Le lieutenant-colonel William Henry Rankin, né le à Pittsburgh (Pennsylvanie) et mort le à Oakdale (Pennsylvanie), est un pilote américain de l'aviation du corps des Marines, vétéran de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée.

Carrière William Rankin rentre dans l'USMC en et quitte l’uniforme en 1964. Durant la guerre du Pacifique, il est déployé à la défense de l’atoll de Funafuti alors qu'il suit une formation d'officier. De à , alors qu'il a le grade de capitaine, il suit une formation de pilote de chasse. Durant la guerre de Corée, à partir de , alors qu'il est major dans la il effectue une cinquantaine de missions de combat à bord de Chance Vought F4U Corsair, d'abord depuis la base aérienne K-3 de Pohang où le il doit effectuer un atterrissage d'urgence après avoir été touché par la DCA ennemie, puis en à partir du porte-avions d'escorte . En , alors qu'il bombarde un complexe de ponts lourdement défendu en Corée du Nord qui sera popularisé sous l'appellation Les Ponts de Toko-Ri, il est blessé à la jambe. Son Corsair compte 132 impacts mais il parvient à apponter sur son navire. Il est hospitalisé à San Diego ou après son rétablissement il est promu lieutenant-colonel.

L'éjection à laquelle il fut contraint le a fait de lui le seul cas documenté de survie après une chute à travers un cumulonimbus en plein orage . Il serait aussi, du même fait, le survivant de la plus longue descente en parachute de l'histoire (plus de 40 minutes).

L'éjection Le , aux commandes d'un avion de chasse F-8U Crusader, William Rankin alors commandant le VMFA-122 s'envole de la dans le Massachusetts pour rejoindre la Marine Corps Air Station Beaufort en Caroline du Sud . Il monte au-dessus de l'enclume du cumulonimbus, à , puis à , à mach 0,82, il entend un bruit sourd venant du moteur. Ce dernier s'arrête et le témoin d'alarme d'incendie s'allume. Il pousse alors le levier du moteur auxiliaire, mais celui-ci se brise entre ses mains. Alors qu'il ne porte pas de combinaison pressurisée, il s'éjecte à 18 heures dans une atmosphère où l'air est à . Il souffre immédiatement de gelure et de décompression. Il ne sent plus sa main gauche, son gant ayant été arraché lors de l'éjection. Il saigne du nez et voit un gonflement de son abdomen.

Son parachute est prévu pour s'ouvrir automatiquement à une altitude de , ou bien manuellement à l'aide d'une poignée. William Rankin décide de ne pas ouvrir son parachute dans le nuage, car cela prolongerait sa chute, provoquant la mort par asphyxie et hypothermie.

Il chute à l'intérieur de l'orage, et décrit notamment son passage à travers des masses d'eau qui gênent sa respiration, de la grêle, et les éclairs qui frappent près de lui.

Il atterrit dans une forêt 40 minutes après son éjection, son parachute s'emmêle dans les branches, et sa tête se cogne contre un tronc d'arbre. Il parvient à se libérer et à retrouver une route de campagne, où il rencontre une voiture qui le conduit à un magasin, lequel prévient une ambulance qui le conduit dans un hôpital de Ahoskie.. Il ne présente aucune blessure grave.

Il raconte son expérience dans son livre The Man Who Rode the Thunder édité en 1960 et paru en France en 1961 sous le titre L'homme qui chevaucha le tonnerre par les Éditions France-Empire.

Notes et références

Annexe Voir aussi Aspiration dans un nuage

Catégorie:Naissance en octobre 1920 Catégorie:Naissance à Pittsburgh Catégorie:Décès en juillet 2009 Catégorie:Décès dans le comté d'Allegheny Catégorie:Aviateur américain de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Lieutenant-colonel de l'United States Marine Corps Catégorie:Militaire américain de la guerre de Corée Catégorie:Décès à 88 ans Catégorie:Élève du Joint Forces Staff College