Les droits des personnes LGBTQ au Kirghizistan ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population.

Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont légales au Kirghizistan, mais les couples de même sexe et les ménages dirigés par des couples de même sexe ne bénéficient pas des mêmes protections juridiques disponibles aux couples mariés de sexe opposé.

Cadre légal Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

Avant 1998 Avant 1998, les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe étaient illégales au Kirghizistan. Les personnes LGBT étaient passibles de deux ans de prison si celles-ci étaient prises sur le fait..

Depuis 1998 Les actes sexuels entre personnes du même sexe sont légalisés en 1998. :

en , un nouvel article au Code pénal a été promulgué par le président du Kirghizistan, qui « a décriminalisé les pratiques sexuelles entre hommes adultes consentants » ; le nouveau Code pénal du Kirghizistan est entré en vigueur le ILGA janvier 1998 ; Wockner News ) l'homosexualité n'est plus considérée comme une « infraction pénale ».

Reconnaissance des couples de même sexe Les unions entre personnes de même sexe ne sont pas reconnues légalement au Kirghizistan.

Depuis 1996, la constitution kirghize interdit explicitement l'union entre deux personnes de même sexe.

Adoption Les couples de même sexe ne peuvent pas adopter au Kirghizistan. Les célibataires peuvent avoir à faire une attestation sur l'honneur qu'ils ne sont pas homosexuels..

Identité et expression de genre La reconnaissance légale du genre a été mentionnée dans la loi sur l'état civil de 2001. En 2005, la loi (dont la formulation était adaptée d'une législation russe similaire) stipulait qu'un document « de forme établie » était requis pour la reconnaissance légale du genre, mais un tel document n'existait pas. Les personnes transgenres étaient donc évaluées au cas par cas. En 2007, l'organisation militante kirghize Labrys a entrepris d'élaborer le formulaire, en organisant des sessions de formation pour les médecins et en créant un groupe de travail, avec le soutien du . Le projet final a été transmis à la présidence. Cependant, la révolution kirghize de 2010 a gravement compromis les progrès accomplis en matière de reconnaissance légale du genre, le président et plusieurs ministres (dont certains avaient signé le projet) étant destitués.

La première opération de chirurgie de réattribution sexuelle au Kirghizistan a eu lieu à Bichkek en .

En 2016, un groupe de travail a été constitué afin d'élaborer des recommandations sur la santé des personnes transgenres, notamment des instructions sur la manière de réaliser une évaluation psychiatrique et de prescrire un traitement hormonal d'affirmation de genre. Ces recommandations et le formulaire de demande de reconnaissance légale du genre ont été officiellement adoptés en 2017, permettant aux personnes transgenres du Kirghizistan de changer de genre à l'état civil après une évaluation psychiatrique, sans avoir à subir d'intervention chirurgicale ni à obtenir une décision de justice. En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, la disposition législative relative à la reconnaissance légale du genre a été discrètement supprimée.

Selon un rapport de l'organisation internationale LGBTQ+ ILGA-Europe, les personnes transgenres au Kirghizistan ne peuvent obtenir de reconnaissance légale de leur genre depuis 2021 en raison des modifications apportées à la loi sur l'état civil. Depuis 2024, leurs droits sont encore plus restreints par des amendements à des lois existantes, notamment la loi sur la protection de la santé des citoyens de la République kirghize. L'article 47 de cette loi, relatif au « changement et à la correction de l'identité de genre », a été modifié par le gouvernement kirghize afin d'empêcher les personnes transgenres d'accéder aux soins liés à la transition avant l'âge de 25 ans. Auparavant, il était possible d'entamer une transition de genre dès l'âge de 18 ans.

Personnes LGBT dans la société Le Kirghizistan est connu pour être un îlot de tolérance gay dans une région par ailleurs oppressive. Certaines personnes LGBT originaires d'Ouzbékistan et du Turkménistan, où l'homosexualité est punie par la loi, ont émigré au Kirghizistan à la recherche d'un environnement plus favorable et plus tolérant.

Bien que les personnes LGBT puissent s'afficher davantage et que les groupes LGBT sont en augmentation dans le pays, cette vision d'acceptation est à modérer car l'attitude envers l'homosexualité n'a commencé à changer que depuis la fin des années 1990.

Même si le Kirghizistan est moins hostile que ses voisins, les personnes dont l'orientation sexuelle n'est pas traditionnelle, et surtout les hommes homosexuels, sont l'un des groupes les plus opprimés et discriminés dans le pays..

L'attitude envers les lesbiennes est moins hostile que pour les hommes. La tradition locale permet plus de liberté pour les démonstrations publiques d'affection par des femmes.

Selon Anna Kirey (chercheur russe sur les sujets des droits de l'homme se concentrant sur les questions LGBT en Europe de l'Est et en Asie centrale) :

Associations LGBT notables Fondée en 2004, Labrys a ouvert un centre social et une bibliothèque comme un lieu de rencontre sécurisé pour les LGBT kirghizes ainsi qu'un abri pour les personnes transgenres et les femmes qui ont été victimes de violence..

Références

Liens externes Association LGBT : Labrys

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