Le Championnat de Belgique de football de Division 2 1964-1965 est la du championnat de deuxième niveau national en Belgique. Il oppose 16 équipes, qui s'affrontent deux fois chacune en matches aller-retour. Au terme de la saison, le champion et son dauphin sont promus en Division 1, alors que les deux derniers classés sont relégués en Division 3.
Douze mois après l'Union, c'est de nouveau un club bruxellois qui enlève le titre de D2. Deux ans après avoir été constitué par fusion, le Royal Racing White gagne le droit de monter parmi l'élite. Le Club Malinois relégué la saison précédente remonte directement en devançant les promus de St-Nicolas et un trio composée de Waterschei (aussi néopromu) de l'AS Ostende et de l'Olympic.
À l'autre extrémité du tableau, Alost et Boom font la culbute en D3.
Cette saison est marquée par des événements extra-sportifs. Une affaire de corruption sème le trouble et se termine par la condamnation de l'Eendracht Alost (voir ci-dessous).
Alost puni Dans le courant de cette saison « 64-65 », une plainte émanant du Sporting de Charleroi débouche sur la condamnation de l'Eendracht Alost. Les faits débutent à cinq journées de la fin du championnat. Alost est à ce moment en avant-dernière position avec un point de retard sur l'UR Namur. Lors d'un déplacement capital à Charleroi, les « Oignons » mènent au repos (0-3) au Mambourg. Mais durant la seconde période, les joueurs flandriens s'effondrent et la partie se termine sur le score de 3 partout.
Peu après, un scandale éclate et la fédération belge entame son enquête. Comme souvent les zones nébuleuses ne manquent pas, mais la vérité de devrait pas être loin du résumé suivant : « Pendant le repos de « Charleroi-Alost », Jean Piccinin, joueur-entraîneur du Sporting Charleroi (qui évolue comme défenseur), aurait confessé à ses équipiers avoir été « acheté ». Il aurait reçu (ou se serait vu proposer) 10.000 FB, par l'intermédiaire de Maurice Jamin (un ancien gardien de but du Sporting Charleroi passé depuis à Anderlecht). À cette époque, Jamin aurait eu grand besoin d'argent et aurait dit à Gaston Van der Elst (un ancien de l'Eendracht Alost également passé à Anderlecht) que « pour 35.000 FB, il pouvait arranger les choses ». C'est un ancien président du « matricule 90 », Jules Matthys qui aurait fourni les fonds. M. Jamin aurait confondu et dénoncé G. Van der Elst Blog/Forum consacré au K. AC Eendracht Aalst.
Sanctions
L'URBSFA inflige une suspension de trois ans à Gaston Van der Elst. En plus, l'Eendracht Alost est condamnée à descendre d'une division. Comme le club a terminé et descend en Division 3, il est renvoyé en Promotion. Jules Matthys ayant pris sa part de responsabilité devant les instances fédérales, la punition de G. Van der Elst est finalement réduite à 15 mois effectifs.
Clubs participants Seize clubs prennent part à cette édition, soit le même nombre que lors de la compétition précédente.
Les matricules renseignés en gras existent encore lors de la saison « 2012-2013 ».
