thumb|alt=soldats de l'ONU et quelques pick-up armés|Une mission de Casques bleus au Mali.

La mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) est une opération de maintien de la paix des Nations unies au Mali. Elle intervient dans le cadre de la guerre du Mali et est la composante principale de l'intervention militaire au Mali.

Historique La MINUSMA a été créée le par la résolution 2100 du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle prend le relais de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (MISMA) à partir du .

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorités de faciliter un règlement politique et d'étendre sa présence dans le nord du pays.

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorité de soutenir la mise en œuvre de l’accord de paix signé le , à la fois sur le plan politique et sécuritaire, grâce aux dix mille casques bleus déployés au Mali.

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant comme priorité stratégique d'aider le gouvernement malien à appliquer l'accord de paix conclu il y a un an avec des groupes armés du Nord, à rétablir son autorité sur le nord et le centre du pays, et à organiser des élections crédibles..

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies prolonge jusqu'au , le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma)..

Le , le Conseil de sécurité a approuvé à l'unanimité la , renouvelant le mandat de la MINUSMA jusqu'au .

Le , le Conseil de sécurité a approuvé à l'unanimité la résolution 2480, reconduisant le mandat de la MINUSMA pour une année supplémentaire..

Dans sa résolution 2584 (2021), le Conseil de sécurité a prorogé jusqu’au le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Son rôle est critiqué par les nouvelles autorités militaires issues du coup d'État de 2021.

En , le mandat de la mission onusienne est prorogé pour une année supplémentaire..

Le , le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, demande devant le Conseil de sécurité des Nations unies le de la mission des Nations unies dans son paysCarrie Nooten, Le Mali demande le «retrait sans délai» de la Minusma, la mission de l'ONU dans le pays, RFI, 16 juin 2023.Retrait de la Minusma au Mali: des voix dissidentes se font entendre, RFI, 17 juin 2023... La demande est formulée un mois après la publication d'un rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme ayant accusé les Forces armées maliennes d'être responsables du massacre de Moura en 2022. Le , le Conseil de sécurité vote à l'unanimité la fin de la MINUSMACarrie Nooten, Le Conseil de sécurité de l'ONU met un terme à la Mission des Casques bleus au Mali, RFI, 30 juin 2023.. Le retrait des casques bleus débute le et doit se poursuivre jusqu'au Célian Macé, Nord-Mali : l’armée et les ex-rebelles croisent le fer à Ber, Libération, 13 août 2023... Le budget de la MINUSMA est de 1,2 milliard de dollars par an.

Le , la MINUSMA quitte définitivement le pays, en fermant sa dernière base militaire sur le sol malien...

Mandat La MINUSMA est autorisée à prendre toutes les mesures requises pour s'acquitter du mandat suivant : stabilisation de la situation dans les principales agglomérations et contribution au rétablissement de l’autorité de l’État dans tout le pays ; contribution à l’application de la feuille de route pour la transition, y compris le dialogue national et le processus électoral ; protection des civils et du personnel des Nations unies ; promotion et défense des droits de l’homme ; soutien de l’action humanitaire ; appui à la sauvegarde du patrimoine culturel ; action en faveur de la justice nationale et internationale.

Composition Effectifs vignette|upright=1.4|Soldat néerlandais de la MINUSMA au Mali, le .

Le déploiement maximal de la MINUSMA autorisé par l'ONU est de , dont .

En , les troupes sont composées d'éléments issus principalement de l'armée tchadienne (environ ), de l'armée nigériane (environ ), de l'armée nigérienne (environ ), de l'armée béninoise (environ ), de l'armée burkinabé (environ , voir la liste des unités déployées), de l'armée togolaise (environ ), et de l'armée sénégalaise (environ ) qui vont sécuriser diverses villes clés du pays.

Au , la mission engage ( et provenant de trente pays). Son budget approuvé, sur la période du au , est de :

Tchad (, dont ) Togo (, dont ) Niger (862, dont 859) Sénégal (796, dont et d'unités constituées) Burkina Faso (680, dont ) Bénin (309, dont ) Nigeria (261, dont et d'unités constituées) Bangladesh (182) Guinée (152) Côte d'Ivoire (133) Ghana (128) Tunisie (75) Allemagne (60) Liberia (48) France (17, et ), ne sont pas compris dans les de l'opération Serval, ni les de l'opération Barkhane Suède (6), États-Unis (6) Sierra Leone (5) Mauritanie (4), Viêt Nam (2), Seychelles (1) Burundi (2), Cambodge (2), Cameroun (2), Jordanie (2), Royaume-Uni (2) Belgique (1), Chili (1), Égypte (1), Finlande (1), Italie (1), Rwanda (1). Canada (280)

En , la MINUSMA compte six mille trois cents hommes sur douze mille prévus à la fin de l'année. Le , Bert Koenders, représentant spécial, réclame le déploiement ..

Mais en , les forces de la MINUSMA au Mali ne sont plus que de . Seuls la Chine et les Pays-Bas envoient des renforts avec respectivement 395 et avec 4 hélicoptères de combat AH-64 Apache. En février, le Cambodge envoie un contingent de ..

Au , les effectifs de la MINUSMA au Mali sont de et policiers, dont et .

Les effectifs déployés au sont de au total réparti ainsi : du personnel en uniforme, dont

du personnel civil, dont du personnel civil international du personnel civil local des Nations unies

La Suède déploie de son côté en ..

D' à , l'Indonésie a détaché 3 hélicoptères Mil Mi-17 et cent quarante hommes et femmes de son armée pour assurer des opérations de transport et de reconnaissance à TombouctouErwan de Cherisey, "Indonesia withdraws helicopters from UN mission in Mali", www.janes.com, 27 octobre 2016.

