Édouard Berten, né à Ypres le et mort à Cheratte le , est un général et ministre de la Guerre belge.

Biographie Édouard Félix Joseph Berten, né à Ypres le , est le fils de Pierre Berten, médecin et de Marie Joséphine Aeben. Le , il épouse à Liège Adèle de Sarolea de Cheratte qui lui donne trois enfants.

Lorsque la révolution belge éclate en 1830, il se trouve à Gand et se rend à Bruxelles pour participer aux Quatre Jours de Bruxelles. Il est un des membres actifs du club des patriotes belges « Réunion centrale ». À 24 ans, il se joint ainsi à la colonne du colonel Pierre Rodenbach en qualité d'adjudant et se bat dans le parc de Bruxelles. Le premier jour de l'attaque, le , il se rend auprès de l'état-major du prince Frédéric pour lui adresser une protestation des habitants de Bruxelles contre l'agression de l'armée. On le retrouve lors de la campagne d'Anvers en , où il lutte entre autres avec les volontaires belges à la bataille de Walem contre les troupes du prince Frédéric et les forces orangistes.

Il entre ensuite dans l'armée belge avec le grade de capitaine de cavalerie au régiment de Chasseurs à cheval. En , il devient officier d'ordonnance du général Magnan. En 1849, il est colonel commandant du régiment de Lanciers puis en 1853 du régiment des Guides. Il est général-major commandant la 1ère brigade de la 1ère division de cavalerie lorsque Charles Rogier fait appel à lui en comme ministre de la Guerre dans le gouvernement Rogier II. Il défend le projet des fortifications d'Anvers comme son prédécesseur le baron Greindl mais échoue comme lui devant l'obstruction de la Chambre des représentants. Le , il présente sa démission et est remplacé par le général Chazal. Il prend alors successivement le commandement de la province de Limbourg, d'une brigade de cavalerie et devient ensuite inspecteur général de la gendarmerie. En , il est nommé lieutenant-général, grade le plus élevé dans la hiérarchie militaire belge. En , il est admis à la retraite.

Édouard Berten faisait partie de la franc-maçonnerie.

À la suite de son décès au château de Cheratte le , les funérailles sont organisées dans cette localité.

Distinctions

en (Belgique). Croix de fer (Belgique). Croix militaire (Belgique). Grand cordon de l'ordre du Sauveur de Grèce.

Notes et références

Bibliographie Jean-Luc De Paepe en Christiane Raindorf-Gérard, Het Belgisch Parlement, 1831-1896, Brusse, 1996. E. Toebosch, Het parlement anders bekeken, Academia Press, 2006.

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