Prades est une commune du sud de la France. Sous-préfecture et chef-lieu de canton du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie, cette ancienne cité fortifiée fondée au , est aujourd'hui la principale ville de l'ouest du département. Peuplée de en , Prades est la ville-centre d'une unité urbaine de en 2014. Ses habitants sont appelés les Pradéens et les Pradéennes. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le pays de Conflent, correspondant à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis et Rodès.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Têt, la Llitéra, le Lliscou, le Caillan et par un autre cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Prades est une commune urbaine qui compte en . Elle est dans l'unité urbaine de Prades et fait partie de l'aire d'attraction de Prades.

La cité conflentoise est riche en monuments dans les rues et ruelles de son centre, comme des façades décorées, des fontaines sculptées, des oratoires et des anciens lavoirs, témoins de la prospérité bourgeoise des siècles précédents.

Géographie Localisation

La commune de Prades se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Elle se situe à par la N116 de Perpignan., préfecture du département.

Les communes les plus prochesLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau. sont. : Codalet (), Catllar (), Ria-Sirach (), Los Masos (), Clara-Villerach (), Eus (), Taurinya (), Molitg-les-Bains ().

Sur les plans historique et culturel, Prades fait partie de la région de Conflent, héritière de l'ancien comté de Conflent et de la viguerie de Conflent. Ce pays correspond à l'ensemble des vallées pyrénéennes qui « confluent » avec le lit creusé par la Têt entre Mont-Louis, porte de la Cerdagne, et Rodès, aux abords de la plaine du Roussillon..

vignette|centre|Situation de la commune.

Géologie La commune, à l'instar de l'ensemble du secteur géologique du Conflent, se situe dans la zone axiale de la chaîne des Pyrénées. Dans le Conflent, cette zone repose principalement sur des formations dures, ignées et métasédimentaires du Paléozoïque et d'époques antérieures. Le Conflent abrite également un important bassin géologique néogène-quaternaire composé de formations plus tendres, entre Nyer, Prades et Rodès. La commune elle-même se situe, pour la plupart, dans ce « Bassin du Conflent », dans la vallée de la Têt.

vignette|centre|redresse=2.0|Prades, sur une carte géographique simplifiée du Conflent.

La commune comprend trois zones géologiques, toutes orientées du sud-ouest vers le nord-est : une zone au nord de la Têt, avec de métasédiments du Paléozoïque inférieur qui ont environ 500 millions d'années; une zone centrale de dépôts fluviaux du Quaternaire qui ont moins d'un million d'années; et une zone sud de sédiments continentaux du Miocène qui datent d'environ 25 millions d'années. (section Géologie)..

Sur la première zone, une formation paléozoïque inférieur (O1-2 sur la carte géologique) apparaît dans le secteur nord-ouest de la commune.. Elle se trouve à l'extrémité orientale d'une large région composée principalement de formations métasédimentaires du Cambrien (de nature essentiellement schisteuse et vieilles d'environ 500 millions d'années) qui s'étend vers le ouest jusqu'au Capcir.

Dans cette zone géologique nord de la commune se trouve également une colline - Montcamill - reposant sur des sédiments du Miocène (m1bC et m1bL). La colline est située derrière l'hôpital de Prades. Bien que cette zone de sédiments du Miocène ne soit pas très étendue, elle est exceptionnelle dans la mesure où, dans le bassin du Conflent, la quasi-totalité des vastes dépôts du Miocène se trouvent au sud de la Têt, et non au nord du fleuve, comme c'est le cas à MontcamillIl est courant que des cours d'eau suivent le tracé des failles, où les roches sont souvent broyées et fragmentées, et donc plus sensibles à l'érosion. Dans la partie supérieure du cours de la Têt, à l'ouest du bassin du Conflent et entre Fontpédrouse et Thuès-les-Bains, la rivière suit de près le tracé de la faille de la Têt. Cependant, à l'est de Thuès, l'apport important de sédiments provenant des massifs de la Carança et du Canigou, qui se sont élevés au cours de millions d'années, a poussé la Têt vers la limite nord du bassin du Conflent, comme dans les environs de Prades. (Voir : , page 538.) Néanmoins, pendant cette période, la Têt a continué à s'écouler vers le nord-est, à peu près parallèlement à la ligne de la faille de la Têt. .

La zone géologique centrale de la commune repose sur des terrasses d'alluvions quaternaires. Celles-ci ont été déposées par la Têt à différentes périodes au cours des 200 000 dernières années environ. Sur la carte géologique de Prades, ces dépôts sont représentés par les lettres Fz (formation la plus récente et la plus basse), Fy et Fx (formation la plus ancienne et la plus élevée de cette zone)... Les alluvions sont principalement composées de sable et de galets. Elles couvrent une superficie importante, mais ne sont pas très profondes (ces dépôts ne dépassent généralement pas quelques mètres d'épaisseur). Les formations miocènes sous-jacentes sont exposées à quelques endroits. La ville de Prades est située dans cette zone. Presque toutes les formations quaternaires de la commune se trouvent au sud de la Têt, mais la formation Fy s'étend au nord de la Têt, sur une zone relativement petite située sous Montmarill, où se trouvent le lycée et l'hôpital.

