Saint-Palais-de-Négrignac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Négrignacais et les NégrignacaisesLes gentilés de Charente-Maritime.
Géographie Communes limitrophes
Urbanisme Typologie Au , Saint-Palais-de-Négrignac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (60,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (44,5 %), forêts (32,6 %), terres arables (11,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,7 %), prairies (1,9 %), cultures permanentes (1,6 %), zones urbanisées (0,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Palais-de-Négrignac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Lary et le Mouzon. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..
Saint-Palais-de-Négrignac est exposée au risque de feu de forêt du fait de la présence sur son territoire du massif de la Double saintongeaise, un massif classé à risque dans le plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI), élaboré pour la période 2017-2026 et qui fait suite à un plan 2007-2016.. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de de celles-ci. L’article L.131-1 du code forestier et l’arrêté du règlementent l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions.. Un autre arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droitLe débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de minimum de part et d’autre des voies privées y donnant accès.., chapitre Feux de forêts..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Palais-de-Négrignac. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 232 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1996 et 2003 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Hydrographie Sous-affluent de la Dordogne par l'Isle, le Lary traverse la commune du nord au sud. Le Palais, son principal affluent, ne passe pas dans la commune malgré son nom, mais plus à l'est. Le Mouzon, affluent du Palais, arrose l'est de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à ). Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlieu-la-Garde à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Toponymie Le nom de la commune a pour origine une référence à Pallais de Saintes, à qui la paroisse a été dédiée. Pour la seconde partie du toponyme, il s'agit d'un anthroponyme gallo-romain, sans doute Negrinius, auquel a été apposé le suffixe -acum.
Histoire La commune actuelle de Saint-Palais-de-Négrignac est un assemblage d'anciens territoires issus de la châtellenie de Montlieu, de la baronnie de Chaux à Chevanceaux, et de la paroisse de Montendret..
Portion issue de la seigneurie de Chaux Actuellement le ruisseau de la Font de la Fenêtre sur lequel est implanté le moulin des Auberts, délimite Saint-Palais-de-Négrignac avec Chevanceaux. Sous l'Ancien Régime, cette limite se situait plus au Sud, dans le prolongement du ruisseau formé par la Font des Rouillards et la Font de chez l'Ormeau. L'axe de cette limite se prolongeait jusqu'au lieu-dit Chatendeau puis remonte la partie Ouest de Montendret jusqu'au lieu-dit le Maine-Blanc. Ainsi, les lieux-dits Rouillards, Bois-Noir, Rigou, Rigaudeau, Auberts, Lalix, Briolais, Godillon, Bertin, Vallaud, Chatendeau, le Pas de la Foye, le Maine, les Roux, Cartier, Guitton et Place, appartenaient tous à la seigneurie de Chaux, et se situaient en Petit-Angoumois..
Montendret Montendret alias Montandret, Montandré se situe sur un plateau dominant. Son hameau fut associé avec celui des Dodins, alias la Ville-des-Dodins, près duquel les Anglais y auraient eu une fonderie de canons.
Au Moyen-Âge, la paroisse de Montendret fut citée dans le Cartulaire de l'abbaye de Baignes. L'église était dédiée à saint Michel, et l'un des premiers prêtres, nommé Etienne, l'aurait desservie entre 1109 et 1121. Entre 1075 et 1081, des dons de terres en provenance de la paroisse de Montendret furent enregistrés..
En 1669, la paroisse de Montendret était une annexe de la maison curiale de Boresse. En , la paroisse devint une annexe de Saint-Palais-de-Négrignac, puis fut intégrée à la commune en 1795.
Sur la carte de Cassini, Montendret se situait en Saintonge, et fut dessiné telle une paroisse ruinée (clocher renversé).
Sur le cadastre napoléonien de 1837, en amont du lieu-dit le Grand-Jeu, deux moulins à vents figurent : celui situé sur la commune de Chevanceaux se nommait moulin de Montandret ; celui situé sur la commune de Saint-Palais-de-Négrignac se nommait moulin Brulé. Entre les deux moulins il y avait aussi un télégraphe aérien de la ligne Paris-Bordeaux-Madrid.
Saint-Palais-de-Négrignac Sous l'Ancien Régime la terre de Saint-Palais-de-Négrignac se situait en Saintonge et relevait de la châtellenie de Montlieu, sénéchaussée de Libourne puis Généralité de La Rochelle. Sa paroisse relevait de la Basilique Saint-Romain de Blaye, néanmoins un don de terre fut enregistré dans le Cartulaire de l'abbaye de Baignes.
Une ancienne cloche de l'église portait l'inscription suivante : « JE M'APPELLE JULIE ET J'APPARTIENS A L'EGLISE DE ST PALAIS DE NEGRIGNAC EN SAINTONGE JAY ESTÉ BENITE PAR MAITRE LOUIS GIRAUDEAU PRIEUR ET CURÉ DU DICT ST PALAIS DE NEGRIGNAC JAY EU POUR PARRAIN HAULT ET PUISSANT SEIGNEUR LOUIS MARIE COMTE DE SAINTE MAURE SEIGNEUR D'ARCHIAC CHAUX BARRET ET AUTRES PLACES PREMIER ESCUYER COMMANDANT LES GRANDES ESCURIES DU ROY ET MARESCHAL DES CAMPS ET ARMÉES DE SA MAJESTÉ ET MARRAINE MADEMOISELLE JULIE DE GUIOT DE MONTORSI DE JUIGNAC 1752 SIMON MICHEL M F ».
En , cette cloche tomba du clocher pendant la messe, le jour de la fête nationale de Jeanne D'Arc. Refondue, elle fut à nouveau bénite le avec pour parrain Jean Genet (maire) et marraine Cécile Pinasseau.
Les registres paroissiaux remontent jusqu'en 1653, on y retrouve la présence des familles notables : Benneauvigne, Hillairet, Vigen, Barbotin, Chassaigne, Laugeay, Rocher...
Négrignac