Saint-Éloy-de-Gy est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.
Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Annain, le Croulas, la Mouline, le ruisseau de Vendegond et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « massifs forestiers et rivières du Pays-Fort » sont une zone spéciale de conservation dont l'intérêt réside dans la qualité des hêtraies ainsi que dans les forêts alluviales.
Saint-Éloy-de-Gy est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.
Géographie
La commune s'étend sur une surface de 3000 hectares, majoritairement de terres agricoles et forestières. Elle comprend un bourg principal et un second bourg (bourgneuf), distants d'environ 4 km, de nombreux hameaux et des zones d'activités (la Goutelle, le Danjon).
Localisation
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Éloy-de-Gy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (50,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (50,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45 %), terres arables (26,9 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), prairies (9,3 %), cultures permanentes (4,1 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Saint-Éloy-de-Gy est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Éloy-de-Gy. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 88,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 709 sont en aléa moyen ou fort, soit 96 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1993, 2006, 2011, 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999.
Toponymie Le village a répondu, au cours de l'histoire, à différentes appellations. A l’origine, il aurait été probablement baptisé « Gaïacum ». Puis, aux alentours du , il est connu sous le nom "Gaïco", puis "Giaco" (appellation concurrencée par celle de « Gy » et « Giacus »). Au , il est appelé "Gii" ; puis de 1396 à 1648 "Gy".
Enfin, depuis au moins 1648, en reconnaissance pour ses venues dans le Berry lorsqu’il était conseiller du Roi, l'assemblée des habitants met le village sous le vocable de saint Eloi, du nom de l'évêque Eloi de Noyon (), patron des orfèvres et, par extension, des métallurgistes. On retrouve encore en forêt des traces de "ferriers" (déchets des ateliers travaillant le minerai de fer). Cependant, un sceau, découvert en 1887 par le comte Alphonse de la Guère avec l'inscription "S.E.DE.GIACO" pourrait faire remonter l’appellation au .
Histoire Il est fait mention dans "La guerre des Gaules" de Jules César (livre VII Chapitre XXIII) de mines de fer, ce qui laisse penser qu'il ait ici fait référence aux mines de Bourgneuf, commune de Saint-Eloy-de-Gy. Des fouilles archéologiques au ont permis de faire apparaitre des vestiges de cette époque dont les traces d'une voie romaine permettant de gagner Avaricum (Bourges) et d'une villa romaine.
Au , les Religieux de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges reçoivent la terre de Gy, ravies au , par l'archevêque de Bourges Richard Ier puis, au , par des seigneurs laïcs, et au , par l'archidiacre d’Orléans. Saint-Éloy-de-Gy est donc un prieuré simple et régulier dépendant de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges, laquelle percevait donc la part principale de la dîme versée par les habitants de cette paroisse. Une première église est construite (saint Jean-Baptiste), puis une seconde, Notre Dame, accolée à la première.
À partir de la fin du , la famille du Puy, dont Geoffroy du Puy dit Morin, chambellan du duc Jean de Berry fait construire le château de Dame, au nord ouest du village.
En 1562, les Bénédictins de Bourges, occupée par les armées réformées, se réfugient à Saint-Eloy-de-Gy. En 1591, la paroisse et le château de Dame sont attaqués par Antoine de la Grange d'Arquien, gouverneur du Berry. Le seigneur de Dame est alors Raymond de Castaing, bienfaiteur, qui fut enterré dans l'église.
De 1600 à 1640, la vie gyacomoise est rythmée par les assemblées paroissiales, réunies dans l'église, portant notamment sur son entretien.
En 1653, près d'une douzaine de seigneuries, liées à un fief, apparaissent.
Lors des Etats généraux de 1789, Martinet, curé de l’époque, est désigné par les paroissiens pour rédiger les cahiers de doléances. Durant la Terreur, l'église saint Jean-Baptiste est transformée en lieu de perception des impôts puis en tribunal. Des granges sont aménagées en chapelles clandestines où deux prêtres (Garros et Corbinon) non assermentés officient.
En 1831, l'école publique est inaugurée, puis en 1872, est inaugurée la nouvelle école-mairie, puis, en 1899, une autre école à Bourgneuf. Par ailleurs, en 1851, une école libre (Sainte Anne) est fondée, sous l'impulsion du curé Pierre Bachelet, avec l'inauguration du bâtiment en 1871, sur les terres du comte de Monspey, situées à la Rongère. Une chapelle y est accolée en 1895.
Si en 1897, le village compte près de 250 exploitations agricoles, il est marqué, au , par l'industrialisation (carrières de pierres, fabrication de chaux, de tuiles et de briques et en particulier mines de fer à Bourgneuf avec notamment les forges de Mazières).
En 1914, une centaine d'hommes du village partent pour le front. Seuls deux tiers reviendront. Le presbytère et le château du Vernay sont transformés en petits hôpitaux de campagne. A l'issue de la Guerre, un monument est élevé dans le cimetière du village.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le village est occupé par les Allemands tandis que des maquisards de Bourgneuf s'installent dans la forêt d’Allogny. Le village connaît plusieurs exactions et meurtres diligentés par Pierre Paoli. En 1944, le , un bal clandestin organisé au hameau de Vendegond est mitraillé ; le , un milicien est abattu en plein coeur du village ; le , le bureau de tabac « Paris » est attaqué par des hommes armés de mitraillettes et de révolvers ; fin août, les maquisards s’emparent de l’Epinière ; enfin, le , le village est libéré, les Allemands partent, après avoir fait sauter des munitions. Les maquisards sortent de la forêt d'Alogny et entrent dans le village, drapeau en tête, dans l'euphorie générale. Sources : William Thomas. La généalogie gyacomoise des Jacquet : ascendance et descendance d’une famille typique de manoeuvres agricoles berrichons (de la seconde moitié du à nos jours). Histoire. 2022. dumas-04134994
Politique et administration Tendances politiques et résultats
Liste des maires
Démographie
Économie Le village disposait d'une boucherie, d'un café (rue des écoles), d'un maréchal-ferrant, d'une école privée.
Aujourd'hui s'y trouvent des fermes, une bibliothèque, une poste, une pharmacie, une école publique, un médecin, un coiffeur, un boulanger, 3 bars/restaurants, une agence immobilière.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Église Saint-Éloy. Fin s. s., rénovée en 2000l'association des amis de l'église de Saint Éloy de Gy. La mairie a été réaménagée dans les murs de l'ancien presbytère, 4 place de l'Église, encore habité par un prêtre dans les années 1990-2000. Château de Dame. s. s. hameau de Bourgneuf Château de la Rongère
Personnalités liées à la commune Louis-Hector Chaudru de Raynal, 1805-1892, magistrat et rédacteur d'un ouvrage sur L’Histoire du Berry ; Henri Cochon de Lapparent, agronome, y est mort en 1931 ;