Saint-Georges-du-Bois est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Georgipolitains et les GeorgipolitainesLes gentilés de Charente-Maritime.
La commune de Saint-Georges-du-Bois a la particularité historique d'être à l'origine du mouvement de la coopération laitière en Aunis, sous l'impulsion d'un éleveur avisé, Eugène Biraud, qui y a créé la première coopérative laitière de France en 1888.
Aujourd'hui, cette grosse commune rurale du canton de Surgères est devenue un territoire attractif grâce à sa situation géographique dont elle tire profit par sa proximité de Surgères et à la diversité de ses activités économiques autant que pour son cadre de vie et ses animations. Géographie Situation géographique La commune de Saint-Georges-du-Bois est située dans le canton de Surgères dont elle occupe la partie nord-nord-est et est limitrophe du canton de Courçon par la commune de Benon avec laquelle elle partage une partie de la forêt de Benon.
Elle est située à 4,5 km au nord de Surgères qui est son chef-lieu de canton avec lequel elle est reliée directement par la voie ferrée La Rochelle-Paris et la RD 911, route départementale qui relie Rochefort à Mauzé-sur-le-Mignon avant l'intersection avec la N11 à 2×2 voies La Rochelle-Niort.
Saint-Georges-du-Bois est relié à Courçon et Marans par la D114, communes situées respectivement à 16,5 km et à 32 km au nord.
Concernant sa situation par rapport aux villes principales où nombre de ses habitants se déplacent soit pour un emploi, soit pour des services, Saint-Georges-du-Bois est située à 28 km au sud-ouest de Niort, à 32 km au nord-est de Rochefort et à 40 km à l'est de La Rochelle.
Communes limitrophes
Le bourg et les villages de la commune vignette|La rue principale avec à gauche le Panthéon. La commune de Saint-Georges-du-Bois est composée du centre bourg et de cinq villages qui, par ordre alphabétique, sont les suivants : Chaillé, village célèbre pour la création de la première laiterie coopérative de France, Curé, village éponyme d'un petit fleuve côtier qui y prend sa source, Fortenuzay, la Grange du Commandeur, village qui rappelle la présence d'une ancienne abbaye, et Poléon, lieu d'un beau château rappelant que Saint-Georges-du-Bois était une ancienne baronnie en Aunis.
Hydrographie
C'est au lieu-dit Curé que naît le cours d'eau du Curé qui, après son lieu de source situé à 50 mètres d'altitude, arrose le gros bourg de Saint-Georges-du-Bois.
Il s'agit en fait d'un petit fleuve côtier qui, après un parcours de 45 km entre la plaine de l'Aunis et le marais poitevin, se jette dans l'océan Atlantique, dans la baie de l'Aiguillon.
Le lieu de source est situé légèrement à l'écart du petit village éponyme de Curé et est entouré d'un grillage (visible à droite sur la photographie) ; il abrite également une ancienne station de pompage qui alimentait les habitants de la commune et également ceux du canton de Surgères jusqu'en 2010.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Georges-du-Bois est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Surgères, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,1 %), forêts (6,8 %), prairies (5,7 %), zones urbanisées (3,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Georges-du-Bois est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Curé. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..
La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrainsdes tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain..
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et 2005 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie La paroisse est citée en 1179 sous le nom d'Argentonio, nom de la forêt d'Argenson à laquelle le nom de Saint-Georges-du-Bois fait référence, et qui faisait office de frontière entre le Poitou et la Saintonge, et qui a évolué d'Ariezhum en Arriacum, Arriazum, Argenchum, Argechon, Argentonium, puis Argenson.
Elle prend ensuite le nom de Saint-Georges, en référence au saint du même nom.
Histoire Une origine gallo-romaine incontestable vignette|gauche|Vue aérienne de l'amphithéâtre. La vaste commune de Saint-Georges-du-Bois a été habitée par les Santons, ancien peuple d'origine celte, puis par les Romains, comme en témoignent les vestiges d'un amphithéâtre gallo-romain découverts fortuitement en 1976 grâce à la photographie aérienne.Revue de la Saintonge et de l'Aunis, Fédération des Sociétés Savantes de la Charente-Maritime, tome IV, 1978, in Inventaire archéologique de l'Aunis - Période gallo-romaine, p.76. Près de cet amphithéâtre qui pouvait recevoir , des restes de tuiles et de la céramique commune et sigillée ont été retrouvés. Les fouilles de 2023 ont montré que l'amphitéâtre faisait partie d'une agglomération antique de plus d'une trentaine d'hectares qui reste encore à préciser.
En dehors de ces traces matérielles assez abondantes puisqu'elles se retrouvent dans les communes environnantes à Saint-Saturnin-du-Bois où une villa romaine a pu être exhumée, à Surgères et à VouhéRevue de la Saintonge et de l'Aunis, Fédération des Sociétés Savantes de la Charente-Maritime, tome IV, 1978, in Inventaire archéologique de l'Aunis - Période gallo-romaine, p.77, ce passé gallo-romain n'a rien laissé à la postérité et la vaste forêt antique d'ArgentonL'antique sylve d'Argenson qui s'étirait de Benon jusqu'à Aulnay sans discontinuer a fini par tout recouvrir après l'éclipse barbare des .
Renaissance et vicissitude au Moyen Âge La paroisse est citée en 1179 sous le nom d'Argenton dans une charte de Richard Cœur de Lion, futur roi d'Angleterre, concernant le droit de pacage de l'aumônerie Saint-Gilles dans la forêt d'Argenton.
Elle prend ensuite le nom de Saint-Georges, saint patron de l'Angleterre dont les armées occupent longtemps la région.
Le territoire appartient d'abord aux ducs d'Aquitaine puis en 1253 à Alphonse comte de Poitiers et frère de Saint-Louis.
À sa mort, ses terres reviennent à la couronne puis sont démembrées en 1307 en fiefs distincts : Poléon et le comté de Benon.
La même année, le roi Philippe le Bel échange sa terre de Poléon contre celle de Rochefort appartenant à Pierre Bouchard, afin d'y construire un port de guerre, qui ne sera réalisé par Colbert qu'en 1666.
Lors de la guerre de Cent Ans, le territoire est envahi par les Anglais avant d'être libéré en 1373. Après la guerre de Cent Ans, la vocation agricole du village se perpétue.
Saint-Georges-du-Bois pendant les Temps modernes Vers 1560, la baronnie passe aux mains de Jean V de Parthenay, seigneur de Soubise, puis en 1575, lors du mariage de Catherine de Parthenay avec René II de Rohan, dans la famille de Rohan.
En 1636, le duc de Henri II de Rohan cède la baronnie de Poléon à Jean Pascault échevin et lieutenant au présidial de La Rochelle.
Saint-Georges-du-Bois s'est à nouveau appelé Argenton pendant la Révolution.
Saint-Georges-du-Bois pendant la période contemporaine Pendant le Pendant la Restauration, la petite commune de Curé fusionne avec la commune de Saint-Georges-du-Bois en 1824.