Saint-Germain-du-Puy est une commune française située en banlieue de Bourges dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Voiselle, l'Yèvre, le Colin, le Langis et divers autres petits cours d'eau.

Saint-Germain-du-Puy est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Bourges et fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de Turly, reconstruit en 1496 puis restauré à partir de la fin du , inscrit en 2020.

Géographie

La commune est située en Champagne berrichonne à à l'est de Bourges.

Localisation

Hydrographie et relief Saint-Germain-du-Puy s'étend sur une pénéplaine, aux ondulations douces. est à peine creusé par trois rivières convergentes. La principale : l'Yèvre rejoint le Cher à Vierzon. Chacune des deux autres, le Colin et le Langis est proche de son confluent. Le soubassement calcaire daté de l'Oxfordien et du Kimméridgien (correspondant au Jurassique de l'Ère secondaire, dans l'ancienne classification géologique) est localement recouvert de limon d'origine éolienne et dans le lit des trois cours d'eau essentiellement d'alluvions argilo-sableuses avec des sédiments provenant de la décomposition de la flore des antiques marais.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Germain-du-Puy est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Bourges, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,8 %), prairies (15,6 %), zones urbanisées (9,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,1 %), forêts (4,7 %)..

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran..

Toponymie Toponyme : "Sanctus Germanus de podio" relevé en 1199.

Ce nom viendrait de Saint Germain (évêque d'Auxerre au ) et du latin podium (signifiant hauteur, éminence) traduit en "puy", "peu" ou "puel" et "puech"ou "puch" en langue d'Oc. .

Histoire Période antique L'archéologie aérienne a repéré des traces de bâtiments antiques (actuellement non datés) en divers endroits de la commune : à Tierceville par exemple.

475 : à Fenestrelay (le Porteau) vestiges (trous de poteaux, céramique, sépulture) datés de la Tène.

Période gallo-romaine (de 52 à 486) Les archéologues ont mis au jour des vestiges datant de cette période : près de Turly portion de la voie romaine reliant Avaricum (porte Gordaine) à Gardonicum (ou Gortona = Saint Satur-Sancerre), aqueduc à Nérigny, Galifar, Port Sec, fondations de villa rustica à Nérigny, Turly (bordure de commune), les Boubards...

Moyen Âge

1436 : Pierre de Bar, écuyer, seigneur de Villemenard et de Saint-Germain-du-Puy, valet de chambre du roi Charles VII de France, obtient de ce dernier la permission de fortifier sa maison de Villemenard, puisque c'était une place frontière des ennemis de la France qui occupaient Montargis.

Temps modernes

1556 : construction sur l'Yèvre du Moulin Rabot (site actuel de l'"Auberge du Vieux Moulin" à Fenestrelay).

1559 : incendie de l'église de Villemenard.

: au cours des guerres de religion, incendie de l'église paroissiale par les Protestants.

fin : Silvain de Bar (né en 1561), gouverneur de Dun-le-Roi, vend la terre de Villemard à Nicolas Cousin.

: pillage du château de Villemenard par les Huguenots de Sancerre.

1760 : fin des travaux de construction de la route royale Troyes-La Rochelle (via Clamecy, La Charité, Saint-Germain-du-Puy, Bourges, Châteauroux, Le Blanc, Poitiers). Deux relais de poste sont prévus entre Bourges et Sancergues, dont un à Brécy ("La Poste"). La route précédente vers l'est depuis Bourges (vers Baugy) passait par le chemin longeant le château de la Chappe avant d'atteindre Saint-Germain.

Révolution française et Empire

1791 : le citoyen Boileau -curé de Saint-Germain-du-Puy- est arrêté ; il a refusé - comme plusieurs dizaines de prêtres du diocèse de Bourges- de prêter le serment prévu par la Constitution civile du clergé.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de La Montagne-du-Puy.

Époque contemporaine

1824 : classement d'une portion de la route précédente "Auxerre-Avallon-Bourges Poitiers" en route Royale 151.

: ouverture de la gare de chemin de fer de Saint-Germain-du-Puy par la "Compagnie de chemin de fer de Paris à Orléans" (P.O).

1847-1925 : assèchement des marais de l'Yèvre (voir "Colonie agricole pénitentiaire").

: ouverture de la ligne entre Bourges et Nérondes.

: ouverture de la section Nérondes-Saincaize.

: inauguration officielle de la "ligne de chemin de fer Bourges-Nevers" par le président de la Deuxième République (France) : Louis-Napoléon Bonaparte (avec arrêt à Saint-Germain-du-Puy pour la visite de la colonie agricole pénitentiaire du Val d'Yèvre).

1856 : construction de la "nouvelle église" de Saint-Germain-du-Puy, au croisement de la route Impériale 151 et du chemin empierré allant à Sainte-Solange.

1860 : le gouvernement impérial décide d'installer à Bourges -loin des frontières- des établissements militaires sensibles : arsenal, pyrotechnie, fonderie de canons (pendant un siècle et demi, ces activités draineront vers Bourges et les communes périphériques une population importante).

: inauguration -au clocher de l'église- de l'horloge publique et de 2 cloches ainsi que -sur la place- du "Monument Lebon".

Décembre 1893 : pour faciliter le transport des troupes depuis le sud-ouest et l'est de la France, lieu probable de confrontation avec les Allemands, vainqueurs de la guerre de 1870, est construite une ligne stratégique de chemin de fer de Bourges à Cosne-sur-Loire (à double voie, à écartement des rails normal et évitant Paris) ; l'embranchement se fait à partir de Saint-Germain-du-Puy). La ligne sera très utilisée lors de la Première Guerre mondiale.

1946 : les 6 trains quotidiens de voyageurs entre Cosne et Bourges, tirés par des locomotives à vapeur, sont remplacés par des autorails ; puis la ligne est ramenée à voie unique.

: la gare de Veaugues voit son trafic chuter du fait de la fermeture de la ligne à voie métrique du "tacot" (exploitée par la Société générale des chemins de fer économiques, en service depuis 1907 entre La Guerche et Argent).

Mai 1966 : la SNCF supprime le trafic des voyageurs sur la ligne Bourges-Cosne et remplace les autorails par des autocars ; la portion de ligne Veaugues-Sancerre est démontée.

: fin du trafic des marchandises entre Bourges et Veaugues.

: déclassement de la ligne de Saint-Germain-du-Puy à Cosne-Cours-sur-Loire qui a assuré un service voyageurs de 1893 à 1966. La gare, exploitée en café, est un point d'arrêt non géré de la ligne de Vierzon à Saincaise desservi par les trains du réseau TER Centre-Val de Loire.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Scrutin tour tour%%%%%%Présidentielle 2017.LFI25,71EM24,38FN19,84LR14,63EM67,43FN32,57Présidentielle 2022.LREM28,50RN24,34LFI20,10PCF6,28LREM57,24RN42,76Législatives 2022.PS-Nupes33,86RE-Ens28,98RN23,00LR6,31PS53,03RE46,97Législatives 2024.RN38,73PS-NFP31,43RE-Ens27,67LO2,01RE58,08RN41,92

Liste des maires

Politique environnementale Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleurisSite des villes et villages fleuris, consulté le 23 décembre 2016..

Population et société Démographie

Enseignement

Équipements

Associations Cette petite ville berrichonne d'environ a une vie associative et culturelle importante (sport, musique...).

Jumelage depuis 1994.

Économie L'économie locale est dynamique, notamment grâce à la zone industrielle.

La société Vicat dispose d'une unité de production de béton.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Saint-Germain, avec deux tours encadrant la façade, date de 1856.

Le château de Villemenard