vignette|une image d'Hérode Le nom « hérodiens » (en grec Ἡρῳδιανοι) semble renvoyer aux Sadducéens qui sont favorables à la famille hérodienne, aux partisans d'Hérode ou aux gens à leur soldeFrançois Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, .. Ce parti hérodienSimon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du avant notre ère au de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, . n'est mentionné que par les évangiles ( et , ). Au , Épiphane de Salamine en fait une secte.

Dans les évangiles Les hérodiens sont mentionnés dans le Nouveau Testament comme s'étant, en deux occasions – l'une en Galilée et l'autre à Jérusalem – opposés à JésusCfr. , , , voir aussi , et ..

Dans deux passages de l'évangile selon Marc, les hérodiens sont associés aux pharisiens comme adversaires de Jésus. Le second de ces passages, repris dans l'évangile selon Matthieu, concerne le paiement de l'impôt à l'empereur romain où Jésus prononce la célèbre phrase :  Les hérodiens semblent être des Sadducéens qui sont favorables à la famille hérodienneSimon Claude Mimouni, Le judaïsme ancien du avant notre ère au de notre ère, Paris, 2012, éd. PUF, ., des

Chez les Pères de l'Église

Les hérodiens, en tant que secte, sont décrits, au (v. 375Elias Joseph Bickerman, Studies in Jewish and Christian history: Pt.1, Leiden, éd. Brill, 1986, .), par Épiphane de Salamine, dans son PanarionÉpiphane de Salamine, Panarion, 1, 20.. Selon Épiphane, les hérodiens croyaient qu'Hérode en personne était ce christ François Blanchetière met en doute cette qualification de secte faite pour la première fois par Épiphane. Il estime que les hérodiens ne sont pas à mettre au même rang que des sectes juives citées par Flavius Josèphe puis par Justin de Naplouse et Hégésippe comme les Pharisiens, les Sadducéens, les Esséniens, la Quatrième philosophie, les samaritains, les Baptistes ou les HémérobaptistesFrançois Blanchetière, Enquête sur les racines juives du mouvement chrétien, .. Il en est de même pour « les Scribes », mentionnés plusieurs fois dans les évangiles où ils sont présentés

La notice sur les Hérodiens d'Épiphane de Salamine indique que ceux-ci faisaient d'Hérode le Grand (roi jusqu'en 4 av. J.-C.) le Messie en s'appuyant sur certaines phrases du prophète Isaïe. Il conteste naturellement cette interprétation en essayant de montrer que ces phrases s'appliquent beaucoup mieux à Jésus qu'à Hérode. Le pseudo-Tertullien reprend le même type d'informations. Peu après Épiphane, , lui aussi souvent simplement appelé « Hérode » dans nombre de sources comme les Actes des Apôtres, tout comme son oncle Hérode Antipas, dans les évangiles synoptiques.

Éventuelle secte

La secte, dont une centaine de manuscrits a été retrouvée près des ruines de Qumrân, est un mouvement de « Zadokites ». Ses membres se réclament du grand prêtre Tsadoq (le Juste), qui pourrait être la racine du mot Saducéens Robert Eisenman, James the Brother of Jesus, Grave Distractions Pub..

En s'appuyant sur les propos d'Épiphane de Salamine et du pseudo-TertullienPseudo-Tertullien, Adversus omnes hæreses, 1, 1., Robert Eisenman émet l'hypothèse que, pour gagner des adhérents, le parti hérodien défendait l'idée que l'établissement d'une dynastie hérodienne était propice à l'établissement de la théocratie. Pour lui, les Hérodiens seraient désignés sous le nom de « Boéthusiens » dans la littérature rabbinique du fait qu'ils étaient favorable à Boethos, dont la fille, Mariamne, fut l'une des épouses d'Hérode le GrandÉtienne Trocmé, L'évangile selon Marc, éd. Labor et Fides, Genève, 2000, 172.. Cette identification des Hérodiens et des Boéthusiens n'est toutefois pas reprises par la recherche historique. Pour Simon Claude Mimouni, les Boéthusiens sont une grande famille sacerdotale appartenant au mouvement Sadducéen qui a successivement été favorable aux Hasmonéens puis aux Hérodiens.

Hypothèse Tout comme d'autres historiens, comme Marie-Françoise Baslez, R. Eisenman estime aussi que Paul de Tarse a pu être membre de la famille d'Hérode le Grand Robert Eisenman, « Paul as Herodian », dans JHC, 3/1, 1996, 110-122., notamment en s'appuyant sur la phrase de l'Épître aux Romains où Paul écrit : Marie-Françoise Baslez, Saint Paul, Paris, 2012, éd. Pluriel, .. Le nom « Hérode » n'est connu que dans la famille du roi de Judée au point qu'il semble être devenu un titreChristian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand, Pygmalion, Paris, 2011, .. Il figure sur les monnaies d'Hérode Archélaos puis Hérode Antipas, alors qu'il est absent des monnaies de leur demi-frère Philippe qui est tétrarque de Bathanée à la même époqueChristian-Georges Schwentzel, "Hérode le Grand", Pygmalion, Paris, 2011, 211-214. (4 av. J.-C.-34). Hérodion est un diminutif d'Hérode, qui a d'ailleurs été donné par Hérode le Grand à l'une de ses forteresses. Pour M.-F. Baslez, ce diminutif

Eisenman voit une relation entre Paul et un personnage que Flavius Josèphe définit comme « Saül, un parent d'Agrippa IIFlavius Josèphe, Antiquités judaïques, Livre XX, Chap 9, 4 : « Costobar et Saül aussi rassemblaient autour d'eux une foule de gens pervers ; ils étaient de race royale et très en faveur à cause de leur parenté avec Agrippa, mais violents et disposés à ravir les biens des plus faibles. C'est surtout, à partir de ce moment, que notre ville dépérit, parce que tous progressaient dans le mal. » ». C'est un petit-fils que Salomé la sœur d'Hérode le Grand a eu avec Costobar. Flavius Josèphe lui est très hostile. Il apparaît à Jérusalem au début de la Grande révolte juive (66), dont il se désolidarise immédiatement. Cestius, le Légat de Syrie, l'envoie ensuite en Achaïe à la tête d'une délégation auprès de Néron, qui séjourne alors en Grèce, pour qu'il fasse retomber la responsabilité du déclenchement des hostilités sur Gessius Florus. Si cette identification était exacte, elle expliquerait pourquoi Paul a passé l'hiver 66/67 à Nicopolis avant de se rendre à Éphèse où il a été très mal reçu, puis arrêté pour être jugé à Rome. Toutefois cette identification n'a pas rencontré une grande réception auprès des autres historiens.

Notes et références

Liens externes « Herodians », dans Jewish Encyclopedia. Notice Hérodians dans le Panarion d'Épiphane de salamine Flavius Josèphe, Guerre des Juifs, , , 4 et , , 1 sur « Saul et Costobar »

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