La deuxième bataille d'Anéfis a lieu le lors de la guerre du Mali. Elle se termine par une victoire de l'armée malienne qui prend la ville d'Anéfis au MNLA.
Prélude Alors que des négociations entre le gouvernement malien et le MNLA se sont ouvertes à Ouagadougou, la situation s'aggrave à Kidal le . Ce jour-là le MNLA arrête plusieurs personnes, certains sont relâchés le lendemain mais environ 10 ou 20 prisonniers, accusés d'être des espions et des militaires maliens infiltrés sont maintenus en prison. Le gouvernement malien réagit et accuse le MNLA d'avoir commis des pillages contre les populations noires ; Songhaï, Peuls et Bellas. Selon des témoins, plusieurs habitants noirs sont contraints de prêter allégeance au MNLA sous peine d'être chassés de Kidal et évacués vers Gao. Le lendemain, le MNLA déclare que les personnes interpellées qui ne sont pas originaires de l'Azawad vont être expulsées et reconduites jusqu'à Douentza.
Dans son communiqué, le MNLA déclare : .
Le , 24 jeunes noirs chassés de Kidal sont accueillis à Gao, ces derniers déclarent avoir été emprisonnés pendant deux jours puis expulsés car .
Le , l'armée malienne se met en mouvement et entre à Anéfis, petite ville située à environ au sud de Kidal. Le même jour, un kamikaze tente d'assassiner un colonel du MNLA à Kidal, il se fait exploser mais ne fait qu'un blessé.
Déroulement Le , vers 5 heures 30, l'armée malienne attaque les positions du MNLA près de la petite ville d'Anéfis. Les forces maliennes sont commandées par les colonel-majors Didier Dacko et El Hadj Ag Gamou. Selon Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, chargé des relations extérieures du MNLA, les soldats maliens disposent de 300 véhicules avec des blindés BRDM-2.
Le combat s'engage à à l'Ouest d'Anefis. Après quelques heures, Souleymane Maïga, porte-parole de l'armée malienne affirme que la ville est prise. Les officiers du MNLA confirment avoir ordonné un repli, ils déclarent avoir perdu 2 hommes et un véhicule
Bilan Selon le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, les pertes sont de 10 morts et 28 prisonniers pour le MNLA et aucun tué du côté des militaires maliens. D'après les déclarations du colonel Didier Dacko, deux soldats maliens ont été blessés, l'un d'une balle au cou, l'autre au pied. Le lendemain, le porte-parole de l'armée malienne revoit le bilan à la hausse et parle de 30 morts chez les rebelles.
D'après Mossa Ag Acharatoumane, délégué du MNLA, alors présent à Paris, à la mi-journée du les pertes de son mouvement sont de 2 tués et 2 blessés, ainsi qu'un pick-up détruit. À Ouagadougou, le porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, déclare : Pour Mahamadou Djéri Maïga, il y a du côté du MNLA,
Selon l'agence de presse chinoise Xinhua, le bilan définitif des combats est de 31 morts chez les rebelles, un prisonnier (un second se serait suicidé lors de son transfert à Gao), deux véhicules détruits et quatre autres saisis.
D'après une source militaire française, les pertes sont de 2 morts pour le MNLA et d'une dizaine de blessés du côté des soldats maliens.
Réactions diplomatiques Le , le gouvernement français condamne les arrestations commises par le MNLA à Kidal, Philippe Lalliot, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères déclare que des informations
Le , la France appelle les rebelles à déposer les armes. Philippe Lalliot déclare que la France soutient les . Il ajoute qu'il .
En réaction, le MNLA publie un communiqué dans lequel il déclare :
Le MNLA accuse également l'armée malienne d'avoir violé le cessez-le-feu et refuse de déposer les armes : . Il précise cependant que
L'offensive malienne sur Kidal est cependant freinée par l'intervention de la France qui, le soir même du combat, envoie un détachement de liaison de 15 à 20 soldats à Anéfis, suivi par un « détachement de protection » d'une centaine d'hommes.
Liens externes El-Watan : Kidal, ville lugubre et sous pression
Références
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