Le , l'armée ivoirienne annonce le déploiement pour la première fois d'une unité combattante de cent cinquante hommes..

Le , allemands sont déployés à Gao avec des drones et des hélicoptères. Au , près d'un millier de militaires allemands sont présents au Mali..

Le , environ canadiens sont arrives à Gao. Le personnel est membre d'une force opérationnelle aérienne qui comprend cinq griffons CH-146 et de trois Chinook CH-47F.

Le , tunisiens sont déployés avec un avion de transport tactique C-130J Super Hercules..

Au , les effectifs de la mission étaient de , dont , , d'État Major, , spéciaux et ..

Voici les dix principaux pays qui contribuent à l'effectif du contingent militaire : Burkina Faso : Tchad : Bangladesh : , Sénégal : Égypte : Togo : 937 militaires Niger : 874 militaires Guinée : 867 militaires Allemagne : 408 militaires Chine : 403 militaires

Les militaires sont déployés sur 13 sites : secteur Nord (Kidal, Tessalit, Aguelhoc) ; secteur Sud (Bamako) ; secteur Est (Gao, Ménaka, Ansongo) ; secteur Ouest (Tombouctou, Ber, Diabaly, Goundam) , secteur Centre (Mopti-Sévaré, Douentza).

Commandant Le Commandant de la Force de la MINUSMA, Cornelis Johannes Matthijssen, général de corps d’armée des Pays-Bas, a été nommé par le Secrétaire général des Nations unies António Guterres, le , et a officiellement pris ses fonctions le .. Il succède au général suédois Dennis Gyllensporre qui officiait à ce poste depuis 2018..

vignette|upright=1.4|De gauche à droite : Frans Timmermans ; ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, le général Jean Bosco Kazura ; commandant des forces militaires de la MINUSMA, Bert Koenders ; chef de la MINUSMA et Jeanine Hennis-Plasschaert, ministre de la Défense des Pays-Bas. Le , à Bamako.

Le premier représentant spécial et chef de la MINUSMA est le Néerlandais Bert Koenders, lequel est nommé ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas en .. Le , le Tunisien Mongi Hamdi est choisi pour lui succéder.. Il prend ses fonctions officiellement le . Il est remplacé le par Mahamat Saleh Annadif, ancien ministre tchadien des Affaires étrangères...

Le poste de représentant spécial adjoint du secrétaire général, coordonnateur résident des Nations unies, coordonnateur humanitaire et représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), est tenu par l'Américain ..

Le général rwandais Jean Bosco Kazura est choisi comme commandant des forces militaires de la MINUSMA. Bilingue français-anglais, il a déjà participé à des missions de maintien de la paix. Son pays, le Rwanda, est membre du Conseil de sécurité du au . Il quitte le commandement le .

Le candidat tchadien, le général Oumar Bikimo, qui avait commandé la MICOPAX puis les forces armées tchadiennes d'intervention au Mali (FATIM), est son adjoint. Il assure l'intérim au départ du général Kazura..

Le major-général danois prend ses fonctions à la tête de la force de la MINUSMA le .. Le , le général belge lui succède.. Le , c'est le général de corps d’armée , de Suède, qui est nommé.

Un Français, le général de brigade Christian Thiébault, ancien chef de corps du Régiment étranger, est nommé chef d'état-major de la MINUSMA en . Le général de brigade Hervé Gomart lui succède en .. Le général de division Michael Lollesgaard, du Danemark lui succède en 2016, suivi par le général de division belge Jean-Paul Deconinck en .. Le Général de brigade François-Marie Gougeon est le nouveau chef de l’état-major à compter du .

Le , la composition de l’encadrement de la mission est la suivante : représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Minusma : M. El-Ghassime Wane () ; représentante spéciale adjointe, chargée des affaires politiques au sein de la Minusma : Mme Daniela Kroslak () ; représentant spécial adjoint, coordonnateur humanitaire, coordonnateur résident du système des Nations unies au Mali : M. Alain Noudehou () ; commandant de la Force des Nations unies au Mali : général de division Mamadou Gaye () ; commissaire de la police des Nations unies au Mali : générale de division Bettina Patricia Boughani ().

Pertes vignette|upright=1.4|Cérémonie en hommage à deux casques bleus néerlandais, tués accidentellement à Kidal le .

Au total, la MINUSMA déplore la mort de 311 casques bleus entre 2013 et 2023https://peacekeeping.un.org/fr/fatalities. Les pertes par nationalités sont les suivanteshttps://peacekeeping.un.org/sites/default/files/stats_by_nationality_mission_2_94_december_2023.pdf : : 2 morts : 18 morts : 27 morts : 2 morts : 4 morts : 6 morts : 1 mort : 1 mort : 8 morts : 17 morts : 1 mort : 1 mort : 1 mort : 2 morts : 1 mort : 27 morts : 1 mort : 4 morts : 1 mort : 17 morts : 25 morts : 7 morts : 5 morts : 1 mort : 1 mort : 16 morts : 4 morts : 1 mort : 80 morts : 26 morts : 2 morts : 1 mort

La MINUSMA compte notamment 28 morts et 75 blessés pour l'année 2014 et 27 morts pour l'année 2016 .

Le , cinq casques bleus tchadiens sont tués lors de l'attentat de Tessalit. Le , deux casques bleus sénégalais sont tués par un attentat-suicide à Kidal. Le , six soldats tchadiens sont blessés par l'explosion d'une mine près de Kidal. Le , un soldat tchadien est grièvement blessé par une mine à Tessalit. Le , un soldat guinéen est blessé par une mine près de Kidal. Le , trois soldats sénégalais sont grièvement blessés près de Kidal. Le , trois sous-traitants maliens travaillant pour la MINUSMA sont blessés par l'explosion d'une mine près d'Aguel'hoc.