La zone géologique sud de la commune, située au sud et à l'est de la ville de Prades, repose sur des dépôts du Miocène (m1bE sur la carte géologique).. À cette époque, d'énormes quantités de sables grossiers et de blocs de gneiss, etc ont été déversés dans ce bassin du Conflent par des éboulements et par les rivières descendant des flancs du massif du Canigou, qui était en train de se soulever. Ces dépôts ont une épaisseur de 500 mètres ou plus. Là où, aujourd'hui sur les crêtes de certaines chaînes, la matrice sableuse a été éliminée par l'érosion, de gros blocs de gneiss et d'autres roches restent à la surface, imposants et mystérieux.

À l'extrémité nord de cette zone, sur une terrasse disséquée à environ 450 mètres d'altitude, se trouvent des secteurs de dépôts fluviaux quaternaires (Fw). Il s'agit de la « Haute Terrasse » de la Têt., qui s'est probablement formée il y a un demi-million d'années ou plus.

vignette|centre|redresse=1.5|Affleurement d'alluvions altérées de la Têt sur la Haute Terrasse (Fw), à 450 mètres d'altitude, au-dessus de la ville de Prades.

La commune se situe en zone de sismicité 3 (sismicité modérée)..

Topographie Prades est situé là où la vallée de la Têt commence à s'élargir sensiblement après que la rivière a émergé des gorges de Villefranche-de-Conflent, au sud-ouest. Cependant, la vallée autour de Prades est toujours dominée par les massifs montagneux des Madrès-Mosset au nord et du Canigou au sud.

L'altitude de la commune varie entre 300 mètres (dans le fond de la vallée de la Têt) et 756 mètres (à l'extrémité sud de la commune, sur la Serra des Feixans). Dans les collines situées sur des roches paléozoïques au nord-ouest de la commune, le point culminant atteint 550 mètres.

vignette|centre|Vue vers le nord-ouest à travers la Plaine St-Martin. Les collines au-delà, dans le secteur nord-ouest de la commune, reposent sur des roches datant du Paléozoïque.

Un profil vertical du terrain de la commune révèle une plaine inondable qui est assez large à la plaine St-Martin. Celle-ci se trouve plus ou moins au même niveau que la rivière Têt et correspond à une zone indiquée par la lettre Fz sur la carte géologiqueJusqu'au XVIIIe siècle, la Têt suivait un large méandre le long de la bordure sud de la plaine St-Martin. Après une inondation catastrophique, le fleuve a été détourné par la ville en 1779 vers son cours actuel au nord de la plaine. Voir : , page 144..

vignette|centre|redresse=2.0|Profil vertical simplifié, nord-sud, à travers la commune de Prades.

Le profil vertical montre également au moins deux niveaux de terrasses distincts au-dessus de la plaine inondable. Le premier, correspondant à Fy et FX combinés, se trouve à vingt à trente mètres au-dessus de la plaine inondable. Le lycée et l'hôpital se trouvent sur cette terrasse au nord de la Têt, et le centre-ville se trouve sur cette terrasse au sudÀ certains endroits, il est également possible de distinguer une terrasse Fx plus élevée d'une terrasse Fy plus basse. Par exemple, le stade municipal situé avenue du Docteur Arrous se trouve sur une terrasse Fx environ 10 mètres plus haute que l'avenue du Général du Gaulle, située sur une terrasse Fy à environ 250 mètres au nord. Cependant, cette distinction n'est pas claire sur l'ensemble de la commune.La ville d'Ille-sur-Têt (18 kilomètres à l'est) a été également construite sur une terrasse fluviale située juste au sud de la Têt et de sa plaine inondable, à une altitude de quelques mètres au-dessus de cette plaine..

Des éléments d'une terrasse plus élevée (la « Haute Terrasse ») se trouvent plus au sud, à environ 100 mètres au-dessus de la plaine inondable - par exemple, aux chemins des Nougarol, de la Coste de Clara, et de Fenouillix. Ils correspondent à Fw sur la carte géologique. La Têt a creusé cette terrasse et y a laissé des dépôts alluviaux. Elle s'est ensuite déplacée vers le nord (et vers le bas). Les affluents de la Têt qui coulent depuis le sud ont creusé et disséqué la terrasseD'autres vestiges de cette terrasse s'étendent depuis Sirach (à l'ouest) jusqu'à Llonat (à l'est)..

vignette|centre|Des éléments de la « Haute Terrasse » de la Têt, au-dessus de Prades, indiqués par des lignes pointillées blanches. Plus haut : le point culminant de la commune (756 mètres).

Hydrographie vignette|Pont routier de la D619 sur la Têt, Prades. Le pont est en grande partie construit en marbre de Villefranche (Dévonien). Prades est traversée au centre nord par la Têt et par la Llitera à l'est de la ville. Plusieurs ruisseaux traversent le quartier de la Sacristie.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Pyrénées orientales, caractérisée par une faible pluviométrie, un très bon ensoleillement (), un air sec, particulièrement en hiver et peu de brouillards.. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Eus à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .