Culan est une commune française située à l'extrémité sud du département du Cher en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Arnon, le Rifoulet, le ruisseau du Plaix et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.
Culan est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1881.
Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château, sans doute construit au , puis complété par des fortifications au par Louis de Culant, grand amiral de France, est inscrit en 1926, les façades et toitures ont quant à elles été classées en 1956. Le pont Vieux, sur l’Arnon, est inscrit en 1986.
Géographie Description La commune de Culan est située à l'extrême pointe sud du département du Cher au nord de la région naturelle de la Châtaigneraie. C'est un pays vallonné, de bocage, encore que les « bouchures » (haies) et les « têteaux » (chênes étêtés aux branches taillées près du tronc, leur donnant une allure de poteau) sont souvent sacrifiés pour agrandir les champs et faciliter la culture.
Le village est traversé par la D 943, qui relie Montluçon à Châteauroux, et la D 997 qui relie Saint-Amand-Montrond à Boussac. Deux routes secondaires relient Culan aux localités avoisinantes : la D 4 vers Meaulne et la D 65 vers Le Châtelet.
Il est desservie par la ligne F du Réseau de mobilité interurbaine, consulté le 2 septembre 2018..
L'aérodrome le plus proche est celui de Montluçon - Domérat situé à une trentaine de kilomètres.
Culan est située sur le GR 41.
Localisation
Hydrographie La commune est baignée par l'Arnon. En amont, a été construit un barrage au lieu-dit les Chetz, sur la commune de Sidiailles, dont la retenue de 90 hectares alimente en eau potable répartis sur une quarantaine de communes.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Châteaumeillant à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Culan est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39,2 %), terres arables (39 %), zones agricoles hétérogènes (12,9 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (3,3 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Lieux-dits, hameaux et écarts Prahas, à à l'est du chef-lieu, ancien siège de la paroisse jusqu'au début du . Aujourd'hui chapelle Saint-Vincent, à proximité de laquelle se trouve toujours le cimetière de la commune. Ce lieu de culte donnait lieu à un pèlerinageÉmile Chénon, « Histoire du prieuré de Prahas près Culan », Mémoires des Antiquaires du Centre, 1921, 81-109.. Prahas était anciennement le siège d'une seigneurie, qui appartenait, à la veille de la Révolution, à Jean Baptiste Desjobert, notaire royal, bailli de la justice de Culan, anobli par une charge de secrétaire du roi. L'un de ses fils, Jean Baptiste Desjobert de Prahas (1752-1836), qui fut maire de Culan, en prit le nom. La petite-fille de celui-ci, Ombeline (1834-1898), hérita du domaine de Prahas et le transmit à la famille Duchier de Jupille ; il est encore entre les mains de ses descendants. Risques majeurs Le territoire de la commune de Culan est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Culan. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 509 sont en aléa moyen ou fort, soit 99 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
La commune est en outre située en aval du barrage de Sidiailles, de classe A. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage, chapitre Risque rupture de barrage..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Culan est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments..
Toponymie Le château, indiqué comme cuslenum castro dès le ., tirerait son nom d'une racine très ancienne, *Kul, signifiant hauteur ou défense.. La forme a évolué au cours des siècles de Cuslenc vers Culant puis Culan.. Histoire Moyen Âge La paroisse était située à l’origine à Prahas, jusqu’à la construction du château de Culan. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacé, jusqu’à ce que le village d’origine ne soit qu’un simple hameauArchives départementales de l’Indre, Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009, ..
Époque contemporaine Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d'Arnon-Libre.
Culan était située sur la ligne de Châteauroux à La Ville-Gozet (et à Montluçon-Ville) aujourd'hui déferrée entre La Châtre et La Ville-Gozet. Le bâtiment voyageur de l'ancienne gare et le viaduc perpétuent le souvenir de cette ligne ouverte en 1884 et fermée à tout trafic en 1987.
Seconde Guerre mondiale vignette|Pont de Culan, dynamité en juin 1944. .
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Politique et administration Administration municipale Élections de 2026 Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Culan, commune de moins de , est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026. étant compris entre 500 et , le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15..
Une seule liste, menée par Nicolas Nauleau, maire sortant., est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 61,83 %.. Nicolas Nauleau est réélu maire le .La liste officielle des maires du département du Cher en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Wikimedia Commons..
Liste des maires
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Population et société Démographie
Enseignement d'une école maternelle, d'une école primaire et d'une cantine.
Pour le collège, les enfants sont scolarisés à Châteaumeillant ; pour le lycée avec internat à Saint-Amand-Montrond ou à Montluçon à . Les villes universitaires les plus proches sont, dans l'ordre, Clermont-Ferrand, Limoges, Orléans, Poitiers et Tours.
Sports