Nigel S. Wright (né le et mort fin Former Harper chief of staff Nigel Wright dies at 62) est un homme d'affaires et un fonctionnaire canadien.

Directeur général d'Onex Corporation et personnalité influente de Bay Street, il quitte ces fonctions pour devenir le treizième chef de cabinet du Premier ministre du Canada sous Stephen Harper de à ...

Biographie

Jeunesse et formation Nigel S. Wright est né à Hamilton le . Fils d'un technicien en ingénierie, Wright est éduqué à Burlington. Il voyage également de temps à autre en Angleterre.

Il fréquente d'abord l'Université de Toronto, où il côtoie des personnalités telles Jim Balsillie, Malcolm Gladwell, Tony Clement, Andrew Coyne, Patricia Pearson et John Duffy.. Wright est rapidement perçu comme un étudiant doué. Un ancien collègue de classe et adversaire politique affirme qu'. Jim Balsillie, cofondateur de BlackBerry, se rappelle s'être dit qu'il devrait .

Sur le campus, il est cofondateur du University of Toronto Magazine dont il est l'éditeur pendant quelque temps. Il se signale par son admiration envers Margaret Thatcher et pour son militantisme au service de Brian Mulroney. Il maintient un contact étroit avec le milieu conservateur canadien à partir de cette époque.

Il obtient son diplôme en 1988 et poursuit des études de maîtrise à l'université Harvard.

Carrière Après ses études, Nigel Wright est engagé par la firme Davies Ward Phillips & Vineberg, où il joue un rôle clé dans le mégaprojet du pont de la confédération. Après cinq ans, il devient partenaire de la firme. Il est remarqué par le CEO d'Onex Corporation , qui le prend sous son aile. Wright grimpe les échelons chez Onex et devient CEO, acquérant une réputation de gestionnaire de haut niveau () auprès de Bay Street, quartier des affaires de Toronto. Il est notamment très proche de Peter Munk, fondateur de Barrick Gold.

Politique Établissant des liens pendant des années entre le Parti progressiste-conservateur du Canada et le Parti réformiste du Canada, Nigel S. Wright entreprend de convaincre Stephen Harper d'unir la droite canadienne. Après la fusion réussie de ces deux partis dans le Parti conservateur du Canada, en 2003, il devient un des trois directeurs-fondateurs du Conservative Fund Canada, branche financière du Parti conservateur du Canada, ainsi que directeur du think tank de Preston Manning à CalgaryThe Globe and Mail, 23 novembre 2013, Behind Nigel Wright's fateful decision that darkened the Senate.

En 2010, il est recruté par le Premier ministre Stephen Harper comme chef de cabinet, en remplacement de Guy Giorno. Il abandonne ainsi un salaire à sept chiffres pour un travail décrit comme . Sa nomination soulève des questions et des critiques en raison de ses liens étroits avec Bay Street. Lors de sa comparution précédant sa nomination, le député de l'Opposition, Pat Martin du néo-démocrate, lui a dit : Avant de commencer son nouveau travail, Nigel Wright a dû négocier avec la Commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique un « mur éthique » l'isolant de ses et autres intérêts.

Démission Selon la chaîne CTV, à la fin , l'ancien conseiller spécial du Premier ministre Harper, Benjamin Perrin, rédige une lettre d'entente entre Wright et le sénateur Mike Duffy, alors pressé de rembourser un montant de plus de dollars canadiens qu'il avait perçus du Sénat en dépenses injustifiées.Lawrence Martin, The Globe and Mail, 1er septembre 2015, A shoe-leather newsman, and our own Deep Throat. À la suite de cette entente, Wright fait un chèque personnel de dollars au sénateur pour lui permettre de rembourser ce montant. Selon un porte-parole du parti conservateur, l'argent était un cadeau de Wright sans attente de compensation.

Duffy effectue le remboursement en question, évitant ainsi un audit de ses comptes de dépense par la firme de comptableThe Globe and Mail, 22 mai 2013, Senate votes to reopen Duffy probe. Toutefois, lorsque l'affaire devient publique, le scandale est tel qu'il doit quitter le caucus conservateur et siéger comme sénateur indépendant.. En effet, un tel « cadeau » contrevient à « la Loi sur le lobbying et à la Loi sur les conflits d'intérêts, car les cadeaux doivent être déclarésCharlie Angus - Chambre des Communes - 28 mai 2013». Le fait qu'il soit fait à un sénateur par le bras droit du Premier ministre contrevient aussi au principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Le , la Commissaire aux conflits d'intérêts et à l'éthique confirme qu'elle enquêtera sur les liens entre Wright et Duffy..

