La famille Ribotti est originaire de Pierlas. Jean Ribotti a fondé en 1699 la famille des comtes de Valdeblore et de Mollières. Ignace Ribotti est un militaire sarde, et député.
Membres de la famille Le premier membre connu est Jean Ribotti qui vivait à Pierlas au . Pierlas est aujourd'hui une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Après avoir appartenu aux Grimaldi de Bueil jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi en 1621, le fief de Pierlas appartient aux Badat, Brès, et Léotardi. Il est ensuite vendu à Joseph Caïs, avec le titre de comte de Pierlas, en 1761. Françoise Ribotti, fille de Jean-André Ribotti, deuxième comte de Valdeblore, s'est mariée en 1759 avec Joseph CaïsCharles Fighiera, voir Bibliographie.
Plusieurs membres de la famille ont fait souche à Nice au Henri Costamagna, Michel Derlange, Les Niçois dans l'histoire, collection Les Hommes dans l'histoire, , Privat, 1988..
Jean Ribotti Jean Ribotti est docteur en médecine et professeur d'anatomie à l'hôpital de Milan.
Il achète en au patrimonial du duc Victor-Amédée II de Savoie les fiefs de Valdeblore, Isola, VenansonPierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, 75, Serre éditeur, Nice, 1998 ; 80, Utelle, Levens, Breil, Saorge, Lantosque, Saint-Étienne-de-Tinée, Pigna, La BollèneJules De Orestis di Castelnuovo, La Noblesse niçoise, volume I « Notes historique sur soixante famille », 160 pages & volume II « Chronologie », 68 pages, réédition limitée à 300 exemplaires de l’édition de Nice de 1912 effectuée en fac-similé par Lafitte Reprints, Marseille, en 1974 ; au volume II page 25 l’auteur énumère les 13 fiefs ainsi : « fiefs d’Isola, Venanson, Utelle, Levens, Breil, Saorge, Lantosque, Saint-Étienne, Pigna, La Bollène, Saint-Sauveur, Valdeblore et Contes »., Saint-Sauveur et Contes pour . Il ne conserve que Valdeblore avec le titre de comte. Il reçoit l'hommage des chefs de maisons de Valdeblore le Gérard Colletta, Saint-Sauveur-sur-Tinée - Des Ectini aux Blavets, collection Les régionales, Éditions Serre, 2006, seconde édition, , , ..
Jean Ribotti ne possède le fief de La Bollène-Vésubie que du au , date à laquelle le duc Victor-Amédée II entérine la vente des droits à la communauté de ses habitants, à qui est conférée la dignité comtalePierre-Jean Ciaudo, Armoiries et institutions des communes des Alpes-Maritimes, du comté de Nice et de la principauté de Monaco, Éditions Alp'Azur, 1978, 313 pages (édition ne comportant que des dessins en noir et blanc, dus à Georges Renevey), . : La Bollène est dès lors « comtesse d’elle-même ».
Jean Ribotti meurt en 1721Jules De Orestis di Castelnuovo, La Noblesse niçoise, volume I « Notes historique sur soixante famille », 160 pages & volume II « Chronologie », 68 pages, réédition limitée à 300 exemplaires de l’édition de Nice de 1912 effectuée en fac-similé par Lafitte Reprints, Marseille, en 1974 ; volume II, ..
Ignace Ribotti
vignette|Plaque mortuaire au cimetière de Turin.|upright=2.0
Ignace Ribotti, comte de Mollières est né à Nice le et mort à Brigue-Glis le .
Officier sarde, il participe en 1831 à la conspiration des Cavalieri della libertà. Obligé de s'exiler, il participe à des combats pour la liberté, au Portugal (1832-1835) contre la tyrannie de Dom Miguel et prend part au siège de Porto, puis en Espagne (1836-1840) où il combat contre les prétentions de Don Carlos.
En 1843, revenu en Italie, il guide l'expédition menée par Nicolas Fabrizi en Romagne et tente sans succès d'occuper Imola et de prendre Bologne. En 1848, après la révolte de Palerme, il participe à une expédition en Sicile, en 1848, et tentée de s'emparer de Messine. Après un début d'insurrection en Calabre, il y débarqua avec . Arrêté, il est mis au cachot dans le fort Saint-Elme, à Naples, et n'est libéré que le . Il est alors réintégré alors dans l'armée sarde.
En 1859, Camillo Cavour l'envoie aider l'insurrection en Lunégiane. Après la bataille de Magenta il prend le commandement dans les duchés libérés. Le , il est nommé lieutenant-général de l'armée sarde et commande la . Il refuse de commander l'expédition en Sicile et c’est un autre Niçois, Joseph Garibaldi, qui organise l'expédition des Mille.
Il est nommé député de Sant'Arcangelo, puis de Guastalla. Il est appelé au commandement du corps d'armée de Modène et reçoit la croix de grand officier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare
Il meurt à Brigue-Glis alors qu'il revenait de se soigner à Loèche de maux dont il souffrait depuis son internement à NaplesCharles Fighiera, La famille des comtes Ribotti de Valdeblore, 64-67, in revue Nice-Historique, organe officiel de l’Acadèmia Nissarda, année 1953, , .Chroniques niçoises, 165-168, in revue Nice-Historique, organe officiel de l’Acadèmia Nissarda, année 1914, , .Notice consacrée à Ignazio Ribotti Di Moliers in Dizionario Biografico degli Italiani, ..
