William Erskine, né le et mort le à Lisbonne, est un officier et homme politique britannique. baronnet Erskine, il député à la chambre des communes puis exerce des commandements sous les ordres de Wellington pendant la guerre d'Espagne et atteint le grade de major-général. Il termine sa carrière en sombrant dans la folie et se suicide.
Famille
Il est le fils aîné du lieutenant-général et de sa seconde femme. Il hérite du titre de baronet à la mort de son père en 1795H. M. Stephens, ‘Erskine, Sir William, second baronet (1770–1813)’, rev. Roger T. Stearn, Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, 2004 .
Carrière
Erskine sert en 1785 dans le Royal Welch Fusiliers puis passe en 1787 comme lieutenant au de dragons et le devient capitaine au King's Light Dragoons. Il reçoit son baptême du feu en Flandres où il sert entre 1793 et 1795 comme aide-de-camp de son père et accède en 1794 au grade de lieutenant-colonel. Au cours de cette campagne, il participe à la bataille de Villers-en-Cauchies. À la mort de son père en 1795, Erskine hérite de son titre de baronet et représente la circonscription de au Parlement en 1796 puis entre 1802 et 1805.
En 1808, Erskine est promu major-général.
Guerre d'Espagne
À l'hiver 1810-1811, Erskine est désigné pour remplacer Robert Craufurd à la tête de sa division légère. Lorsque la nouvelle de la nomination d'Erskine dans son armée parvient à Wellington, il se plaint qu'on lui envoie un officier réputé fou. L'adjudant-général des forces armées lui répond alors : . Mais Erskine ne donne pas satisfaction et Wellington écrit : .
Lors de la retraite de l'armée du Portugal de Masséna de Lisbonne à Ciudad Rodrigo, la division d'Erskine est à l'avant-garde britannique et affronte dans de nombreux engagements mineurs le du maréchal Ney. À la bataille de Sabugal, Erskine est chargé avec un renfort de cavalerie de tourner la division Merle par la gauche tandis que quatre divisions l'attaquent de front. Les ordres d'Erskine sont si confus et insensés que la cavalerie se perd dans le brouillard et Merle parvient à éviter l'anéantissement.
À la bataille de Fuentes de Onoro, les divisions d'Erskine et de tiennent la gauche du dispositif britannique et couvrent le siège d'Almeida. Après la bataille, Masséna retourne à Ciudad Rodrigo et Wellington pense que la garnison d'Almeida, privée de la perspective d'être secourue, va être obligée de capituler. Mais la garnison, commandée par le général Brenier, parvient à évacuer la place puis à rejoindre les lignes françaises en passant à travers le dispositif anglais, tout cela de nuit et non sans avoir fait sauter la citadelle après leur départ. Furieux de cet échec qui efface les conséquences de son succès à Fuentes de Onoro, Wellington envisage de traduire les généraux Erskine et Campbell en cour martiale. Mais Erskine se décharge sur un de ses subordonnés, le colonel Bevan, qui finit par se suicider.
Conscient qu'en raison des appuis politiques d'Erskine, il lui était impossible de le renvoyer en Angleterre, Wellington tâche à partir de cet épisode de limiter son pouvoir de nuisance en l'affectant à des commandements secondaires. Le , Erskine prend le commandement de quatre régiments de cavalerie dans la nouvelle de cavalerie du corps de Hill. Il abandonne rapidement son commandement puis le reprend le . Il est peu après déclaré fou et cassé de son grade.
Il se suicide à Lisbonne en 1813 en se jetant d'une fenêtre.
Notes et références
Références
Bibliographie
Liens externes
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