+Clubs participant à la saison 1964-1965 du championnat de Division 2 # NomLe nom des clubs est celui employé à l'époque. Ville Stades 1 25 Malines achter de Kazerne 1964-1965 () saisons Division 1 2 148 Turnhout Villapark 1964-1965 () saisons Division 1 3 8 Verviers stade de Bielmont 1961-1962 () saisons 4 22 Charleroi stade du Mambourg 1957-1958 () saisons 5 47 Woluwe-St-L. Fallon 1947-1948 () saisons 6 53 Ostende Albert Park 1961-1962 () saisons 7 58 Boom Oscar Van Kesbeeck 1963-1964 () saisons 8 90 Alost Pierre Cornelis 1962-1963 () saisons 9 97 Herentals St-Janneke 1961-1962 () saisons 10 156 Namur des Champs-Élysées 1960-1961 () saisons 11 246 Montignies s/S. de La Neuville 1963-1964 () saisons 12 451 Molenbeek Sippelberg 1962-1963 () saisons 13 3434 Eisden ?? 1961-1962 () saisons 14 4451 Waregem Regenboog 1963-1964 () saisons 15 221 St-Nicolas/W. Puyenbeke 1964-1965 () saisons Div. 3 Série B16 L'abréviation « THOR » accolée au nom du club de Waterschei signifie: « Tot Herstel Onze Rechten » (littéralement: Jusqu'au rétablissement de nos droits). Il s'agissait aux origines d'une contestation du monde ouvrier envers le patronat, lorsque le cercle fut créé majoritairement par des ouvriers-mineurs. 553 Genk André Dumont 1964-1965 () saisons Div. 3 Série A
Localisation
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Championnat Le nom des clubs est celui employé à l'époque
Classement final
Leader du classement journée par journée La « ligne du temps » ci-dessous renseigne le premier du classement « à la fin des journées effectives » et « ce chronologiquement par rapport au plus grand nombre de parties jouées ». Concrètement cela signifie l'équipe totalisant le plus de points quant au moins une formation a disputé le nombre de journées en question, que ce leader ait ou pas joué ce nombre de matches. Cela essentiellement en cas de remises partielles ou de rencontres décalées. En cas d'égalité de points et de victoires, le leader donné est l'équipe ayant la meilleure différence de buts, même si pour rappel ce critère n'est pas pris en compte pour départager les formations en cas de montée ou descente.
Tableau des résultats
Résumé Le Racing White (7) réalise la meilleure entame en compagnie de St-Nicolas/Waas (8). Mais ces deux formations doivent compter avec le FC Malinois (8) et le FC Turnhout (8) qui descendent de l'élite. Le Sporting Charleroi et l'AS Ostende se placent juste derrière le trio de tête avec 7 points. L'Olympic de Charleroi, candidat déclaré à la montée, loupe ses deux premiers rendez-vous devant son public à la Neuville et doit se suffire d'un 6 sur 10, avec néanmoins une victoire (1-0) contre le Racing White. Le moins bon départ est celui du revenant THOR Waterschei qui partage (2-2) avec Verviers puis s'incline quatre fois de suite.
Le Sporting Charleroi occupe la tête à la fin de la journée, mais ensuite ce sont les Waeslandiens de St-Nicolas qui prennent le commandement et s'isolent en profitant que la compétition est l'objet de nombreux partages. Les équipes restent cependant proches les unes des autres. Les écarts se resserrent encore lorsque les Zèbres dictent leur loi (3-1) au leader à l'occasion de la journée. Les huit premiers sont encore regroupés sur 3 points. Waterschei, malgré un deuxième succès, traîne toujours en fin de classement avec 5 unités, soit une de moins que Boom. Les « Briquetiers » qui avaient joué les premiers rôle la saison précédente ne sont plus à la fête. La même remarque vaut pour Alost qui végète à la place avec 7 points.
Calendrier perturbé St-Nicolas/Waas se reprend lors de la journée en remportant nettement une des grosses affiches du jour contre Ostende (5-0). Malines reste deuxième en allant s'imposer au Racing White (0-1). Les « Dogues » de l'Olympic reviennent sur le podium en gagnant le d"erby contre les « Zèbres » (2-1). Après cette journée, le calendrier de la fin du premier tour se retrouve décousu par les caprices de la météo. La journée est tronquée de trois rencontres alors qu'une seule est disputée dans le cadre de la . Jusqu'au terme de la saison, les clubs ne seront plus tout à fait alignés en termes de rencontres disputées.
