Jacques Lazare Savettier de Candras, né le à Époisses (Côte-d'Or), mort le à la Bataille de la Bérézina (Russie), est un général de brigade français du Premier Empire.
Famille Jean Savettier-Candras, bourgeois à Époisses, épousa en 1736 Anna AngélyNotice d'Eugène Barbier, curé d'Epoisses "Le général Savettier de Candras in Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 1906, pages 263 à 300, dont :
Charles Savettier de Candras (1739-1817), docteur en médecine, médecin à Époisses, marié avec Marie-Jeanne Culot (1738-1814), dont : Jacques Lazare Savettier de Candras (1768-1812), général de brigade le ; connu sous l'appellation de "baron de Candras"A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre 1844, page 113.. Par lettres patentes du , il fut créé baron de l'Empire sous la dénomination de baron de la Tour de Pré, avec constitution d'un majorat attaché à ce titreJacques Charavay, Étienne Charavay, Les généraux morts pour la patrie: 1792-1871; notices biographiques, 1893, page 112.Émile Campardon, Liste des membres de la noblesse impériale: dressée d'après les registres de lettres patentes conservés aux Archives nationales, 1889, page 169.. Marié en 1810 à Jeanne-Charlotte Rousseau de Vermot, il n'eut qu'une fille : Louise Charlotte Cordélia Savettier de Candras (1811-1847), mariée en 1838 au baron Léonce de BonnefoyLouis Pierre d' Hozier, Armorial général, ou Registres de la noblesse de France, 1868, page 603.. Elle fut investie, par décret du de l'empereur Napoléon , de la dotation de 10.000 francs qui constituait le majorat accordé à son père en 1808.
États de service Il entre en service comme volontaire dans le de volontaires de Paris le , et fait sous les ordres du général Dumouriez la campagne de 1792 à l’armée du Nord. Sous-lieutenant le à l’état-major général, il est nommé le chef du des côtes maritimes. En 1793 et 1794, il fait la guerre avec l’armée des Pyrénées occidentales contre les Espagnols. Passé à l’armée d'Italie, il y sert pendant les campagnes des ans V et VI. Le 21 brumaire an V (), il est blessé à la cuisse droite au combat de Caldiero.
Il est envoyé à l’armée d'Angleterre pendant les ans VI et VII, puis à l’armée de Hollande et du Rhin pendant les ans VIII et IX. Il est nommé chef de brigade le à la demi-brigade d’infanterie de ligne et il devient membre de la Légion d’honneur le .
Il est promu général de brigade le , et commandeur de la Légion d’honneur le . Il est employé au camp de Saint-Omer en l’an XII et en l’an XIII, et il est appelé au commandement de la du de la Grande Armée pendant les campagnes de l’an XIV, et il prend part à la bataille d'Austerlitz le . Passé à la brigade le , il contribue à la victoire lors de la bataille d'Iéna et à celle d’Eylau. Il se distingue au combat d'Heilsberg le et à Königsberg le 14 du même mois.
Il est créé baron de l’Empire le et il prend le commandement de la Poméranie suédoise. Lors de l’insurrection de Schill en 1809, il sut avec fermeté et sagesse maintenir dans le devoir les troupes alliées qui sont sous ses ordres. Au mois de , il remet au comte d’Essen, la Poméranie suédoise dont il a eu le gouvernement pendant deux ans.
Rentré en France, il rejoint le le de la Grande Armée avec lequel il fait la campagne de Russie. Le il commande les Suisses à la bataille de Polotsk, où il a 3 chevaux tués sous lui et les prodiges dont font preuve ses troupes lui méritent les éloges les plus flatteuses du général en chef Gouvion Saint-Cyr.
Le au passage de la Bérézina, il est atteint d’un coup de feu, alors qu’il défend avec seulement, une position stratégique face à plus de russes. L’empereur en témoignage de sa reconnaissance envers sa famille, investit sa fille du majorat conféré précédemment à son père. Cet exemple ne s’est renouvelé qu’une fois à la mort du maréchal du palais Duroc, duc de Frioul, dont le titre et le majorat furent transmis à sa fille.
Hommage Une rue de Dijon porte son nom.
Références
Sources Notice d'Eugène Barbier, curé d'Epoisses, "Le général Savettier de Candras" in Bulletin de la Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 1906, pages 263 à 300, lire en ligne . Le Bien public, Dijon : Savettier de Candras, mort au combat, .
https://www.napoleon-series.org/research/frenchgenerals/c_frenchgenerals7.html
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