Charles-Alphonse Levert, né le à Sens (Yonne) et mort le à Paris , est un homme politique français.
Biographie Fils d'Antoine Levert (1793-1865), entreposeur de tabac à Paris, et de Caroline Colombe Tarbé des Sablons, il suit ses études au collège Sainte-Barbe, au terme desquelles il devient avocat au barreau de Paris.
En 1848, Émile Ollivier, alors commissaire du gouvernement dans les Bouches-du-Rhône, le prend comme secrétaire, le nommant à son premier poste dans l'administration préfectorale, dans laquelle il va faire une belle carrière durant le Second Empire.
En , il est nommé conseiller de préfecture à Arras. Rallié au régime impérial, il est nommé en sous-préfet de Saint-Omer, avec le soutien de son oncle, Félix Carlier, préfet de police de Paris.
En , il est nommé sous-préfet de Valenciennes, où il se marie, puis, en préfet de l'Ardèche. Il s'y signale par son activité lors des inondations qui dévastent le pays.
En , il est nommé préfet d'Alger.
En , il reçoit à Alger l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, qui inaugurent à Alger le le boulevard de l'Impératrice.
En , il est nommé préfet de la Vienne, où la politique du Second Empire dans les États pontificaux tend ses relations avec l'évêque de Poitiers.
En , il retrouve le département du Pas-de-Calais, où il est nommé préfet. Il s'efforce d'y favoriser l'aménagement de lignes de chemin de fer. Durant son administration, il mène la déclaration d'utilité publique de la ligne d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise, de celle de Saint-Pol à Etaples, de celle de Béthune à Frévent, le . Il entreprend la construction d'autres lignes ; la reconstruction des hospices d'aliénés de Saint-Venant et de Saint-Pol-sur-Ternoise.
En , il devient préfet de la Loire, qu'il quitte dès en étant nommé préfet des Bouches-du-Rhône, un département travaillé par les républicains.
Le , la préfecture de Marseille, récemment reconstruite sur de vastes proportions par son prédécesseur, est envahie par des émeutiers hostiles au régime impérial. Blessé lors de cette journée, il doit se cacher avec sa famille.
Il s'exile à Monaco, puis en Italie, à Genève et en Belgique. Il visite Napoléon III à Wilhelmshöhe, en Westphalie, où Guillaume Ier le retient prisonnier, l'accompagne en quand il est libéré, depuis la frontière germano-belge jusqu'au port d'Ostende, où l'ex-empereur s'embarque pour l'Angleterre.
Après la défaite de 1871, son engagement au service du bonapartisme se porte sur le terrain parlementaire.
Il est élu député du Pas-de-Calais à l'occasion d'une élection partielle, en , et siège dans le groupe parlementaire de l'Appel au peuple, regroupant les bonapartistes, dont il est l'un des membres les plus actifs.
En , il assiste en Grande-Bretagne aux obsèques de Napoléon III. Il soutient ensuite les droits de son fils, Louis-Napoléon Bonaparte, mort en 1879, puis ceux du cousin de celui-ci, le prince Victor Napoléon, dont il est le secrétaire particulier.
En , il est élu dès le premier tour député de Saint-Omer. Il ne soutient ni les ministères Simon, ni celui du duc de Broglie. Il est réélu en , puis en .
Il se rapproche alors, par nécessité, des monarchistes.
Il est réélu en , mais battu en par le républicain Charles Jonnart et se retire de la vie politique.
Distinction commandeur de la légion d'honneur (1867).
Mariage et descendance Il épouse à Valenciennes le Elise Canonne (Valenciennes, - Paris , ), fille de Théodore Canonne et de Charlotte Legrand. Dont : Maurice Levert, secrétaire particulier du prince Victor Napoléon après son père, collectionneur de souvenirs de l'ère impériale (Privas, - Paris , ), marié en 1892 avec Alice Gérard (1870-1954), petite-fille de Michel Nicolas Gérard, député de l'Oise, dont postérité ; Caroline Fatma Levert ( - Paris , ), mariée en 1878 avec François Albert Sarlande, chef de cabinet de Charles Levert à la préfecture de Marseille, puis député de la Dordogne (1847-1913), dont postérité ; Stéphanie Amélie Madeleine Levert (Valenciennes, - Paris , ), mariée en 1885 avec Paul Le Roux, député puis sénateur de la Vendée (1850-1923), dont postérité.
Références
Annexes Sources
Liens externes
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