Daniel Bergey, né le à Saint-Trélody-près-Lesparre (Gironde) et mort le à Saint-Émilion (Gironde), est un prêtre catholique et homme politique français.
Biographie Ordonné prêtre en 1904, il devient l'année suivante vicaire du curé de Saint-Émilion (Gironde), en l'occurrence son oncle, l'abbé Philippot, auquel il succède comme curé en 1911Notice sur le site de l'Assemblée nationale : base SycomoreLa Croix, 18 janvier 1951. Polémiste de talent, l'abbé Bergey devient un militant de l'Action catholique.
Réformé pour raison de santé, il s'engage cependant en 1914 comme aumônier volontaire, à la division d'infanterie. Il est affecté à sa demande au régiment d'infanterie. Il est trois fois blessé et une fois gazé, six fois cité et il reçoit la croix de chevalier de la Légion d'honneur (1915) et la croix de guerre avec palme. Il est démobilisé en Dossier de la Légion d'honneur de D. Bergey dans la base Léonore.
Il est le président fondateur en 1924 de la ligue des prêtres anciens combattants, plus connue par son acronyme (PAC)La Croix, 19 août 1924, Ibid., novembre 1924. Président de l'Union populaire républicaine de la Gironde entre 1925 et 1932, il est député de ce département de 1924 à 1932, ne s'inscrivant à aucun groupe, mais votant avec la droite.. L'organe de presse de ce mouvement politique est le quotidien bordelais La Liberté du Sud-Ouest, dont il est le directeur. De 1925 à 1935, il participe à de très nombreux meetings de la Fédération nationale catholique (FNC), notamment à Vienne (1926), Chambéry et Grenoble (1927), Annecy et Gap (1929), Saint-Martin de Vienne (1930), Saint-Marcellin et Myons (1931), Voreppe (1935), en compagnie de Philippe Henriot, du général de Castelnau, de Sallièges, Myons, reçu et invité par son ami Henri Thouvard, industriel à Renage (Isère), qui mène le combat pour exiger le retour des chartreux à la Grande-Chartreuse, expulsés et exilés à Farneta en Italie.
D'abord favorable au régime de Vichy, il s'en éloigne rapidement. Inquiété à la Libération, il est arrêté, hospitalisé, jugé par la Cour de justice de BordeauxLe Monde, 25 juillet 1945La Croix, 25 juillet 1945 et mis en résidence surveillée. Il est finalement acquitté en ; il est cependant condamné à l'indignité nationale en raison de ses articles publiés dans Soutanes de France mais cette peine est immédiatement relevée en raison de son appui à la résistance« L'abbé Bergey a été acquitté », La Croix, 26 juillet 1945.
Œuvres Paroles de prêtre et de soldat, combat de la paix, Chassaing, 1939
Ché lous Praoubes (estudos dé ché nous aoute = Chez les pauvres (études de chez nous), Ma garbetto = Ma petite gerbe. 1923. 101 pages. Édition : Bordeaux. Le Pèlerinage international des anciens combattants à Lourdes. Une grande voix. Signé : D.-M. Bergey. Extrait de "la Vie catholique", . Édition : Paris, Impr. française. Préface Joseph Prévotat, La Destinée humaine, 1941
Notes et références
Voir aussi Bibliographie H.Hilaire Darrigrand, L'abbé Bergey, héros des champs de bataille, tribun populaire, législateur clairvoyant, Éditions du Vieux Colombier, 1956 B. Bordachar, Un Grand orateur, l'abbé Bergey : Député de la Gironde, 1881-1950, Grasset, 1963
Sources
Almanach catholique français, 1925, "L'abbé Bergey, député de la Gironde"
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