Osmoy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Voiselle, l'Yèvre, l'Ouatier et un autre petit cours d'eau.
Osmoy est une commune rurale qui compte en . Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.
La commune se situe dans la province historique du Berry, province de la France de l'Ancien Régime, ayant pour capitale Bourges, qui disparaît définitivement avec la Révolution française, mais à laquelle les Berrichons restent très attachée.
L’ancien orphelinat La Grande Métairie, un ensemble institutionnel des années 1960, construit en 1960 par les architectes Gabriel Dubois, Alfred Audoul et Georges Setzer, est labellisé architecture contemporaine remarquable en 2023.
Géographie Localisation Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de six communes :
En 2016, l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) a profité de la promulgation de la loi relative à la délimitation des régions pour déterminer les centres géographiques des quatre-vingt-seize départements métropolitains. L'IGN a ainsi déterminé que le centre géographique du département du Cher se situe à Osmoy ( et )..
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..
Osmoy est une commune de plats reliefs essentiellement composée de domaines agricoles et principalement de cultures céréalières. C'est un plateau boisé en bordure de l'Yèvrette. Cet espace rural est relativement bien préservé même si les constructions d'habitations individuelles ont connu un essor important ces dernières années.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports La commune est traversée sur toute sa longueur par la route départementale D179 et longée au sud par la départementale D976.
La commune n'est pas desservie par les transports en commun, mais bénéficie d'un service de ramassage scolaire.
Urbanisme Typologie Au , Osmoy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (78,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,7 %), forêts (15,2 %), prairies (7,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6 %), zones agricoles hétérogènes (2,9 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Osmoy est une commune sans véritable bourg, les habitations sont dispersées sur toute la commune et on retrouve aujourd'hui des lieux-dits importants comme le Rochy, la Grande Métairie (l'Orphelinat), Chalusse ou la Sapinière.
Logements La route départementale D179 a servi de base à la mise en place de la numérotation métrique des habitations d'Osmoy. En effet, par souci d’efficacité et de sécurité, la commune a mis en place le numérotage de l'ensemble des habitations, le numéro des propriétés représentant la distance la séparant du bourg. Celles-ci sont divisées en deux voies : la route de Bourges : voie qui traverse la commune en partant du bourg d'Osmoy et en allant vers l'ouest (en direction de Bourges) ; la route de Savigny : voie qui traverse la commune en partant du bourg d'Osmoy et en allant vers l'est (en direction de Savigny-en-Septaine). Risques majeurs Le territoire de la commune d'Osmoy est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et le risque industriel.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Osmoy. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 62,8 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 55 sont en aléa moyen ou fort, soit 75 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
Risques technologiques La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à la directive européenne SEVESO, chapitre Risque industriel..
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Osmoy Le nom de la commune a évolué au cours des siècles et de l’Histoire : Ulmegum en 1207, Omoe en 1219 ou Omeyo en 1307 d’après l’historien Alphonse Buhot de Kersers.
Suivant certaines hypothèses, Omoe signifiait « petit ruisseau »..
Jusqu’à la Révolution française, le nom de la commune s’orthographie Omoy. À partir de la Révolution, les textes administratifs écrivent Osmoy notamment en 1793 et 1801, alors même que, dans les délibérations du conseil municipal, le nom le plus souvent utilisé est Omoy-sur-Yèvre. C’est d’ailleurs le nom d’Omoy qui sera repris dans le fascicule du Canton de Levet publié en 1889 par Alphonse Buhot de Kersers, laissant à penser qu’il s’agit là de l’appellation la plus couramment utilisée à l’époque.
Yèvrette L'Yèvrette est une rivière, indépendante de l'Yèvre rivière complètement artificielle, l'Yévrète prend sa source à Gron, d'ailleurs certains chemins longeant cette rivière de sa source au déversoir des 3 Bondons se nomment chemin de l'Yévrette. D'ailleurs, sur la commune d'Osmoy, l'ensemble des moulins se trouvent sur l'Yévrette, aucun sur l'Yèvre, du déversoir des 3 Bondons au canal de dessèchement. Dans les textes anciens, elle s'est appelée l'Aurette, dont le nom apparaît dans de nombreux textes anciens. Cet ouvrage daterait, d’après certains écrits, de l'époque de Charlemagne.
Le nom d’Yèvrette ne dérive donc pas de celui de l’Yèvre.
Histoire Ancien Régime De son histoire la plus ancienne, seuls les écrits d'Alphonse Buhot de Kersers en ont laissé traces : « Omoy porta le titre de vicomté, évidemment trace de sa qualité ancienne de vicairie. Cette vicomté et la seigneurie étaient inféodées et attachées à un chezal nommé Franc-lieu ou Franc-alleu (affranchi de toute servitude) dont l’assiette finit par être ignorée (…) mais qui semble avoir été primitivement à Omoy même. L’abbaye de Saint-Ambroix conserva le fief et les seigneurs d’Omoy lui portèrent leurs hommages.. »Le premier seigneur d’Osmoy fut Jacquelin Culon qui fit la foi et hommage de la vicomté à Saint-Ambroix en 1501.. À sa mort en 1534, lui succéda son frère François qui vendit la seigneurie à Barthélémy de Chavany en 1556, ce dernier devenant ainsi le seigneur d’Osmoy. Louis Raynal cite le Docteur de Chavany parmi les gentilshommes du voisinage. de Bourges, défenseur du parti catholique pendant les guerres de religion, et en particulier pendant l’occupation de Bourges par les protestants.
En 1577, la seigneurie est acquise par Alexandre de Ménipénil. Gaspard Thaumas de la Thaumassière nous donne des précisions sur ce grand seigneur dans son Histoire de Berry. On apprend notamment qu' fut naturalisé par lettres du mois de et qu’il était issu d’une noble famille d’Écosse. La seigneurie reste dans la famille Ménipénil jusqu’à la fin du , lorsque la fille de François de Ménipénil apporte la seigneurie d’Osmoy en dot à Renaud Fouchier.
Au , le titre passe aux Perreau, dont le second, Pierre, est également vicomte de Saint-Étienne.
Le titre de seigneur d’Osmoy disparaît en 1789, en même temps que l’absolutisme royal.
Révolution française et Empire