Clion, parfois nommée Clion-sur-Seugne, est une commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Clionnais et les ClionnaisesLes gentilés de Charente-Maritime.

L’étymologie du nom de Clion est plutôt obscur. Pour certains, il viendrait de claudiomagos, le village ou le marché de Claudius. D’autres y voit un diminutif de clie provenant du gaulois cleta, une claye (plaque fabriquée à partir de brin d’osier). Enfin pour d’autres, ce nom peut provenir du gaulois glen, c'est-à-dire une vallée comportant un cours d’eau.

Géographie

Urbanisme Typologie Au , Clion est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Jonzac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,5 %), forêts (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), cultures permanentes (5,2 %), prairies (2,1 %), zones urbanisées (1,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs Le territoire de la commune de Clion est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Rochette et la Seugne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1993, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..

vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Clion. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 50,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 245 sont en aléa moyen ou fort, soit 50 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1983, 1999 et 2010.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Localisation et accès La ligne de Chartres à Bordeaux-Saint-Jean traverse la commune qui y possède une gare, anciennement desservie par des TER entre Saintes et Bordeaux. vignette|gauche|Gare de Clion-sur-Seugne.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est traversée par la Seugne, affluent en rive gauche de la Charente.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Germain-de-Lusignan à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Toponymie Les étymologistes ont fait plusieurs hypothèses sur Clion.

Certains y voient un ancien Claudiomagus ou « village-marché de Claudius », tel son homonyme de Clion, en Berry. Le terme gaulois de -magos était souvent employé dans les noms de villages agricoles peuplés de cerfs, qui servaient aussi souvent de lieux d’échanges. Signifiant littéralement marché, le mot pris ensuite progressivement le sens de ville. On le retrouve, par exemple, dans le nom antique de la ville d'Argenton-sur-Creuse, Argantomagos.

D’autres étymologistes affirment que le toponyme constitue un diminutif de clie, un terme saintongeais dérivé du gaulois cleta (ou clita) et équivalent de l’ancien français claye, puis « claie » (barrière). Le mot pouvait désigner une grande plaque fabriquée à partir de brins d’osier que l’on tressait finement, qui pouvait servir de porte.

Enfin, il est possible que le toponyme vienne du mot gaulois glen (= vallée comportant un cours d’eau) voire du gaulois glasto (vert).

Au , on retrouve l’orthographe de Clyons sur un parchemin du : hommage fait à l’abbé de St Germain des Prés par Regnault de Sainte-Maure, seigneur de Jonzac, pour sa châtellenie de Jonzac. L’origine de ce terme pourrait se retrouver dans le latin Clyens « protégé ». On remarque, par exemple, cette orthographe.

Le village a parfois été connu jadis sous le nom de Saint André-de-Clion..

Histoire

Vestiges archéologiques À Clion des découvertes de silex taillés et des vases de l’époque du Bronze attestent d’une présence humaine très ancienne.

Au lieu-dit Les Roussillères sur la commune de Clion un tombeau gallo-romain contenant un flacon à panse de section carrée fut exhumé en 1924.

Au lieu-dit Le Mars, la présence d’un cimetière à inhumation en sarcophages a été mis au jour. Il est composé d’une cuve trapézoïdale avec deux inhumations successives et de huit autres sarcophages.

Aux Brossards à l’est du hameau de Clermont, on trouve un autre cimetière à inhumation en sarcophage. Dans ce dernier cas, il fut aussi découvert du mobilier funéraire composé d’une plaque de boucle en bronze présentant un décor gravé et le fragment d’une bague en bronze.

Au lieu-dit Les Varennes, on note la découverte d’un sarcophage dont le couvercle était brisé en plusieurs morceaux.

L'Ancien Régime

La paroisse appartint d’abord à l’archiprêtré d’Archiac puis à celui de Cosnac. Il est à remarquer que dans les archives on trouve trace déjà en 1337 de la présence d’une école à Clion. On peut y voir l’influence de l’abbaye de Charroux qui a des intérêts sur le territoire paroissial.

Au , il n’est pas rare de voir des paroisses devenir des châtellenies. C’est le cas de Clion, C’est un signe des difficultés croissantes de la noblesse de cette époque. Celle-ci aliène en effet des parties entières de ses possessions et de ses droits de justice pour pouvoir subsister, garder son rang, équiper un fils pour la guerre ou payer des créanciers. C'est ainsi que le seigneur de Plassac vendit la paroisse de Clion créant d’un nouveau fief avec des droits de haute justice.

Robert de La Rochandry, seigneur de Courpignac et de Saint-Antoine du (Bois) établit cette châtellenie à la suite du démembrement en 1497 de la châtellenie de Plassac. Une partie de celle-ci fut vendue par la famille de Pons, plus exactement Anne de Martigné Ferchaud, fille de Marie de Pons descendante de Renaud VI de Pons, à François Ragneau, conseiller du roi. Ce dernier la rétrocéda rapidement aux La Rochandry. Les La Rochandry sont une vieille famille de l’Angoumois qui avait obtenu le fief de Saint-Germain-de-Lusignan et de Jonzac. Robert de La Rochandry, déjà seigneur de nombreux lieux en Saintonge est fils de François seigneur de Clam. Il épousa en secondes noces Blanche d’Aubeterre.