Jean Jacques de Butler, né le au château de Kermaria à Morlhon-le-Haut (Aveyron) et mort le à Saint-Félix-de-Villadeix (Dordogne)Archives de l'Aveyron, commune de Morlhon-le-Haut, acte de naissance , année 1893 (avec mentions marginales de décès) (consulté le août 2014), est un général français dont le nom est associé à la Seconde Guerre mondiale.
Au cours de celle-ci, colonel à la tête du de tirailleurs marocains ( RTM), il se distingue particulièrement lors de la Libération de la Corse, de la campagne d'Italie, puis après le débarquement en Provence lors de la libération du sud-est de la France et de la campagne d'Allemagne.
Biographie Né en 1893, Jean de Butler est issu d'une famille d'officiers. Il est le fils du général Raymond de Butler (1839-1907), et de Marie DubreuilFonds Général Jean de Butler du Service Historique de la Défense (SHD).
Jean de Butler participe à la Première Guerre mondiale avec ses deux frères, Maurice tué en 1914, Yves (1891-1978) décoré de la Légion d'honneur et de la croix de guerre. Il est affecté au sein du de dragons puis des chasseurs à pied. Au cours du conflit, il est cité six fois et blessé trois fois. Il termine le conflit avec le grade de capitaine et la Légion d'honneur.
En 1920, il se rend pour la première fois au Maroc puis est affecté au de tirailleurs tunisiens. Il fera toute sa carrière militaire au Maroc après la Première Guerre mondiale dans le corps du Service des affaires indigènes nord-africaines jusqu'en 1945.
De à , il commande l'École militaire de Dar El Beida à Meknès au Maroc, puis d' à , il est inspecteur des Mehallas chérifiennes avec le grade de contrôleur des Affaires indigènes et est responsable, avec d'autres personnalités, de la formation des cadres et des soldats marocains et français qui participent à la Libération de la Corse, puis aux campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne entre 1943 et 1945.
En , Jean de Butler participe à la Libération de la Corse comme colonel du de tirailleurs marocains ( RTM)Dans un passage de ses Mémoires de guerre consacré à la libération de la Corse, le général de Gaulle évoque le Colonel de Butler : , Charles de Gaulle, Mémoires de guerre 2.L'unité (1942-1944), Plon, 1956, Henri Giraud, Un seul but, la victoire Alger, 1942-1944, Julliard, 1949, , Fernand Gambiez, Libération de la Corse, Hachette, 1973, .
En 1946, il est promu général de brigade, nommé commandeur de la Légion d'honneur puis prend sa retraite la même année.
Après l'armée, il est engagé par l'UIMM et le CNPF pour valoriser et promouvoir la mobilité des travailleurs algériens en France. Son influence au CNPF va rendre prioritaire les objectifs de la métallurgie par rapport à ceux du BTP.
Carrière 35 ans de service et 28 campagnes
: Maréchal des logis, de dragons à Nantes : Sous-lieutenant au BCP, BCP puis BCP : Lieutenant : Capitaine : Affecté à l'Armée polonaise du géneral Haller comme instructeur : d'infanterie : de chasseurs à pied : de tirailleurs tunisiens au Maroc au : Ruhr et Pays rhénans avec le de chasseurs à pied au : cours d'instruction préparatoire au service indigène à la Faculté d'Alger. Études de droit musulman, de sociologie nord africaine et musulmane ainsi que de législation nord africaine. Affecté au de zouaves au : réaffecté au de chasseurs à pied et mis à la disposition du général commandant supérieur des troupes du Maroc : détaché aux Affaires indigènes (AI) : Bureau des Affaires indigènes (AI) : Chef de bataillon, du de tirailleurs marocains à : commande l'École militaire de Dar El Beida à Meknès au Maroc à : inspecteur des Mehallas chérifiennes avec le grade de contrôleur des Affaires indigènes - : Colonel du de tirailleurs marocains : Général de brigade et retraite
Distinctions ()Dossier militaire SHD : côte GBR 14 YD 1221 avec 3 palmes et 3 étoiles d'argent avec 1 palme et 2 étoiles d'argent avec agrafe « Maroc » ()
Citations et blessures 9 citations dont 4 à l'ordre de l'Armée 5 blessures (dont le à Berny : plaie par éclat d'obus dans la région lombaire ; le : blessé au combat de Muret par balle au menton ; le : blessé à Manre par balle à la main droite ; le : blessé à El Fhas (Maroc), plaie pénétrante par balle aux deux cuisses) Sources Biographie de Jean Jacques de Butler par Ralph et Serge de Butler
Hélène Chaubin, Corse des années de guerre 1939-1945, Tirésias, 2005 Fonds Général Jean de Butler du Service Historique de la Défense (SHD) Dossier militaire SHD : côte GBR 14 YD 1221
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Tirailleurs marocains Famille de Butler Liens externes Photo de Jean Jacques de Butler, site du Musée de la Résistance en ligne géré par l’Association pour des Études sur la Résistance Intérieure (AERI) de la Fondation de la Résistance.
Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Armée d'Afrique (France) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Titulaire de la médaille coloniale Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1946 Catégorie:Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite Catégorie:Officier de l'ordre du Nichan Iftikhar Catégorie:Naissance en septembre 1893 Catégorie:Naissance dans l'Aveyron Catégorie:Décès en août 1984 Catégorie:Décès en Dordogne Catégorie:Décès à 90 ans