La Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel est un texte juridique adopté le par l'Unesco. Elle engage les États signataires à protéger le patrimoine mondial de l'humanité.
En , sont signataires de la Convention.
Histoire Préparation et rédaction de la Convention sur le patrimoine mondial alt=conférence 1972|vignette|gauche|redresse=0.8|Michel Batisse à la conférence de Stockholm, en 1972 Trois proposition de textes internationaux concernant la protection du patrimoine commun de l'humanité ont été rédigés entre 1968 et 1970, l'une émanant de l'UICN centrée sur le patrimoine naturel, mais comprenant quelque sites culturels, une de l'UNESCO, centrée sur les biens culturels, et à laquelle Michel Batisse, déjà instigateur du programme sur l'homme et la biosphère, a tenu à associer le patrimoine naturel et enfin une proposition de « Trust » émanant des États-Unis, pour lesquels l'association Nature-Culture allait de soitL'invention du patrimoine mondial.
En , à la suite de l'important travail mené par l'UNESCO, l'UICN et la FAO, les Nations unies réunies à Stockholm prennent une recommandation n°99 prévoyant l'adoption par la conférence générale de l'UNESCO du projet de convention pour .
Signature de la Convention du Patrimoine mondial 1972 : le traité international intitulé « Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel » est adopté le lors de la conférence générale de l’Unesco.
Vie de la convention vignette|nombre de sites inscrits par région et par an 1975 Le traité entre en vigueur avec la ratification par un 20 État partie. 1976 : L'assemblée générale des États parties, en , voie la création du Comité du patrimoine mondial et l'élection de ses premiers représentants. 1978 : Les 12 premiers biens sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial, lors de la 2e session du Comité du patrimoine mondial, à Washington, en septembre, soit 8 biens culturels, 3 biens naturels et 1 bien mixte répartis dans 7 pays. Le logo du patrimoine mondial est également adopté à cette réunion. 1979 : Le comité tient sa troisième réunion en Égypte, entre Le Caire et Louxor, en . Il inscrit 25 nouveaux sites sur la liste. Le site de Kotor, dans ce qui était alors la Yougoslavie, récemment endommagé par un séisme est déclaré en péril. On formalise la procédure pour délister les sites. 1982 : Des lignes directrices pour l'inscription des sites sur la liste du patrimoine en péril sont adoptées à la 6e session du Comité du patrimoine mondial, à Paris. 1984 : Premier retrait des États-Unis de l'UNESCO sous la Présidence de Ronald Reagan. Ce retrait fait baisser les moyens financiers de l'UNESCO, de façon importante. Le pays réintègre l'UNESCO en 2003 sous la Présidence de George W. Bush. 1992 : apparition de la notion de paysage culturel. 1994 : lancement la Stratégie globale pour une Liste du patrimoine mondial équilibrée, représentative et crédible, dans le but de rééquilibrer la liste du patrimoine mondial. La convention comptait alors, 193 États-partis. 2015 : La prise en compte des populations autochtones et locales, qui était jusque là une recommandation, devient obligatoire. 2018 : Deuxième retrait des États-Unis de l'Unesco, sous la Première présidence de Donald Trump. Ils apportaient 22 % du budget de l'organisation. Israël se retire également. Le , l'UNESCO réintègre les États-Unis au sein de ses membres, à la suite d'une demande du président Joe Biden. Le les États-Unis se retirent une troisième fois de l'organisation.
États parties 196 États sont signataires de la convention sur les 197 reconnus par les Nations unies.
Contenu vignette|Commemorative plaque. La convention comprend, dans sa rédaction initiale, 38 articles, répartis en huit ou dix sections, selon les versions. Sa rédaction n'a pas variée dans le temps.
I. Définitions du patrimoine culturel et naturel (article 1 à 3) Les articles 1 et 2 donnent, respectivement, la définition du patrimoine culturel et naturel. L'article 3 indique que ce sont les États parties qui doivent identifier les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires respectifs.
II. Protection nationale et protection internationale du patrimoine culturel et naturel (article 4 à 7)
III. Comité intergouvernemental de la protection du patrimoine mondial culturel et naturel
(article 8 à 14) Ces six articles prévoient la composition et les missions du Comité. L'article 8 prévoyait déjà que le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS) disposent de voies consultative lors des séances.
IV. Fond pour la protection du patrimoine mondial culturel et naturel (article 15 à 18)
V. Conditions et modalité de l'assistance internationale (article 19 à 26)
VI. Programmes éducatifs (article 27 et 28)
VII. Rapports (article 29)
VIII. Clauses finales (article 30 à 38)
Répercussions L'importance de l'adoption de cette convention, favorisée par le succès de la campagne de sauvetage des monuments de Nubie. Cette campagne, achevée en 1968, a conduit au déplacement de nombreux monuments, les plus connus étant les temples d'Abou Simbel et de Philae. Elle a déterminé un tournant de l’action de l’Unesco, vers une spécialisation accrue dans la protection du patrimoine culturel ..
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Protection du patrimoine culturel Convention de La Haye (1954) Patrimoine culturel UNESCO
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