Brécy est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Tripande, le ruisseau de Marsiauge. La commune possède une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Brécy est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château, reliquat d'une importante demeure fortifiée construite au puis remaniée ultérieurement, inscrit en 2007.
Géographie La commune de Brécy se situe dans une plaine peu accidentée et assez continue. Elle est traversée par la route nationale 151, allant de Poitiers à Auxerre et par la route départementale 12 allant de La Chapelle-d'Angillon à Nevers. Elle est arrosée par la rivière Tripande, affluent de l'Ouatier, qui prend sa source dans les prés du Crot. Les terres peuvent se diviser en 1/10 de terres fortes et 9/10 de terres calcaires. Le sous-sol est calcaire.
Outre la culture des céréales, on peut noter la culture de pommiers et des élevages importants de volailles -entreprises Gangneron, Sitbon et Lyon. Brécy est couverte par plusieurs bois et forêts notamment la forêt domaniale des Abbayes.
La commune dépend du canton des Aix-d'Angillon ; en 2015, à la suite du redécoupage des cantons du département, elle fera partie du canton de Saint-Germain-du-PuyDécret du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher.
Localisation
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Farges-en-Septaine à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Brécy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,6 %), forêts (16,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), prairies (1,5 %), zones urbanisées (1,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Risques majeurs Le territoire de la commune de Brécy est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Brécy. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 65,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 227 sont en aléa moyen ou fort, soit 53 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie
Histoire Si l'on consulte le numismatique, on constate que le bourg de Brécy (Breciacum) serait très ancien : découvertes de monnaies mérovingiennes sur lesquelles on lit particulièrement le mot BRECIACO. En 1155, on trouve la mention vicaria de Berciaco, en 1190 ecclesia de Berci, de 1187 à 1256 terra de Berciaco et en 1256 vigeria de Berciaco, en 1357 moulins molendinum de Bercy. Les mentions anciennes de Brécy indiquent donc que ce nom a subi une métathèse : il a existé sous les formes Berci ou Bercy dont le thème semble être Berciacus tiré du nom de famille gallo-romain BERCIUS.
Vers la fin de son règne Charles VII qui habitait presque constamment le Berry, résida plusieurs fois au Château de Brécy du Berry, notamment en 1460 comme l'attestent les ordonnances ou lettres patentes datées de ce lieu. La châtellenie de Brécy comprenait les paroisses de Sainte-Solange et Moulins sur lesquelles le seigneur avait justices haute, moyenne et basse, droits de châtellenie et sel à contrats. Le château a été rebâti au . Les fiefs de Billeron et de Villecomte en dépendaient. Francheville et la Girarderie se trouvent sur le territoire communal, à l'est, dans la direction d'Etréchy.
Les plus anciens seigneurs (ils s'en qualifiaient ainsi, notamment en l'an 1249) appartenaient à la maison de Nemours-Villebéon : Ursion/Orson II ou III de Villebéon-Nemours († 1242), fils ou petit-fils d'autre Ursion/Orson ou II, Sr de Méréville (1165-1233), Chambellan de France, et petit-fils de Gautier, Sr de Villebéon (vers 1125-1205 ; issu de la famille Le Riche), chambellan de France, époux d'Aveline de NemoursLes Nemours-Villebéon étaient une famille dominante du Gâtinais, comté dont les confins touchaient à la Beauce, à la Puisaye, à l'Orléanais, au Berry. Par les Villebéon, ils descendaient sans doute des Le Riche, famille très importante implantée dans un très large rayon autour de Paris. Par les Nemours, ils descendaient probablement des vicomtes et des comtes Rorgonides de Gâtinais (cf. Béatrice de Mâcon et son mari Hugues du Perche). Or une branche des Rorgonides, dans les temps anciens, avaient eu l'immense vicomté d'Orléans et le Nivernais. Peut-être tous ces liens historico-géographiques expliquent-ils que Brécy fût aux Nemours-Villebéon.... Brécy entra en la Maison de Linières par le mariage de Guillaume IV († ap. 1289), seigneur de Linières, avec l'héritière Jeanne de Villebéon-Nemours († vers 1268/1275), fille d'Orson III, dame de Méréville, d'Aschères et Rougemeont en Beauce, et de Brécy en Berry.
Leur fils Jean III († 1338), Sr de Linières, posséda les mêmes terres, et ses descendants en ont joui longtemps après lui, dont les Beaujeu-Amplepuis (la fille héritière de Jean V de Linières († ap. 1432), Jacqueline de Lignières, épousant Edouard de Beaujeu-Amplepuis, petit-fils de Guichard VI de Beaujeu). La châtellenie passe ensuite dans la maison de Culan(t) en deux temps :
par une fille d'Edouard et Jacqueline, Jeanne/Anne de Beaujeu, dont le mari fut le maréchal Philippe de Culan, d'où Anne de Culan, femme en 1459 de Jean II de Castelnau-Bretenoux-Caylus. Parmi leurs nombreux enfants, Marguerite de Castelnau-Caylus est la femme de François de La Que(u)ille de Châteauneuf-du-Drac et transmet Brécy à leur fille Jacqueline de La Queille (-de Castelnau), sans postérité de son union avec le maréchal Robert Stuart de Darnley d'Aubigny. par la succession de ladite Jacqueline de La Que(u)ille, femme sans postérité du maréchal Robert Stuart de Darnley, sire d'Aubigny et de La Verrerie, Brécy, avec Moulins et Ste-Solange, échut à Gabrielle d'Apcher sa cousine germaine (fille de Jacques d'Apch(i)er et de Marie de Castelnau-Caylus, cette dernière étant une des sœurs de Marguerite et tantes de Jacqueline, et donc une petite-fille de Philippe de Culan), femme en 1529 de son cousin au troisième degré Charles II, baron de Culant et de Saint-Désiré, un arrière-petit-neveu du maréchal Philippe de Culan (en tant qu'arrière-petit-fils de son frère aîné, le Grand-maître Charles de Culan). Le fils de Charles et Gabrielle, Jean III de Culan († 1605), ruiné, dut céder son fief ancestral de Culan en 1582. Au moins restait-il aux Culan la terre de Brécy en Berry !
Ladite terre et le château de Brécy furent achetés vers 1765 par Jean Charles Alexis Gauthier de Rougemont, échevin de Paris. Son fils aîné, Charles-Edme Gauthier de Brécy (1753-1836), lecteur des rois Louis XVIII et Charles X, auteur de plusieurs ouvrages dont des Mémoires, en prit le nom. Au le château a appartenu à la famille de Villers, aux barons de Segondat de Montesquieu puis aux Duranel de Valois. Il est actuellement la propriété de la famille Paszkiewicz.