Soye-en-Septaine est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Auron.

Soye-en-Septaine est une commune rurale qui compte en , après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l’église Saint-Pardoux, avec nef et choeur conservés, l' abside ayant disparu, inscrite en 1926 .

Géographie

Localisation

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bourges à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Soye-en-Septaine est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (53,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,4 %), forêts (36,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (17 %), zones urbanisées (2,1 %), prairies (0,3 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Soye-en-Septaine est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Soye-en-Septaine. La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux, partie 1 - chapitre Mouvements de terrain.. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 61,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 94 sont en aléa moyen ou fort, soit 38 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.

Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..

Un projet de methaniseur avait été proposé par des agriculteurs de la commune. Une mobilisation citoyenne avait été engagée avec une pétition afin de préserver le cadre de vie de cette petite commune.

Source : https://www.leberry.fr/plaimpied-givaudins-18340/actualites/un-collectif-de-riverain-en-association-contre-lusine-de-methanisation-de-plaimpied-givaudins_13612105/

Un nouveau projet est lancée par des agriculteurs sur la commune avec cette fois un champ d’agrivoltaique de 23 000 panneaux. Ce projet soutenu par le Maire est loin de faire l’unanimité au sein du conseil municipal comme le relate l’article suivant de la presse locale. https://www.leberry.fr/soye-en-septaine-18340/actualites/deux-projets-qui-ne-font-pas-lunanimite_14767084/

Toponymie Dans les anciens documents - écrits en latin pendant des siècles - le lieu est désigné sous le nom de Soya.

Histoire Antiquité Des traces d'occupation humaine datant des quatre premiers siècles ont été découvertes sur le territoire de la commune. Des restes d'habitations gallo-romaines ont été identifiées aux lieux-dits suivants : Domaine de Soye, Coulon, le Palais ; du mobilier et une monnaie ont été trouvés à Souaire et l'Ermitage.

Soye-en-Septaine se développe d'abord comme banlieue de la cité d'Avaricon, actuelle Bourges. Durant la période de la Gaule romaine, après la victoire de Jules César sur les Bituriges Cubes (ou ) puis sur la totalité des Gaulois avec la défaite de Vercingétorix au siège d'Alésia, la ville d'Avaricon est reconstruite et embellie de constructions prestigieuses (amphithéâtre ou arènes, thermes monumentaux, temples…). Avaricum voit accroître son influence au en devenant capitale de la portion de Gaule appelée Aquitaine première, et le siège d'un archevêché, la « primatie des Aquitaines ».

Les différentes provinces de l'Empire romain étaient reliées par un réseau assez dense de routes (voies romaines). C'est ainsi que partaient en étoile depuis Avaricum diverses voies, en particulier en direction de la capitale des Gaules, Lugdunum (Lyon) ; ce grand axe de communication traversait le territoire de Soye et se dirigeait vers Tinconium (Sancoins), Decetia (Decize), Augustodunum (Autun)…

De même, pour alimenter les thermes et les fontaines publiques d'Avaricum (dont la « fontaine monumentale » retrouvée sous l'ancien palais du duc Jean de Berry), les Gallo-Romains construisirent plusieurs aqueducs, dont l'aqueduc de Traslay . Cet ouvrage d'art enterré traverse le territoire de la commune actuelle de Soye-en-Septaine. La route (ou ) au départ de Bourges suit de près le tracé des deux ouvrages gallo-romains précités.

Moyen Âge À partir des rois carolingiens, la banlieue d'Avaricum, devenue ou (origine du nom « Bourges »), prit le nom de Septaine ou Septène de Bourges. Elle s'étendait alors sur 26 ou à « clochiers » (selon Nicolas de Nicolay), dont faisait partie Soye (Soya). Cette Septaine assurait la subsistance de la métropole administrative, militaire, religieuse et économique qu'était devenue Bourges.

Période moderne Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de l'abbaye de Marmoutier de Tours, fondée aux portes de cette ville par saint Martin : ce monastère percevait la majeure partie de la dîme versée par les anciens Soyens. La cure était néanmoins à la nomination de l'archevêque de Bourges.

Au , Hugues Lapaire, écrivain et conteur berrichon, né à Sancoins en 1869, cite Soye dans un de ses Noëls berriauds, dont voici quelques extraits :

Époque contemporaine Les 24 et , puis le , la Milice française commet trois massacres à la ferme dite de Guerry : il s'agit de la tragédie des puits de Guerry. Le , , réfugiés juifs d'Alsace-Moselle, sont jetés un par un vivants dans un puits et écrasés sous des pierres. Le , ce sont sept femmes, une jeune fille et trois hommes qui subissent le même sort dans un autre puits. Les corps seront remontés le La tragédie de Guerry, Comité du souvenir de la tragédie des puits de Guerry, réédité en 1994 ; 1944, La région opprimée, la région libérée, La Nouvelle République, hors série, p. 44, 2004La tragédie des puits de Guerry (été 1944) : étapes, rouages, mobiles d'une répression raciale, Jean-Yves Ribault, actes du colloque de Saint-Amand-Montrond, 8 juin 2005..

Politique et administration

Démographie

Économie

Culture locale et patrimoine vignette|Puits près de l’église de Soye-en-Septaine.

Lieux et monuments L'église Saint-Pardoux datant du milieu , désaffectée en 1793, l'église de Saint-Pardoux vit son chœur démoli peu après 1793 (Archives départementales du Cher - 646). La vie paroissiale y disparut jusqu’en 1863. Les fidèles sont alors dans l’obligation d’aller à l'église Saint-Martin de Plaimpied. La paroisse de Soye-en-Septaine est rétablie en juillet 1855 et le de fabrique se réunit. En 1863, décision fut prise de rebâtir une nouvelle église, qui s’acheva en 1870. L'église de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur, 1863-1870.

Personnalités liées à la commune Joseph Massé (1878-1946), député du Cher, mort sur la commune. Charles Krameisen, seul rescapé des massacres des puits de Guerry en 1944 Marine Laubier, championne de France de décoration sur céramique 2012

Notes et références

Notes

Notes cartes

Cartes

Références

Voir aussi

Bibliographie Carte archéologique de la Gaule : le Cher 18 par JF Chevrot et J Troadec, Paris, 1992. Nicolas de Nicolaÿ, Description générale du pays et duché de Berry et diocèse de Bourges, 1567. Gaspard Thomas de La Thaumassière, Histoire de Berry, Paris, 1689.

Article connexe Liste des communes du Cher

Liens externes

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