Liens entre les membres de la famille Liens entre les membres de la famille :
Héraldique Le blasonnement donné par Charles Poplimont (1821-1887), est de sinople, à une boucle d’or ; coupé d'argent à un cheval gai d’azurCharles Poplimont, La France héraldique, tome VII : Patras de Campaigno-Ruzé, Saint-Germain, 1874, .. Ce blasonnement fourni par cet « historien » est reproduit ici pour mémoire.
Pierre-Robert GarinoPierre-Robert Garino, [Encyclopædia Niciensis, volume 1 :] Armorial du comté de Nice (Familles et Communautés), sub verbo Ribotti, Éditions Serre, 2000, 127 p., . donne un double blasonnement pour cette famille Ribotti : d’argent à la grappe de groseille au naturel ou d’argent à la grappe de groseille au naturel ; au chef d’or cousu chargé d’une aigle de sable bicéphaleArmorial du comté de Nice : Raybaudi à Rostagni.
Pour Jules De Orestis di Castelnuovo : d’argent à la grappe de groseille au naturel ; au chef d’or cousu chargé d’une aigle de sable biceps Jules De Orestis di Castelnuovo, La Noblesse niçoise, volume I « Notes historique sur soixante famille », 160 pages & volume II « Chronologie », 68 pages, réédition limitée à 300 exemplaires de l’édition de Nice de 1912 effectuée en fac-similé par Lafitte Reprints, Marseille, en 1974 ; volume II page 58..
Le dictionnaire Robert & Signorelli français-italien et italien-françaisLe Robert & Signorelli français-italien et italien-français, copyright 1981, 1986, ristampa 2000, 3002 pages, . indique que « groseille » se traduit en italien par l’invariable ribes : des armes parlantes donc.
Les botanistes utilisent ce terme pour désigner le genre Ribes.
Le chef d’or à l’aigle bicéphale de sable rappelle les armoiries de la famille Lascaris, motif héraldique que l’on retrouve ailleurs dans le comté de Nice depuis le mariage en 1261 d’Eudoxie Lascaris avec Guillaume Pierre de Vintimille.
Dans l’église paroissale de Mollières, dédiée à la Vierge, le retable du maître-autel, très dégradé, porte la pièce principale du blason des Ribotti : une grappe de groseillesGérard Colletta, « Mollières », pages 246 in Ralph Schor (sous la direction de), Dictionnaire historique et biographique du comté de Nice, Serre, 2002, 412 page, (Dictionnaire constituant le volume IV de l’Encyclopædia Niciensis).
Pierre-Jean Ciaudo indique que la mairie de La Bollène-Vésubie utilise sur son papier à en-tête un écu coupé : au premier : d’argent à l’aigle bicéphale d’azur ; au second : d’argent à la grappe de groseille feuillée au naturel, simple variante des armes de la famille Ribotti et cela parce que La Bollène fut inféodée à Jean Ribotti du au ; cet auteur propose donc de nouvelles armes pour cette communePierre-Jean Ciaudo, Armoiries et institutions des communes des Alpes-Maritimes, du comté de Nice et de la principauté de Monaco, Éditions Alp'Azur, 1978, 313 pages (édition ne comportant que des dessins en noir et blanc, dus à Georges Renevey) ; ..
À Nice La famille Ribotti eut son palais à Nice vers 1693, qui passa à la famille Caïs de Pierlas à la fin de dix-huitième siècle:File:NIKAIA-PalaisCaisPierlas-plaq-2007-03-04.jpg.
Les auteurs parlent encore d’une maison Ribotti, située le plus au nord du chemin de Brancolar (quartier de Cimiez), une propriété léguée par le poète Joseph Dabray à sa fille veuve en secondes noces d’un chevalier Ribotti Michel Massimi (avec la collaboration de Daniel Markl), Cimiez : promenade au fil du temps, édité à Monein (Pyrénées-Atlantiques) par PyréMonde, 2010, édition spéciale (comportant des cahiers d’illustrations), 292 pages, , , page 172 (il s’agit bien de cette famille Ribotti, cette page comportant une reproduction des armes des Ribotti)..
Une voie publique de Nice, la rue Ribotti, honore cette famille« Ribotti (Rue) », page 290 in Marguerite et Roger Isnard, Per carriera : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Éditions Serre, 2003, 359 pages, Rue Ribotti, sur un site des Éditions Serre.. Il existe de Nice portant le nom d’une famille niçoise (famille de Nice ou de son comté)Marguerite et Roger Isnard, Per carriera : Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, Nice, Éditions Serre, 2003, 359 pages, , ..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Charles Fighiera, La famille des comtes Ribotti de Valdeblore, 64-67, in revue Nice-Historique, organe officiel de l’Acadèmia Nissarda, année 1953, , .
Articles connexes Royaume de Sardaigne Comté de Nice Famille Caïs
Liens externes
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