ligne d'arrêt, puis vient l'ordre de repli sur la V.F. de Tilly, décrochage difficile. Le 16, occupation de la position de Villers-la-Ville à Marbais, combats continuels. Le 17, repli derrière le canal Charleroi-Bruxelles, puis vers Mons. Les liaisons sont en partie rompues. Le 18, des éléments sont regroupés au sud-ouest de Valenciennes.
Deux plaques commémoratives sont apposées au pied du chevet de l'église Saint-Pierre de Noirmont près d'Ernage pour perpétuer le souvenir des combattants du R.I. et de la marocaine tombés lors des combats autour d'Ernage.
+Le chevet de l'église Saint-Pierre de Noirmont et ses plaques commémorativesvignette|upright=0.9vignette|upright=0.8vignette|upright=0.8
Bataille du Nord
Le , avec ce qui a pu être remis sur pied, on installe une position face au sud-est, sur l'Escaut, du pont de Rouvignies à Bouchain. Le 20, l'ennemi franchit l'Escaut au pont de la Cimenterie, puis la position est rétablie par une contre-attaque. Après regroupement dans la, zone de Marchiennes-Campagne, Warlaing, Erre, la division passe au nord de la Scarpe, le , de Wred à Warlaing. Les 22 et 23, les et R.T.M. sont réorganisés en bataillons de marche, un régiment d'artillerie a disparu. Le 24, sur le canal de la Deule, face au sud-ouest, d'Oignies à Les Baraques. Le 25, contacts à Meurchin et Pont-à-Vendin. Le 26, franchissement de la Deule par l'ennemi aux ponts de Courrières et Maudit, prise du faubourg sud de Carvin. L'arrivée d'éléments de la D.I.N.A. permet de rétablir un front Camphin, Provin, Les Baraques, avec contre-attaque de la D.L.M.. Le 27, des combats se livrent à Don et Allennes. Le soir, repli sur la Lys. Le 28, coupée en trois tronçons, la Division Marocaine se replie vers Lille, combat dans Lille-Canteleu les 29 et , puis des débris rejoignent Malo-Terminus, réussissent à s'embarquer, subissent des pertes en mer par bombardements aériens, séjournent en Angleterre du 2 au , sont transportés à Brest, ébauchent, les 8 et 9, une réorganisation dans la zone Beaumesnil. La Barre-en-Ouche, y retrouvent les trains régimentaires et les services de la division évacués du Nord avant l'encerclement.
Il reste hommes environ de la marocaine, qui sont sur la Risle, à La Ferrière et La Neuve-Lyre le , remettent sur pied un R.T.M. à 2 bataillons et passent à la légère nord-africaine.
Bilan des pertes Du au , la marocaine compte près de 700 tués dont près de 70 % de soldats maghrébins originaires du Maroc et d'Algérie.
Composition La DM était composée en 1940 d’environ 61 % de militaires marocains engagés volontaires et 39 % de cadres français (officiers, sous-officiers et volontaires français)Commandant d’Ornano, « La Division marocaine dans la bataille de Gembloux », Revue historique des armées, juin 1952, .
Cavalerie 80e groupe de reconnaissance de division d'infanterie
Infanterie de tirailleurs marocains ( RTM) : colonel Rouyer, puis lieutenant-colonel Bocat (), commandant Flamant () de tirailleurs marocains ( RTM) : lieutenant-colonel Brial puis lieutenant-colonel Suffren (), colonel Cordier (), lieutenant-colonel Leussier () de tirailleurs marocains ( RTM) : colonel Vendeur Artillerie d'artillerie d'Afrique ( RAA) d'artillerie lourde ( RALD)
Hommages Inscriptions de bataille L'inscription de bataille Gembloux 1940 est attribuée aux drapeaux des : de tirailleurs marocains ( RTM) de tirailleurs marocains ( RTM) de tirailleurs marocains ( RTM) d'artillerie d'Afrique ( RAA)
Citations collectives à l'ordre de l'Armée Après la guerre, les régiments de la Division marocaine obtiendront, l'hommage officiel des armées française et belge pour leurs faits d'armes (huit citations).
[..] Les 28, 29, 30 et , par le sacrifice de ses derniers éléments, il arrêtait, par des combats de rues, à Loos-sous-Lille, la progression allemande jusqu'à ce qu'il fut réduit à quelques officiers et une poignée de tirailleurs privés de munitions [...]
Régiment Nord-Africain d'élite. A fait preuve des plus belles qualités d'endurance et de combativité dès les premiers engagements de , en Belgique, sous l'ardente impulsion de son chef, le Colonel VENDEUR. Ayant couvert en trois jours, a subi, dès son arrivée sur la position de Cortil-Noirmont, très sommairement organisée, le choc des divisions blindées allemandes. Malgré l'état de fatigue immense des Tirailleurs et l'absence de tout obstacle de valeur barrant la trouée de Gembloux, le Bataillon à Ernage, les et Bataillons à Cortil-Noirmont, ont réussi, le 14, 15 et , à arrêter les attaques des forces adverses, leur infligeant des pertes très dures en hommes et matériel. Maintenu en arrière-garde après le repli général ordonné le , s'est énergiquement dégagé dans la matinée du 16, du centre de résistance de Cortil-Noirmont, pour porter à Tilly un vigoureux coup d'arrêt à l'ennemi, refoulant son infanterie sur plusieurs kilomètres par une contre-attaque brutale à la baïonnette.
Régiment d'élite qui, fidèle à ces traditions légendaires, a donné toute sa mesure de bravoure et d'esprit de sacrifice au cours des opérations de en Belgique. Engagé en hâte dans la bataille de Gembloux avec la Division Marocaine, après avoir couvert en trois jours, a, dès son arrivée sur la position, subi le choc des formations blindées allemandes. À Cortil-Noirmont et à Ernage, les 14 et , a réussi, au prix de lourds sacrifices, à arrêter les attaques répétées des forces adverses. Maintenu en arrière-garde après le repli général ordonné le , le Régiment s'est énergiquement dégagé le du centre de résistance de Cortil-Noirmont et a mené à Tilly une brillante contre-attaque à la baïonnette, refoulant l'ennemi de plusieurs kilomètres.
Voies portant le nom de la Division marocaine Rue de la Première Division Marocaine à Gembloux en Belgique
Notes
Catégorie:Division d'infanterie de l'Armée de terre française Catégorie:Armée d'Afrique (France)