Albert-Joseph Sélonier (Montereau, - Paris, Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , vue 15/31.) est un architecte français. Disciple de Viollet-le-Duc, il est l’un des architectes parisiens les plus prolifiques de son époque.

Biographie Albert-Joseph Sélonier a exercé à Paris de 1895 jusqu'à sa mortLa fortune d'une production ordinaire : les immeubles parisiens d'Albert-Joseph Sélonier (1858-1926), par Alexis Markovics, in Repenser les limites : l'architecture à travers l'espace, le temps et les disciplines, Paris, INHA, 2005..

Disciple de Viollet-le-Duc. mais autodidacte étant passé par toutes les étapes de la construction, il a été l'un des architectes les plus prolifiques de son époque, ayant réalisé plus de 200 immeubles dans la capitale (plus de 130 portent encore sa signature), pour la plupart des immeubles de rapport de 5 à 8 étages, ce qui lui a permis de faire fortune avec quelques péripéties. Son œuvre est visible dans tout Paris, notamment dans les , , , , et . En 1889, il est entrepreneur de maçonnerie et habite au 155, rue d'Alésia. Son bureau d'architecte était au 31, boulevard (de) Bonne-Nouvelle. Il y a eu de multiples activités et y est décédé. En 1907, il s'est associé à Henri Depussé (1879-1942). D'où l'agence Sélonier et Depussé. Vers 1908, il construit le Palais Cronstadt, aux 10, rue Cronstadt et 50, rue de la Buffa à Nice.

Il s'agit en grande partie d'immeubles d'habitation en pierre de taille de style post-haussmannien, de grand standing et aux détails généreux. Les exceptions sont deux hôtels pour voyageurs, trois ateliers et deux immeubles de bureaux.

Vers 1900, il a fait la promotion de Varengeville-Vasterival.

Une rue de Rayol-Canadel-sur-Mer porte son nom. Il y a vécu et y a construit.

Une photo de lui à son bureau se trouve dans Markovics, 2016, page 16.

Réalisations vignette|2 rue Dante (Paris). Hormis Nice, elles sont toutes à Paris, excepté le 18, chaussée de l'Étang à Saint-Mandé (1895), signé avec J Dépagniat entrepreneur, qui se trouve derrière une grille qui est dans l'alignement de celles des immeubles voisins (photo).

On trouve des cariatides engainées au 14, rue de Bretagne et au 43, rue Beaubourg, deux atlantes engainés au coin du 31, avenue Hoche et des 7-9 avenue Bertie-Albrecht ainsi que deux atlantes au 2, rue Dante. Voir ci-dessous.

