Georges Pallain, né le à Liancourt et mort le à Paris, est un haut fonctionnaire français qui fut gouverneur de la Banque de France.
Biographie
Jeunesse et études Georges Pallain naît dans une famille aisée. Son père, Noël Désiré Pallain, est pharmacien. Sa mère, Anne Louise Élisabeth Garson, l'instruit. Pallain suit des études de droit et obtient une licence de droit.
Il épouse la belle-sœur de Georges Cochery, nièce de Jules Hunebelle.
Parcours professionnel Il fut le secrétaire d'Ernest Picard et rédacteur au sein du journal L'Électeur libre. Il est l'exécuteur testamentaire de Victor Hugo.
Il commence sa carrière professionnelle comme avocat à la Cour d'appel de Paris. Il milite en faveur de la république et raille le Second Empire. Il prend part au 28e régiment de marche et sert dans la 4e compagnie lors du siège de Paris.
La Troisième République naissante le nomme sous-préfet de Sceaux. Il conserve ce poste entre 1871 et 1872. Adolphe Thiers le recommande à Léon Say, ministre des Finances, et il devient son chef de cabinet en .
Lorsque son ministre est remercié, il est nommé trésorier-payeur général de Chaumont. Il conserve ce poste entre 1873 et 1876. En , il devient sous-directeur, chargé de la division du personnel du ministère des Finances. Identifié comme républicain, il ne résiste pas à la purge organisée par gouvernement de Broglie. La victoire des républicains aux élections suivantes lui permet de regagner le ministère à la fin de , où il devient directeur du Contentieux, de l’Inspection générale des Finances, de la Statistique et Agent Judiciaire du Trésor. Il conserve ce poste jusqu'en 1881.
Léon Gambetta le recommande comme directeur du cabinet et du personnel du ministère des Affaires étrangères. Il quitte le cabinet en , après l'échec du ministère de Gambetta.
Il est nommé directeur général des Douanes de 1884 à 1897. Intéressé par les découvertes scientifiques, il fait adapter la technologie des rayons X à l'examen radioscopique des voyageurs et de leurs bagages. La méthode est abandonnée du fait des risques encourus par les manipulateurs des rayons, mais connaîtra dans le futur une grande fécondité. Pallain est à cette époque-là un grand notable ; l’Académie française lui décerne le prix Bordin en 1882 et le prix Guizot en 1890 pour ses ouvrages sur Talleyrand.
Grâce à ses appuis au gouvernement, il est nommé Gouverneur de la Banque de France le . Il reste vingt-trois ans. Se rappelant la défaite de 1870, il évoque la nécessité de faire de la banque centrale, . Il s'intéresse tout particulièrement aux crédits au secteur agricole. Il donne sa démission le . Il est membre du conseil d'administration de l'École libre des sciences politiques.
Il meurt le en son domicile dans le Archives de Paris 16e, acte de décès , année 1923 (vue 9/31).
Il a été maire de Gondreville-la-Franche de 1879 à 1923.
Sources Paul Vibert, Silhouettes contemporaines, Paris, Berger-Levrault, 1900
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Gouverneur de la Banque de France Catégorie:Maire du Loiret Catégorie:Auditeur au Conseil d'État Catégorie:Grand-croix de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en mars 1847 Catégorie:Naissance à Liancourt Catégorie:Décès en mai 1923 Catégorie:Décès dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 76 ans Catégorie:École libre des sciences politiques