Marcel Gounouilhou, né le à Cérons (Gironde) et mort le à Mérignac (Gironde), est un homme politique, patron de presse et entrepreneur français.
Patron de presse Jean-Marcel Gounouilhou est le petit-fils et héritier de Gustave Gounouilhou (1821-1912), un imprimeur bordelais fondateur du quotidien républicain modéré La Petite Gironde, allié de la famille Bourrageas. Son fils Henri, père de Marcel, dirige La Petite Gironde et La GirondeUn musée à ciel ouvert à Arcachon : Visite et découverte du cimetière des Abatilles, Société historique et archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, 2021, pp. 88-89..
Licencié en lettres et langues orientales, Marcel Gounouilhou entre à la direction du journal familial en 1902. Il en est le co-directeur en 1906 puis parvient à prendre le contrôle de la Société des journaux et imprimeries de la Gironde. Devenu directeur de La Petite Gironde., il diversifie ses activités dans l'édition, la banque et le cinéma en investissant chez Pathé. Gounouilhou est aussi le fondateur du Syndicat des journaux régionaux.
Marcel fait partie des patrons de la presse régionale de l'entre-deux-guerres. Il est, en outre, administrateur d'autres périodiques, notamment au Maroc.
Parcours politique En parallèle de ses activités dans le monde de la presse, Marcel Gounouilhou se lance en politique. Sa première tentative a lieu en 1914, dans la deuxième circonscription des Landes, face au radical Léo Bouyssou. C'est un échec.
En 1919, ancien combattant auréolé d'états de services prestigieux qui lui valent la Légion d'honneur (capitaine, il est affecté au 57 régiment d'infanterie ainsi qu'à l'État-major de l'Armée d'Orient), il tente sa chance dans le Gers. Se présentant aux électeurs comme propriétaire-viticulteur, il s'inscrit sur la liste du Bloc national, s'attaquant au radicalisme et aux problèmes économiques. Élu député, Gounouilhou, avec Joseph Barthélemy, un autre parlementaire gersois, participe à la fondation de l'éphémère Parti républicain de réorganisation nationale. Il siège avec le groupe qui en est l'émanation à la Chambre : l'Action républicaine et sociale.
Sollicitant à nouveau les voix des Gersois en mai 1924, Gounouilhou n'est pas réélu, notamment à cause d'une modification de la carte électorale départementale.
Par la suite, les autres fonctions politiques qu'il occupe sont locales et centrées sur le seul département de la Gironde. Il est maire d'Arcachon entre 1929 et 1938 et parvient à se faire élire conseiller général. À son poste de maire, il réalise le fronton de pelote basque en 1932 (nommé d'après l'abbé Anabitarte), la deuxième jetée, remplaçant la premièreAvenir d'Arcachon n°2439 du 9 juillet 1899. datant de 1899, du Moulleau et un boulevard-promenade (qui porte depuis son nom).
Il est enterré au cimetière d'Arcachon (carré 26).
Honneurs Décorations par décret du 11 aout 1932 par décret du à titre militaire par décret du
Hommages À Arcachon, un boulevard, créé sous sa mandature, porte son nom. En golf, le Trophée Gounouilhou désigne la première division masculine du Championnat de France de golf des clubs.
Source et références Source
Références
Bibliographie Michel Boyé, Arcachon raconté par ses rues et ses lieux-dits, Société historique et archéologique d'Arcachon et du pays de Buch, 2001.
Liens externes
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