Quartier Duroc : immeubles signés au boulevard des Invalides, , n° 59 (1913), au coin de l'avenue Constant-Coquelin, 63 (1911) et 65 (1912), aux coins de l'avenue Daniel-LesueurVoir Markovics, 2016, fig. 1, page 26. ; Métro Vavin : immeuble du restaurant Le Dôme, 108, boulevard du Montparnasse, signé, et, à angle aigu, 2, rue Delambre, (1898) ; 23 ter, boulevard Berthier, , (1900), signé (en gothique). Pour Albert Raymond Gourron, premier ténor de l'Opéra sous le nom d'Albert Alvarez (1861-1933). Sculpteur non cité. Pendant le chantier, il a dû croiser Xavier Schoellkopf, qui s'occupait en même temps de celui du 23 bis ; 43, rue Greneta et, au coin, 14 (visible près du sol), rue Dussoubs (1910). Ateliers en briques et pierre. Grandes fenêtres continues aux étages 1, 2 et 3. Quatrième et dernier étage, en brique différente, moins haut. Non signé. Les numéros 14 à 2 sont, depuis 1994, nommés place Goldoni (photo) pour le bicentenaire du décès du dramaturge en 1793 au 21 (plaque). À l'époque, c'était la rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur. 31 bis boulevard Saint-Martin, , (1914), signé. L'arrière est le 40, rue Meslay. Le 40 bis, en brique, non signé, devrait être de Sélonier. Légères différences avec ce qui est écrit dans Markovics, 2016, page 509. 43, rue BeaubourgPSS-ARCHI.EU., au coin du 1 de la rue du Grenier-Saint-Lazare , (1929) avec Henri Depussé, non signé. Bureaux. Légère égyptomanie (voir le 14, rue de Bretagne) ; 14, rue de Bretagne et 48, rue Charlot, (1926) avec Henri Depussé. Non signé. Onze fenêtres par étage (bureaux). Égyptomanie (quatre têtes de jeunes femmes) due à la découverte du tombeau de Toutânkhamon en 1922. Plaque concernant la détention temporaire de juifs au moment de la rafle du 16 juillet 1942 ; 1, place du Panthéon, (1912), signé. Au coin de la rue Clotilde (non numérotée de ce côté) où se trouve une petite entrée desservant le sous-sol. Huit étages dont deux de mansardes comme au 6, square du Trocadéro. Dix fenêtres par étages dont une de coin, sauf au rez-de-chaussée où elles sont deux ; 4, square Alboni, , (en 1913), non signé. Pour le comte de Bellefonds ; 33, avenue Rapp, (en 1898)Protections patrimoniales, arrondissement, Ville de Paris, Règlement du PLU, tome 2, annexe VI, ., signé. Le coauteur Albert Saint-Blancard, non architecte, n'est pas mentionné. Au coin (n°1) du square Rapp ; 11 bis et 15, rue d'Édimbourg, (1899 et 1900), contigus, avec cour, signés. Sélonier évite presque toujours le n°13. Voir boulevard Delessert. 279, rue Saint-Honoré, (1905), Trois fene^tres par étage. Signé ; 5, rue de Belloy, (en 1902), 3 fenêtres, 5 étages. Signé. Élégant ; 73, boulevard de Grenelle (en 1903), signé, au coin de la rue Auguste-Bartholdi ; 7, avenue de Camoëns, entrée de service à gauche, signé et daté (1907) au coin du n°14 de la rue Benjamin-Franklin Protections patrimoniales, arrondissement - Règlement du PLU ; tome 2 ; annexe VI ; pages 340 à 432 - Ville de Paris. ; 11 bis, pour éviter le 13 (1913), au coin de la rue Beethoven qui a deux niveaux inférieurs, 15 (en 1910), 17 (en 1910), boulevard Delessert, , tous contigus, signés. En 1912, Paul Doumer (1857-1932) habitait au 15Alexis Markovics, 2016, page 431. ; 19-19 bis, boulevard Delessert , 1912, non signés. Immeubles symétriques de neuf étages (seule exception). Appartements de 220-. Le plan d'origineMarkovics, fig. 77, page 465. n'a pas été suivi à partir du huitième étage où commencent les mansardes. Terrasses ; 3 , 5, 6 et 4, square du Trocadéro, forment un ensemble de 25 fenêtres signé et daté (1915 et 1916) sauf le 5. Le 6 (de face) possède 8 étages ; 2 (l'entrée, signée, est au 65, avenue Victor-Hugo), 3, 4, 5, 7 (plaque) et 8, rue Georges-Ville, (1901, 1902, 1902, 1905, 1911, 1914). Les n°4, 7 et 8 sont signésVoir Les charpentiers de Paris. Société ouvrière. L. Favaron directeur, Album, Paris, non daté mais de 1904, pl. n°78.. En 1904, le n°67 n'est qu'un rez-de-chausséeVoir l'article d'Alexis Markovics sur Sélonier dans Nouvelles approches en architecture (collection Histoire de l'Art n°59) 2006, pp. 85-94. L'immeuble de l'avenue Victor Hugo est sur la couverture du livre d'Alexis Markovics de 2016, 570 pages, cent photos (fig. 1 à 100) précédées de celle de Sélonier, page 16. ; 53, rue Rodier, (1904), signé. Pierre claire. Le 53 bis, sorte de jumeau, non signé, est vraisemblablement de lui alors que Markovics mentionne le 55. 117-119, rue du Faubourg-Poissonnière, (1906). Ateliers en briques différentes sur deux niveaux. Ensemble non signé. Actuel collège Alphonse-de-Lamartine. Le lycée Lamartine, contigu, installé en 1893, est au 121. 