Le , Nigel Wright démissionne de son poste de chef de cabinet de Stephen Harper. Le Premier ministre dit dans un communiqué :

Stephen Harper prétend n'avoir été mis au courant de ce chèque que le , soit après sa divulgation dans les médiasChambre des communes - 28 mai 2013.

Le , les partis d'opposition à la Chambre des communes obtiennent confirmation que la GRC a ouvert une enquête « pour déterminer si un acte criminel a eu lieuLe Devoir, 14 juin 2013, La GRC s’invite dans le bureau de Harper. L’ex-chef de cabinet du premier ministre fait l’objet d’une enquête criminelle». L'affaire est suivie de près, car elle met en cause le jugement du premier ministre, Stephen Harper.

Alors que Stephen Harper avait affirmé que la décision de faire le chèque avait été prise par le seul Nigel Wright, l'enquête de la GRC révèle que le responsable financier du Parti conservateur, le sénateur Irving Gerstein, avait envisagé de régler cette affaire en tirant un chèque sur le compte du parti, mais qu'il avait fait marche arrière en apprenant que le montant à payer était de et non de comme il le croyait d'abord. En outre, trois membres du cabinet étaient au courant de l’entente entre le sénateur et le chef de cabinetLe Devoir, 6 juillet 2013, Sénatgate: des documents incriminants pour le PC.

Le , Mike Duffy affirme devant le Sénat avoir eu une rencontre en février avec Stephen Harper et Nigel Wright au sujet de ses dépenses de logement et que le Premier ministre lui aurait alors dit de rembourser le montant en question sous peine d'expulsion du caucus. Le lendemain, en Chambre, Harper nie catégoriquement avoir participé à cette rencontreRadio-Canada, 23 octobre 2013, Le scandale des dépenses de Duffy hante Harper.

Le , Stephen Harper contredit une de ses affirmations précédentes en disant qu'il avait congédié son ancien chef de cabinet Nigel Wright, alors qu'il affirmait jusque-là que ce dernier avait démissionné : Radio-Canada, 28 octobre 2013, Le sénateur Duffy dit avoir reçu un chèque de du Parti conservateur. Le lendemain, Harper reconnaît que le Parti Conservateur a aussi remboursé les frais de justice de Duffy () et accuse Wright de . Cette transformation de Wright en vilain étonne, étant donné que ses collègues en avaient unanimement loué l'intégrité, l'éthique de travail et l'honnêteté.

Le sénateur et trésorier du Parti conservateur, Irving Gerstein, affirme au congrès de son parti, tenu à Calgary les et , que le parti avait remboursé les dépenses d'avocat de Duffy, pour un montant de , mais qu'il n'avait jamais été question de lui rembourser les dépenses de logement. Il contredisait ainsi une déclaration faite sous serment par Nigel Wright selon laquelle M. Gerstein était d'abord prêt à couvrir un montant de , mais qu'il avait reculé en apprenant que le montant était près de trois fois plus élevéThe Globe and Mail, 3 novembre 2013, Tories refused to spend party funds on $90K Duffy cheque, fundraiser says.

Le , un rapport de la GRC estime avoir relevé dans les agissements de Wright plusieurs actes illégaux (abus de confiance, prévarication) qui pourraient donner lieu à des poursuites criminellesLe Devoir, 21 novembre 2013, Affaire Duffy-Wright - La défense de Harper s’effrite. Il est appelé à témoigner au procès de Mike Duffy, dont les audiences reprennent le CBC News, 10 août 2015, Mike Duffy trial to resume against election backdrop — with star witness Nigel Wright : durant deux semaines, il est questionné par l'avocat de la défense de Duffy, qui met en évidence la quantité de personnel du bureau du premier ministre mêlé à cette affaireCBC News, 20 août 2015, Mike Duffy trial: 7 things we learned from Nigel Wright's testimony. Le Nouveau Parti démocratique demande à la GRC de reconsidérer la possibilité de poursuivre Wright pour avoir offert de l'argent à un sénateurToronto Sun, 18 août 2015, NDP wants RCMP to consider charging Wright, other PMO staffers in Duffy affair.

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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