Yvonne Pouzin ou Yvonne Pouzin-Malègue, née le à Nantes (Loire-Inférieure) - Note. L'acte de naissance a été dressé le 21 février 1884 et elle est née hier. Avec mention marginale de son décès. et morte le dans la même ville, est une médecin, phtisiologue française. Elle est la première praticienne hospitalière en France.

Biographie Petite-fille d'un horloger installé quai Brancas., fille d'Edmond Pouzin, industriel nantais spécialisé dans le vermicelle, et d'une mère, Marie Guillou, rentière, Yvonne Pouzin a deux sœurs et un frère. Elle bénéficie d'une éducation « moderne » pour son époque : apprendre à nager, conduire. Sa famille soutient son choix de pratiquer la médecine.

Première femme en France médecin des hôpitaux Elle fait ses études chez les Ursulines (aujourd'hui lycée Blanche-de-Castille) jusqu'au brevet supérieur, puis, attirée par la vocation de médecine, elle prépare à la maison son baccalauréat, s'initiant au latin. En elle commence à suivre les cours de l'École de médecine de Nantes. Elle part ensuite à Paris préparer le concours des hôpitaux. En 1908 elle est reçue au concours de l'externat et en 1912 à celui de l'internat. Elle se spécialise alors dans le traitement de la tuberculose avec le professeur Ménard et sous la direction du professeur Georges Guinon en pédiatrie. En 1916, elle soutient sa thèse Les adénopathies cervicales chroniques chez les enfants hérédo-syphilitiquesLes adénopathies cervicales chroniques chez les enfants hérédo-syphilitiques.

En 1919, elle réussit le concours des médecins des Hôpitaux de Nantes, devenant ainsi la première femme médecin des hôpitaux en France et peut ainsi faire des recherches dans de meilleures conditions scientifiques et enseigner.

Elle est ensuite nommée au service des tuberculeux, et fait un stage à Paris avec Édouard Rist qui introduit une nouvelle technique, la collapsothérapie, consistant à provoquer un pneumothorax artificiel pour mettre le poumon au repos et favoriser ainsi la cicatrisation des lésions, permettant ainsi de sauver des vies en attendant l'apparition des antibiotiques dans les années 1950. Elle introduit ce procédé à l'Hôpital de Nantes, et dans toute la Loire-Atlantique.

Yvonne Pouzin enseigne également la médecine et fait de la recherche médicale. Ses publications lui valent d'être nommée, en 1924, membre correspondant de la Société médicale des hôpitaux de Paris et présidente de l'Office central d'hygiène social de Nantes. Elle organise également le dispensaire antituberculeux de La BauleJean Lebrec, Joseph Malègue, romancier et penseur, p. 100-101..

Dans les années 1920, elle participe au premier congrès des femmes phtisiologues à New York.

La rencontre de Joseph Malègue vignette|upright=0.6|alt=photographie en couleurs d'une pierre tombale allongée vue de face, centrée|Tombe d'Yvonne Pouzin et de Joseph Malègue au cimetière Miséricorde (carré C) de Nantes. Membre du cercle catholique d'universitaires de Nantes, elle fait la connaissance de l'écrivain Joseph Malègue qu'elle épouse le en l'église Notre-Dame-de-Bon-PortArchives de Nantes, canton , acte de mariage , année 1923 (vue 58/91). Le couple s'installe au , rue Arsène-Leloup.

Après plusieurs échecs littéraires, Joseph Malègue se tourne vers l'enseignement, avant qu'Yvonne Pouzin ne l'encourage à se consacrer entièrement à l'écriture d'Augustin ou Le Maître est là. Le biographe de Joseph Malègue a recueilli plusieurs témoignages des familiers du couple et cite aussi l'essai du docteur Delaunay, Joseph Malègue, par Yvonne Malègue, Estuaires, Bordeaux, 1947 (non paginé). Pour le docteur Delaunay, Yvonne Pouzin avait reconnu en Joseph Malègue , mais peut-être aussi , l'avait assumée et délivré son mari . Il termine sur une question à propos d'Augustin ou Le Maître est là :

C'est elle aussi qui déchiffre une grande partie du manuscrit de Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, qui sera réédité en 1958. Atteinte d'un cancer aux intestinsJean Lebrec, Joseph Malègue, romancier et penseur, p. 380., elle meurt le en son domicile nantais, au rue Arsène-LeloupArchives de Nantes, canton 5/6, acte de décès , année 1947 (vue 19/55), après avoir subi deux interventions chirurgicalesElizabeth Michaël, Joseph Malègue. Sa vie son œuvre, Spes, Paris, 1957, p. 89.. Elle est inhumée au côté de son époux mort six ans et demi auparavant, au cimetière Miséricorde (carré C), à Nantes. Son ouvrage consacré à son mari paraît quelque temps après sa mort.

Hommage Une voie de Nantes, la rue Docteur Yvonne Pouzin-Malègue, contient le nom de son époux, mais il s'agit bien avant tout d'un hommage à Yvonne Pouzin, d'autant que les dates de naissance et de décès qui apparaissent sur la plaque de rue sont les siennesStéphane Pajot, Nantes histoire de rues, éditions Dorbestier, 2011, .. Un centre de santé porte son nom à Paris, dans le quartier du Marais.

Œuvre .

Voir aussi Bibliographie

Christian Robin, "Joseph Malègue", Cahiers de l'Académie de Bretagne, Nantes, 1992, p. 145-152.

Liens externes

Notes et références

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