1, au coin de la rue de Passy (dont le numéro, 44, ne se voit que rue Massenet), 3, D de Folleville sculpteur, 17 et 19, rue Massenet, d'un seul tenant (tous en 1903 et signés), 21, signé en 1905, au coin de la rue Vital, avant le n°33, . 27, avenue Kléber, . Signé. 1909. 4 fenêtres par étage. Deux entrées métalliques semblables plus une de garage. On voit le sous-sol. Verrière et belle fene^tre au dernier étage. Réhabilité en 1984. 43, boulevard Lannes, (1905), signé. Les 8 fenêtres par étage sont toutes arrondies. Sculpteur non mentionné ; 34 et 36 rue de Lübeck, , signés ; Hôtel Vernet, 25 rue Vernet, (1910), signé. Quatre colonnes au centre du quatrième étage (sur six). Beaucoup d'allure. La salle de restaurant est plafonnée par une exceptionnelle verrière de Louis Charles Marie (?) Champigneulle et Gustave Eiffel, réhabilitée vers 2017 (renseignement pris sur place en 2023). 11 bis, boulevard Jules-Sandeau, (1909), signé ; 2, rue Dante, (1902), signé par lui et D. de Folls (sculpteur), au coin de la rue Galande, où se trouve un vitrail au deuxième étage ; 2, avenue Ingres, (1903), signé, entrée de service au 38, avenue Raphaël. Pierre blanche. Auparavant, villa de Rossini (détruite) ; 3, avenue Alphand, (1905), à angle obtus, 11 à 13 fenêtres par étage, signé ; 34 bis-34 avenue (ex rue) de l'Observatoire, (1896), au coin du 57, avenue Denfert-Rochereau, signé. Au 34, haute porte incluant le premier étage et plaque en souvenir de Jean Cavaillès (1903-1944), dont c'est la dernière et courte cache jusqu'en , mois de son arrestation. 36, avenue de l'Observatoire (1903) et 59, avenue Denfert-Rochereau, signé ; 19, rue Campagne-Première, (1898), signé ; 202, boulevard Raspail, (1908), une seule fenêtre par étage, et 1, rue Delambre, signé ; 204, boulevard Raspail, (1898), signé. Les archives Stiassnie indiquent qu'Albert Saint-Blancard est aussi l'architecte, diplôme qu'il n'a pas ; 223, boulevard Raspail, (1901), 2 fenêtres par étage, signé ; 234, boulevard Raspail, (1898), signé (à gauche, entrée de service, actuel cabinet médical) et (1) boulevard Edgar-Quinet. Le 1 n'est pas mentionné. 7 étages, 3 + 4 fenêtres. Restaurant et commerce. Le boulevard commence au 1 bis ; 1 bis, et non 3, boulevard Edgar-Quinet et rue Émile-Richard, non numérotée ici, (1909), 7 étages, 3 + 1 + 4 fenêtres. Non signé. Marbrerie funéraire au 1 bis, au coin et rue Émile-Richard, mentionnant les quatre sergents de La Rochelle (1822). Le 1 bis est suivi de l'une des deux parties du cimetière du MontparnassePhoto des deux immeubles dans Markovics, 2016, fig. 89, page 494. ; 154-156, boulevard du Montparnasse, , (1901), non signé. Au coin de la rue Boissonade, où se trouve l'entrée ; 3 ter (avec, au-dessus, mention du 7, ancien numéro), rue d'Alésia, , (1902). Sobre. Signé. 1, rue Georges-Saché, (1909) à angle aigu avec un immeuble moderne de la rue de la Sablière (18, non écrit). Brique et pierre. Six étages et sept fenêtres. Sept mansardes. Non signé ; 105, quai Branly (actuel quai Jacques-Chirac) et, à angle obtus, 1, boulevard de Grenelle, (1899 puis 1902). Non signé. 3, avenue Daniel-Lesueur, (1911), signé ; 42, avenue Charles-Floquet, (1911), signé ; 3 (1913), 4 (1912), 7, 9 et 11 (tous en 1913), avenue Constant-Coquelin, , tous signés ; 7, rue Villaret-de-Joyeuse, (1907), signé, Louis Lavy sculpteur, au coin du square éponyme ; 3 (1911), 7 (1913) et 8-6 (1911) rue du Colonel-Moll, , tous signés ; 13, rue Denis-Poisson, place Saint-Ferdinand et 37, rue Saint-Ferdinand, où une plaque honore Louis Vierne (1870-1937), (1898). 5 étages et 6 + 4 + 6 fenêtres. Non signés. C'est la seule fois qu'il y a un n°13. 10, avenue du Général-Leclerc, ancienne avenue d'Orléans, , (1909). Signé. Boucher entrepreneur. Seulement 2 fenêtres par étage ; 16, avenue du Général-Leclerc, . (1909). Signé. Immeuble de 2 étages et places de voitures dans la cour (porte cochère)Plan dans Markovics, 2016, page 499. ; 91, avenue du Général-Leclerc, , (1897), signé. Au coin du 23, rue Alphonse Daudet ; 116, avenue du Général-Leclerc, , (1907). Remplacé ; 118, avenue du Général-Leclerc, , (1900), signé. La pianiste France Clidat y a vécu de 1935 à 2012. Plaque ; 3, 12 et 18, rue Alphonse-Daudet . Tous de 1898 et signés ; 8, 10, 12, 14, rue du Lunain, . Tous de 1905 et signés. En 1907-1913 Victor (qui enseignait à Rennes) et Hélène Basch habitent au 10. Ils vont ensuite au 8, rue Huysmans ; 5 (1902), 6 (1901), 7 (1915), 9 (1905) et 11 (19..), rue Marguerin, . Tous signésPhoto page 498 dans Markovics, 2016. ; 2, rue Leneveux, et rue Marguerin, signé en grands caractères ; 5 (1898), avec immeuble dans la cour, et 10 (1900), rue Leneveux, . Signés ;