Le jour , donc jour de la fête de Saint-Nicolas n'est pas vraiment un jour de plaisir pour le matricule 221 qui se fait corriger 7-2 au Club Malinois. Mais les « Sang & Or » ne conservent pas le leadership, car la semaine suivante, ils s'inclinent (3-1) à Waterschei, laissant les Waeslandiens (vainqueurs 2-0 du Crossing) repasser devant. Le mois de décembre se termine avec la confirmation de la hiérarchie. Alors que le Sint-Niklaasse SK évite les pièges et dompte Turnhout (4-0), Malines va à la faute contre Boom (0-1) et l'Olympic trébuche (2-1) au Crossing Molenbeek. C'est l'AS Ostende qui se hisse au rang avant la Trêve des confiseurs. Classement le P Clubs J P V P Clubs J P V P Clubs J P V P Clubs J P V1. St-Niklaasse SK 15 2310X5. Olympic Charleroi 13 167X9. Crossing Molenbeek 13 126X13. CS Verviétois 14 1132. AS Oostende 14 198X6. Sporting Charleroi 13 165X10. Patro Eisden 14 125X14. SV Waregem 14 1023. FC Malinois 14 177X7. Racing White 13 155X11. THOR Waterschei 14 115X15. Boom FC 14 944. FC Turnhout 15 176X8. UR Namur 13 126X12. FC Herentals 15 124X16. Eendracht Aalst 14 82 La première journée complète du second tour voit Ostende et Malines se neutraliser (1-1). St-Nicolas en profite pour asseoir son leadership en battant l'Olympic (1-0). Une bonne affaire complétée par la défaite du Sporting Charleroi face à Waregem (2-3). Du peloton de tête, Seul Turnhout fait de la résistance en s'imposant contre le Crossing (2-0). Remontées spectaculaires Le mois de janvier ne se termine pas aussi joyeusement plus le leader qui ne gagne plus. Accroché (0-0) à Waterschei, St-Nicolas s'incline deux fois à domicile, contre Herentals (1-2) puis contre le Racing White (0-1). Le club bruxellois fait son parcours en toute discrétion et n'est que mais qui compte trois matches de retard sur les Waeslandiens. Au établissant le classement selon les points perdus, les « Étoilés » sont premiers ! Comme la semaine suivant leur succès au Puyenbeke, ils sont battus par l'Olympic (1-2), nombreux sont ceux qui ne leur accordent pas une attention particulière. Pourtant le « matricule 47 » s'apprête à réaliser une remontée spectaculaire et il n'est pas le seul. En bas de tableau, Alost (12) et Boom (14) sont séparés par l'UR Namur (13) mais celle compte deux matches de moins.
De nouveau défait à Alost (3-1), St-Nicolas sent le souffle de Malines et d'Ostende... Top 6 le P Clubs J P V1. St-Niklaasse SK 20 26112. FC Malinois 19 25103. AS Oostende 19 2594. FC Turnhout 20 2285. Racing White 17 2186. Olympic Charleroi 17 209 Le mois suivant confirme lez ralentissement consenti par les équipes de tête. St-Nicolas mord la poussière (2-1) à l'UR Namur qui est en lutte pour le maintien. Le Football Club Malinois hérite de la première place car il a conquis une victoire de plus. Les « Sang & Or » sont ravis mais étonnés, eux qui avaient aussi perdu au stade des Champs-Élysées et à Herentals. Mais les regards sont désormais tournés vers le Racing White qui, avec deux matches de retard, est revenu à un point du duo de meneurs. Les deux cercles carolos soufflent « le chaud et le froid. » Si le Sporting fait encore illusion à 6 points, l'Olympic est désormais « largué » à 10 longueurs suite après un partage et trois défaites. Pire, encore battu (1-4) par le FC Malinois lors de leur rencontre suivante, les « Dogues » ne disposent plus que de 4 points d'avance sur Alost, premier descendant. La bagarre pour la survie est d'ailleurs très intense avec Waregem, Eisden, Herentals, Namur, Boom et Alost groupés sur 3 unités. Top 7 le P Clubs J P V1. FC Malinois 24 31132. St-Niklaasse SK 24 31123. Racing White 21 30124. AS Oostende 24 29105. FC Turnhoute 24 26106. Crossing Molenbeek 23 25127. Sporting Charleroi 24 258 Passation de pouvoir La passation de pouvoir pressentie se déroule le quand le Racing White va s'imposer (1-2) derrière les casernes malinoises. Le même jour, St-Nicolas s'incline à Ostende (3-1). C'est également durant ce week-end là que les « Dogues » se réveillent à l'occasion du derby chez les Zèbres (1-2). Début avril, deux journées complètes sont disputées avant que, jusqu'au ne soient jouées, « pêle-mêle », des rencontres remises des journées 12 à 21.
Les deux journées intégrales font hésiter les chroniqueurs de l'époque. Tout frais leader, le Racing White semble peiné à assumer son nouveau statut. Accroché dans le derby bruxellois (2-2) contre le Crossing Molenbeek, il s'incline (1-0) au Patro Eisden. Le FC Malinois d'abord contraint au partage (0-0) à St-Nicolas reprend la tête en battant Waterschei (3-1). Évidemment les « Sang & Or » ont toujours deux matches de plus que les « Étoilés ».
Alost à la faute ?